Voy. plus loin. liv. V, cliap. t. pp. 603 cl
'i. Au iv> siccle le signet se porlait pendu au pourpoint pai* une cbaiaelti'. Voy. ce que dit Comynes (1. V. c. 0) de relui de Cbarlce le Téméraire. — Us mcnlion; de signets abondent dans les inventaires depuis le iv* sii>clc; je me borne à citer id un ai-ticlc de l'Invcnlairc des elTels de Uisrles le Téméraire : • Un signet d'or longuet ( tenant A une clialnellc et au-dessus deui perles et ung sapliir garnie pesant iij. o. > [De LmonDï, Lei du» de Uourgogne, t. 11, n* !0O0.)
3. Les éïiîqucs ont eu des signets depuis le «m* siècle cl peul-flrc n 'avaient-ils jamais cessé d'en avoir. Voy. plus haut, p. 030.
I. DocEt D'Ancq. Coll. de Ktaux, a' 4309 (eicmpl. de 1330). 11 y en eut plus lard pour clmcunc des Chambres [Ibid., n* 4305-4308).
5. Voy. par ei. une attache de la Chambre des comptes du 14 juin 163! relative i l'eiécuUon d'un mandement royal, scellée en placard de sii signets, des maitrcf dts comptes (Fac-sini. lithogr. de l'École des cbarlcs. n* 315). Cf. une autre attache analogue du 12 août 1418 (Ilid.. n- 353),
t). l'h. de Lavciio, sénéchal de Provence et de Fotralquier, scelle en placard de son signet, le 20 noi'il 1287, uu mandement au viguîer de Forcalquier (Ihid., n° 304).
êg 2, 3] SCEAUX SECRETS, SIGNETS, CACHETS. 655
surtout pour leur correspondance. Les officiers de finance, dont la charge ne comportait pas juridiction, paraissent n'avoir jamais eu d'autre sceau que le signet*.
Pas plus que pour les signets royaux, il n'y eut de types spéciaux aux signets des seigneurs, des prélats, des officiers ou des particuliers. Le plus souvent ce furent des sceaux héraldiques, généralement de petites dimensions, mais souvent aussi des sujets ou des emblèmes de toutes sortes, ou encore des empreintes d'intaillcs antiques. Les légendes furent aussi extrêmement variées : les plus communes sont celles qui ont été indiquées plus haut à propos des contre-sceaux : SIGILLUM SECRETI, — SECRE- TUM, — SEEL SECRET, etc., parfois simplement le mot SIGILLUM ou SEEL suivi du nom, mais fréquemment aussi des devises latines ou françaises.
On a vu que, dès le xiii« siècle, les sceaux de celte espèce étaient employés comme des cachets et apposés en placards, soit au dos des lettres pour les clore, soit au bas des documents; cela se généralisa plus tard, mais fréquemment aussi jusqu'au xv^ siècle on les disposa en sceaux pendants.
Dès le début du xiv« siècle on a des exemples d'empreintes sur papier recouvrant la cire', mode qui, comme on l'a dit déjà, se propagea dans la seconde moitié du xv*^ siècle et qu'on appliqua à des sceaux pendants, à des sceaux plaqués ainsi qu'à des cachets de lettres missives. Elle ne fut pourtant jamais universelle, et l'on ne cessa pas d'appliquer certains cachets directement sur une cire rouge de médiocre qualité, qui fit place à la cire d'Espagne ou cire à cacheter sous le règne de Louis XIII.
A partir du xvi® siècle le sceau fut presque partout détrôné par le cachet. Le grand sceau subsiste, il est vrai, dans les chancelleries souveraines, pour les actes solennels, mais partout ailleurs les signatures, les cachets et bientôt les timbres supplantèrent les sceaux.
L'ancien signum romain, qui était un véritable cachet, était peu à peu en s'agrandissant devenu le sceau, et celui-ci à son tour, par des transformations successives, est retourné en quelque sorte à son point de départ et est redevenu un cachet.