‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 376 sur 554 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

SIGNES DE VALIDATION {Suite); LES SCEAUX

8 1. EiPLictTiOTa El DÉnsifios). — l'tililé de décrive les sceaux des chartes. — Défiiiitioi) du Eienu. — S«eau et motrice. — Sceaux el biillea. — Types el légendes- — Sceau plaqué. — Bulles. — Bulles de pJomb. — Mode de suspension! repli. — Bulles d'or.

— Sceaux pendants. — Contre-sceau. — Sous-sceau. — Uode de suspension des stetux; les allaches. — Lacs et cordelettes. — Double queue. — Simple queue. — Cliartes h plusieurs sceaux; préséance du sceau. — Forme des sceaux. — Noyens employés pour protéger les sceaux. — Dimenfions des sceaux, — Couleur des sceaux.

— Signets et cachets.

g S. NoTiojis msTOHiaiiEs. — Anneaux sigillaires cl ligHa de l'antiquité. — Sceaux romani mérovingiens et carolingiens. — Bulles des papes. — Bulles des soureraina carolingiens. ~~ DiOlision de l'emploi des bi.lles, — Sceaux des rois d'Angleterre et de Bretagne. — Les sceaux au »• siècle; sceaux ecclésiastiques cl seigneuriaux. — Sceaux royaux îles Capétiens, type de majesté. — Itodcs d'apposition; sceaux pendant': usage du contre-sceau. — Régies relatives au mode d'apposition et à la couleur d-^ sceaux. — Légende des sceaux; leurs désignations. — Légende du contre-sceau. — DitTUsion des sceaui; sceaux ecclésiastiques. — Sceaux féodaux; type équestre. — Sceaux armoriaux. — Sceaux des communes, des corporations, des particuliers. — Autorité des sceaux ; valeur des sceaux des particuliers. — Seel authentique. — Sceaux de juridiction; sceaux aux causes, aux centrais, etc.; petit sceau. — Sceau secrci. signel, cachet. — L'anneau du pécheur. — Mode d'apposition des signcis.

ACTRcs QCK LES scEACi. — CourToles Houées. — Monnaies ou

De tous les moyens employés au moyen âge pour valider les actes, le plus usilë a été l'apposition du sceau. Après avoir été, sous l'empire romain, d'un emploi général, l'usage s'en restreignit à l'époque barbare. Réservé, pendant plusieurs siècles, aux seules chancelleries souveraines, il eut de nouveau une tendance i se généraliser depuis le déclin du 1* siècle. Du xii* au w siècle inclusivement, le sceau fut le signe de validation le plus généralement employé. Restreint alors par l'usage de la signature et par l'emploi du papier, il persista cependant, sous sa Torme ancienne, dans les actes solennels des chancelleries souveraines, et, tran»' Formé en cachet, dans l'usage des particuliers.

Indépendamment de l'intérêt qu'ils présentent au point de vue de la critique diplomatique, ces petits monuments, si nombreux et si variés, qui ont l'avantage d'être, pour la plupart, de provenances et de dates cer-

[Lit. IV, Chap. ix] LES SCEAUX. 625

taines, ont encore, on le sait, une valeur historique, archéologique et artistique de premier ordre. Leurs représentations et leurs légendes prodiguent des renseignements de toute espèce. Aussi ont-ils depuis long-temps attiré Tattention, et leur étude a constitué une branche particulière de la science, qui relève à la fois de la diplomatique et de l'archéologie : on Ta nommée la sphragistique ou la sigillographie*.

