Yoy. Bncxs, Die Unterschriften^ pp
4. Orig. aixli. nat. K 3, n" 10 ; fac*sim., Diplomatat pi. XXXII.
620 SOUSCRIPTIONS ET SIGNATURES. [Liv. iv, Chap. vhi
de lier ensemble plusieurs des lettres composant le mot beneealele, et, à partir du pontificat de Léon IX, il fut tout entier réduit en un monogramme qui devint dès lors l'un des signes de validatioa caractéristiques des bulles solennelles. Sous Léon IX, il était suivi d'un autre signe, une virgule gigantesque, surmontée ordinairement de deux ou trois points, et qui n'était pas autre cliose que la ponctuation fmale dont il 1 été question plus baut'. Cet appendice du mono* ' gramme, nommé habituellement le komma, ne larda pas II tomber en désuétude sous les premiers successeurs de Léon IX ; le monogramme, au contraire, se perpétua sous une forme invariable ; ses dimensions F\g. 35. seules changèrent ; tandis que dans certaines bulles
itn'a pas plus de 3 centimètres de hauteur, il atteint dans d'autres 9 ou 10 centimètres. On trouvera ci-jointe la reproduction réduite du monogramme d'une bulle du pape Léon IX, accompagné du komma (Ag. 25).
liL La Rota. — Un autre signe de validation, caractéristique également des grandes bulles pontificales depuis le pontificat de Léon IX, est la roue
ou rota. Il y est placé au-dessous de la teneur, à
gauche de la pièce et en regard du monogramme
benevalete, dont il est séparé par la souscription du
pape, et se compose, depuis les premières années du ,
3III* siècle, époque où la forme en a été définitivement |
fixée, de deux circonférences concentriques dont la
moins grande est divisée par une croix en quatre
cantons où sont inscrits : dans les deux cantons s
périeurs les noms des apélres Pierre et Paul, dans les Fig. ï(i.
cantons inférieurs le nom, le titre (papa) et le rang
du pape. Entre les deux circonférences est disposée en légende sa devise
précédée d'une petite croix, tracée de la main même du pape ; ce qui
donne & la rota le caractère d'un seing manuel. On trouvera ci-dessus .
une reproduction réduite de la rota d'une bulle du pape Pascal U du
■i avril lH7'(fig. 26).
Ces usages de ia cliancellene pontificale furent imités au moyen âge dans d'autres chancelleries, particulièrement au lu' siècle. Il n'est pas très rare de rencontrer i cette époque des seings en forme de roïa et le betavalele en monogramme dans des documents émanés d'arclievéques ou d'évéques, ou même dans des actes de seigneurs féodaux.
Les monarques espagnols, de l^on, de Castille, de Portugal, donnèrent à leur seing, depuis le milieu du xii' siècle, la forn>e de la rofades bulles apostoliques. Ce signe de validation des diplAmes royaux espagnols a été