‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 343 sur 554 · Annonoe des signes de ▼alidatlon · texte numérisé non relu

Annonoe des signes de ▼alidatlon

L'annonce des moyens qui ont été employés pour donner à l*acte sa valeur probatoire et pour en garantir Tauthenticité est généralement, dans les documents où elle figure, la dernière des clauses finales*.

L^cxpression de cette clause a naturellement varié suivant les époques et les pays, mais on doit observer que ces variations ne portent guère que sur les mots employés ; la disposition générale est restée la même depuis les actes les plus anciens jusqu'aux temps modernes, et Ton pourrait presque dire jusqu'à nos jours. 11 faut ajouter que, dans les chancelleries bien organisées, les textes en étaient soigneusement fixés et ne comportaient guère de variantes ; aussi cette formule est-elle un excellent élément de critique.

Elle se divise ordinairement en deux parties, dont la première, qui fait défaut dans beaucoup de chartes, est une formule de corroboration, tandis que la seconde constitue proprement l'annonce des signes de validation.

Il y est exposé que, pour donner à l'acte son autorité, en assurer la durée, en établir l'authenticité (c'est la formule de corroboration), — on a employé tels et tels moyen3 de validation.

En voici un exemple emprunté à un précepte mérovingien * :

« Et ut haec precepcio firmior habiatur vel per tempera conservitur manus nostri subscripcionebus subter eam decrivemus roborare. »

La formule n'est pas très différente à la fin du ix^ siècle dans un diplôme du roi Eudes' :

« Ut autem hujus largilionis nostrae praeceptum per tempora labentia inviolabiliter conservetur veriusque ab omnibus credatur, manu propria subterfirmavimus et anuli nostri inpressione sigillari jussimus. »

Comme on le voit par ces exemples, la formule de corroboration présente souvent cet intérêt d'indiquer avec précision le nom qui était donné au document par la chancellerie même qui l'expédiait. Hais fréquemment aussi, particulièrement depuis le x* siècle, cette désignation n'est qu'un terme vague tel que scriptum, liiîera^ pagina^ carla^ res, etc. : a Quatinus autem haec caria firmior sit » ; — a Et ut haec scripla firma (c permaneant o ; — a In cujus rei testimonium et munimen » ; — « Ad d cujus rei memoriam ». Ces deux dernières formules deviennent particulièrement fréquentes à partir de la fin du xii* siècle. Souvent aussi, depuis le XI®, l'acte n'y est indiqué que par un simple pronom, comme hoc

Saurimonde de Peralade {Mutée det archives départementales^ n* 53). Voy. d'autres textes dans Do Caxge, art. cit.

i. Parfois cependant elle est siiivie d'une clause de réserve.

3. Donation par Chilpéric II à saint Denis en 717, orig. Arch. nat. K 4, n** 9 ; J. Tahdip. Hoii. hiêt., n* 50.

3. Dipl. du 21 ocr. 807. Musée des arch, dép., pi. IX, u<* 11.

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