Voy. plus loin, liv. V, chap. i
2. Ils s'en seraient servis dés le xiii* siècle au témoignage de Conrad de Hure : « Papa c famosis indulgentiis vel statulis auream bullam quandoque appendit. » (Sutnma de arte prosandi, dans Roounger, Briefsteller, p. 475.) Toutefois les plus anciennes bulles d'or pontificales qu'on ait signalées ne sont pas antérieures au xvi* siècle.
3. Je contredis ici l'opinion de M. de Sickel [Acta KaroL, 1. 1, p. 199) qui pense que l'usage des bulles n'est pas antérieur à Cliarles le Chauve. Il ne m'est pas possible de donner ici, à cause des discussions et des développements qu'elles comportent, les preuves de toutes mes assertions touchant les sceaux des Carolingiens ; on me permettra de les renvoyer à un mémoire sur la sigillographie carolingienne (jue je me propose de publier prochainement.
g 2j BILLES CAROLINGIENNES. 635
désigner dans ce cas un sceau de cire plaqué; mais, à mon avis, celle expression a dû être employée dans des diplAmes où l'on s'élait ingénié à
'^H;>'ihri"^kfA^^s,
apposer la bulle â la même place que le sceau plaqué, c'esl-à-dîre sur la ruche même, â la suite de la souscription de chancellerie, comme cela se voit dans un diplôme de l'empereur Louis II, du 1.^ octobre 87i, pour Saint-Sixte de Plaisance. Noua donnons ici la reproduction un peu réduite de la souscription de chancellerie, de la ruche et de la bulle, daprèa l'original conservé aux archives d'État, h Parme' (fig. 33).
Quant aux bulles d'or de la mi^me époque, elles ne nous sont connues que par des dessins, des descriptions ou des mentions anciennes; mais on ne saurait douter de leur existence. On a dit, non sans vraisemblance, que les souverains carolingiens avaient dû les employer, é l'imitation des empereurs byzantins, bien qu'on ne connaisse pas, à la vérité, de chry- Bobulles de cette époque, ni de textes qui les mentionnent.
DrFFusio.f DE l'usage des bulles. — L'emploi des bulles de plomb ne parait pas avoir survécu dans la chancellerie royale de France à la dynastie carolingienne, ni, en Allemagne, aux souverains de la maison de Saxe. En revanche, l'usage des bulles d'or, pour les actes d'une solennité tout à fait exceptionnelle, s'est perpëtutï dans les cbancellertes souveraines des dJvei-s pays de l'Europe jusqu'au début des temps modernes.
Lorsque l'usage des sceaux se fui plus tard généralisé, la plupart des pays du midi de l'Europe, où la chaleur avait l'inconvénient de dëfoi'mer facilement les empreintes de cire, se servirent de préférence de bulles de plomb, d l'imitation des papes et des empereurs. En Italie, en Espagne, dans les pays de l'Orient latin, dans nos provinces méridionales et spécialement en Provence et en Dauphiné, on rencontre presque autant de bulles que de sceaux de cire.
Rois d'AncLETEnnE et de Bretag.ie. — En dehors des sceaux des souverains de la France, on connaît des sceaux et des bulles des monarques de l'Angleterre*. La série commence à OITa, roi de Mercie, dont on connaît un sceau plaqué à un diplôme de 790 pour l'abbaye de Saint-Denis^. Il