‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 372 sur 554 · Orig. arch. comm. d'Arles. Chartrier Véran, n · texte numérisé non relu

Orig. arch. comm. d'Arles. Chartrier Véran, n

2. P. Marcuegat, Anecdotes galantes et tragiques, p. 17, d'apr. l'orig. du chartrier de Thouars.

g§ il, 5] SIGNES DIVERS DE VALIDATION. 619

5. Signes divers de ▼alidation se rattachant aux souscriptions.

A côté des souscriptions proprement dites, il convient de mentionner ici certains signes de validation qui s'en rapprochent et que Ton rencontre dans les actes solennels expédiés par certaines chancelleries.

I. La formule legimis de quelques diplômes carolingiens. — La mention en latin Legi qui iigure à côté de la souscription impériale dans certaines constitutions byzantines du vi^ et du vii^ siècle et était alors Vannotatio du questeur', parait s*étre transformée plus tard en une mention analogue : legimus^ mais au nom de Tempereur, tracée au cinabre et ayant le caractère d'une véritable souscription impériale. On la peut voir au bas d*un fragment de lettre grecque sur papyrus provenant des archives de Tabbaye de Saint-Denis et que Ton croit être une lettre de Tempereur Michel H à Louis le Pieux. Cette souscription au cinabre fut imitée en occident, notamment par la chancellerie de Charles le Chauve, et Ton retrouve cette même formule legimus^ tracée en grandes lettres rouges, au bas de quelques-uns des diplômes de ce souverain *.

II. Bexevalete. — Le souhait final, conclusion naturelle des documents rédigés en forme d'épitre et fréquemment exprimé par le mot benevalete^, est également devenu dans certaines chancelleries un signe de validation.

Dans les diplômes des monarques mérovingiens et des premiers carolingiens, cette mention, — souvent assez peu lisible pour qu*on ait pu la regarder comme un paraphe sans signification, — était écrite sur deux lignes, dont les lettres initiales ont une forme très caractéristique, à droite de l'incision sur laquelle était plaqué le sceau qui devait la recouvrir en partie. L exemple suivant, choisi parmi les plus lisibles, est emprunté à un précepte de Childebert III du 8 avril 696* (fig. 24) :

Fig. 24.

A la chancellerie pontificale, la même mention était tracée par le pape lui-même entre deux croix au bas des plus anciennes bulles, sur deux lignes, généralement en lettres onciales ou capitales, et constituait ainsi une véritable souscription. Depuis le début du xi^' siècle, Tusage s*établit

i. Yoy. Bruns, Z)i« Vnterschriften^ pp. 73-74.

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