Voy. plus haut, p. 494 et
3. Voy. plus haut, pour l'écriture mérovingienne, p. 516, et pour la langtie, p. 4S4 et suiv.
708 SOUVERAINS DE LA FRANCE. [liv. v. Cm. ii
maliquc, dégénérescence du chrismon, dans Ifs paraphes de laquelle se rencontrent parfois quelques notes tironiennes. Cette invocation, la su&cription et l'adresse, écrites en caractères allongés, souvent avec les syllabes espacées, occupent à elles seules la première ligne de l'acte. La suscription est invariablement libellée en ces termes : N.rexFrancorum. Tous les rois Mérovingiens, quelle qu'ait été leur part du royaume Franc, ont porté ce même titre. Elle est suivie d'une adresse aux fonctionnaires auxquels leur charge donnait le rang A'illuHret, adresse qui peut élre générale ou particulière. Lorsque l'adresse est générale, elle esl assez souvent exprimée par les seuls mots virit intuttribut, ordinairement ainsi abrégés : v. inl., ce qui a donné lieu de croire qu'il fallait interpréter celte abréviation par vir inluster et faire de cette expression une qualilication du souverain comprise dans la suscription. M. Julien Havel a péremptoirement démontré que ces mots faisaient partie de l'adresse et que cette qualité, qui n'était point celle des rois, appartenait it une catégorie de fonctionnaires parfois énumérés dans les adresses plus développées de certains diplômes'.
L'authenticité de ces documents était garantie par des signes de validation, dont le nombre varie suivant la nature de l'acte, et qui sont, dans l'ordre où ils se présentent :
1° La souscriptioni-oyale, qui n'existe que dans lesacteslesplussolennels;
2° La souscription du référendaire;
ô" Le sceau royal ;
4" Des souscriptions plus ou moins nombreuses de prélats et de grands personnages laïques, qui ne se rencontrent que 1res exceptionnellement.
De tous ces signes de validation, la souscription royale, lorsqu'elle existe, est seule annoncée dans les formules finales du texte
La souscription royale est ordinairement autographe cl conçue en ces teiTues : + iV. Rex tubicripù. Fréquemment elle est précédée, outre la croix, de l'invocation in Ckristi ttomine. Lorsque le roi était empêché de signer, comme par exemple lorsqu'il était en bas âge, sa souscription consiste en un monogramme, tracé de la main d'un scribe de la chancellerie, accompagné d'une formule telle que Signum (monogr.) tlom. Chlodovio régi'. La souscription royale autographe était ainsi annoncée : manut nostrae subscripliontbus : on substituait à ce dernier terme le mol ligitaculit lorsque la souscription était un monogramme'.
La souscription du référendaire, — nous savons par les chroniqueurs et les hagiographes que tel était le titre du chef de la chancellerie chargé de la garde du sceau royal', — était son nom, suivi parfois du mol justiu.