* Mabillon, De re diplomatica, liv. II, cbap. xiv-xix, p. 120-152. — J.-M. Heineccius, De veteribus Gemtanorum aliarumque nationum aigillU eorumque usu et praestantia syntagma historicum, Francfort et Leipzig, 1709, in-fol. — L.-A. Muratori, De sigillis medii aevi, au t. III (1740), col. 85-140, des Antiquitates Ilalicae. — Nouveau traité de Diplomatique^ t. IV (1759), sect. V, p. 1-443. — Trésor de numi*ntatique et de glyptique. Sceaux des rois et reines de France ^ 1 vol. ; Des grands feudataires^ 1 vol. ; Des communes^ communautés, évéques^ abbés et barons^ 1 vol.; Des rois et reines d'Angleterrey 1 vol., Paris, 1854-1844, in-fol. — N de Wailly, Éléments de paléographie^ t. II (1858), 4* part.. Sceaux ^ p. 1-240, avec noinbr. pi. — Chassant et Delbarre, Dictionnaire de sigillographie pratique, contenant toutes les notions propres à faciliter V étude et interprétation des sceaux, Paris, 1860, in-12. — L. Dondt d'Arcq, Collection de sceaux, Paris, 1865-1868, 5 vol. in''4, dans Inventaires et documents des Archives nat. ; descript. des 11840 sceaux des Arch., précédée d'une Introduction intitulée : Éléments de sigillographie tirés de la collection des sceaux des Archives de l' Empire , p. i-cix. — G. Demay, Inventaires des sceaux de la Flandre (dcp. du Nord). Paris, 1875, 2 vol. in-4 ; Inventaire des sceaux de l'Artois et de la Picardie (Pas-de-Calais, Oise, Somme. Aisne), Paris, 1877, in-4, précédé d'une préface intitulée : Des pierres gravées employées dans les sceaux du m. a.; Inventaire des sceaux de la Normandie (Seinc- Inférieure, Calvados, Eure, Manche, Orne], Paris, 1881, in-4, précédé d'une préface intitulée : Paléographie des sceaux. Ces quati*e vol. compremient la description, accompagnée de belles reproductions, des sceaux dont les moulages ont été recueillis pour la collection des Archives nationales dans les dépôts publics et dans les collections privées des départements du nord et de Touest de la France. On y ti*ouve donc, comme dans l'ouvrage de Douët d'Arcq qu'ils complètent, des sceaux de tous les pays et non pas seulement ceux de certaines provinces, comme les titres pourraient le donner à croire. Le marquis de Laborde avait eu le projet de former aux Archives une vaste collection comprenant le moulage de tous les sceaux qu'il serait possible de recueillir en France. Malheureusement, cette idée, qui seule pouvait assurer la conservation de ces fragiles monuments et en permettre l'étude, n'a pas survécu à sa direction. La coll. des Arch. compte actuellement plus de 50 000 moulages. — 6. Demay, Inventaire des sceaux de la collection Clairambault (de la Bibl. nat.), Paris, 1885-1886, 2 vol. in-i [Coll. des Doc. inéd.]. — 6. Demay, Le costume au moyen âge d'après les sceaux, Paris, 188U, in-8. Commence par un exposé excellent de la science sigillographique. — W. de Gray-Birch, Catalogue of seals in the British Muséum, t. 1 (seul paru), Londres, 1887, in-8. — A.-B. et AU. Wyon, The great seals of England, Ix)ndres, 1887, gr. in-4. — H. Bresslau, llandbuch der Urkundenlehre, 1. 1, chap xix, Die Besiegelung.

Il n'est pas possible de donner ici, à cause de leur nombre considérable, la liste des publications provinciales relatives aux sceaux, même en la restreignant aux plus importantes. Voici l'indication de celles qu'il a paru nécessaire de citer, soit à raison de leur valeur, soit à raison du nombre de monuments qui y sont décrits ou publiés : E. Hacher, Sigillographie du Maine, dans Btdletin monumental, t. XVIIl (1852) à XXX (1864); Mém. de la Soc. archéol. de la Sarthe, 1871 à 1879.— H. d*Arboi8 de Jubainville, Essai sur les sceaux des comtes et comtesses de Champagne, Paris, 1856, in-4. — L. Deschamps de Pas, Sceaux des comtes d'Artois, Paris, 1857, m-4. — L. Blancard, Iconographie des sceaux et bulles

624 LES SCEAUX. [Liv. it. CuiF. u

On devra se borner ici é n'en étudier qu*une partie. Négligeant tous

les renseignements qu'archéologues et historiens peuvent demander aui

l'c présentât ions et aux légendes, on se bornera à envisager ces monu-

nipitis comme signes de validation des chartes. C'est à ce point de vue

f de la pratique diplomaliqiie qu'on étudiera l'histoire des sceaui,

iditions et les variations de leur emploi, leurs légendes, leurs types,

ue les modilîcalions de leur composition et de leur forme.

Page 1