Voy. plus loin, p
5. Je n'en connais pas d'antérieure à la bulle du pape Zacharie pour l'abbaye du Mont-
634 LES SCEAUX. [Liv. iv, Cii. ii
du pape Agapet (555-556], un plomb d*uii pape Jean, qui est peut-être Jean III (560-575), un autre de Deusdedit» qui occupa le trône pontiGcal de 615 à 618, et d*autres postérieurs, en assez grand nombre pour qu*on ait pu, depuis cette époque, suivre les modifications du type. Ce n'est pas ici le lieu d*en étudier les transformations^; il suffira de dire brièvement que ces plombs, de l'apparence d'une monnaie de 25 à 50 millimètres de diamètre, depuis Boni face Y jusqu*à liéon IV (619-855), ont comporté au droit le nom du pape au génitif, en lettres capitales disposées dans le champ sur deux ou trois lignes horizontales, et, au revers, sur deux lignes, le titre de pape également au génitif (papae) et surmonté d'une croix. Depuis Benoît lll (855-858), et sauf quelques retours a l'ancienne disposition, le type du droit fut modifié : le nom du pape, toujours au génitif, fut écrit en légende circulaire autour d'une croix ou d'un fleuron. Il en fut ainsi jusqu'au pontificat de Léon IX (1048-1054), à partir duquel les types varièrent jusqu'au temps de Pascal 11 (1099-1107), sous le pontificat duquel on rencontre pour la première fois le type qui restera, sauf quelques interruptions momentanées et quelques modifications peu importantes, caractéristique des bulles apostoliques jusqu'à nos jours. C'est, au droit, la représentation des tètes des apôtres, et, dans le champ du revers, le nom du pape au nominatif, suivi de son titre et du chiffre qui indique son rang. Plus tard, mais seulement dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, les papes se servirent aussi de bulles d'or».
Bulles carolingiennes. — Les bulles des monarques carolingiens furent les unes de plomb, les autres d'or. H ne s'est conservé aucune bulle de Charlemagne, mais il ne me parait pas douteux que, comme ses successeurs, il ait employé parfois des sceaux de métal', ce que signale, dans l'annonce du sceau, la substitution du mot bulla au mot anulus, 11 nous est parvenu plusieurs bulles de plomb de Charles le Chauve, mais aucune n'est suspendue à l'acte qu'elle validait, et je ne crois pas que l'on connaisse des bulles encore fixées aux diplômes, antérieures à celle de l'empereur Louis 11, de 874 (fîg. 55).
La manière dont ces bulles sont parfois annoncées : bullae inpressione sigillare, a lieu d'étonner et a pu donner à croire que le mot bulla devait
Cassin du 18 février 746, aux archives de l'abbaye (Pflvgk-Habttu5g, Specimina, pai's ni, pi. II, n*» 8).