‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 375 sur 554 · Mentions en dehors de la teneur · texte numérisé non relu

Mentions en dehors de la teneur

En terminant ce chapitre, il est à propos de dire quelques mots, faulc de pouvoir les mieux placer ailleurs, de signatures et de mentions qui se rencontrent fréquemment depuis le xm*^ siècle au bas et exceptionnellement au dos des documents diplomatiques. Ces indications, qu*il importe de ne pas confondre avec des signes de validation, ne fout pas partie de la teneur des chartes, ce qu*expriment les transcriptions des registres de la grande chancellerie de France qui les annoncent par les mots : Sic signatum extra sigillum. Ce sont des signatures, des noms de personne, des visas, ou de brèves mentions d*ordre, souvent très abrégées, ou même des signes conventionnels et des chiffres, qu1l ne faut pas négliger lorsqu'on publie les documents où il s'en trouve, parce que ces noms ou ces notes peuvent fournir des renseignements sur l'organisation du travail dans les bureaux d'où les actes sont sortis et devenir éventuellement de précieux éléments de critique. Ces mentions sont généralement placées tout au bas de l'acte, dans les pièces qui ne sont pas scellées, ou qui le sont sur simple queue; sur le repli ou parfois dessous, dans les pièces qui sont scellées en pendant, parfois aussi, mais exceptionnellement, elles figurent au dos. Il n'est pas possible, on le comprend, de montrer l'intérêt de ces mentions sans étudier des séries d'actes sortis d'une même source; il suffira, pour appeler l'attention, de dire ici que, entre autres choses, elles donnent le nom du sicribe du document, elles indiquent d'où provenait l'ordre de dresser l'acte (per dominum regem), elles mentionnent s'il a été collationné (co//a(/o /ac/a), s'il en a été fait plusieurs ampliations {duplicata, triplicata),s"i\ a été enregistré (registrata, — fi), s'il a été taxé, si les droits de chancellerie ont été acquittés, s'il devait faire retour à l'expéditeur (reddite litteras), à qui il devait être remis, par quelle voie il devait parvenir au destinataire, etc. On trouvera aux chapitres sur- la chancellerie apostolique et sur la chancellerie des rois de France des renseignements plus détaillés sur celles de ces mentions qui figurent dans les actes pontificaux et dans les actes royaux.

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