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g i] LES MÉROVINGIENS. 707
Conformément à la tradition romaine, tous les diplômes royaux mérovingiens sont des lettres, caractérisées par une adresse placée à la suite de la suscription, par certaines phrases du texte, telles que : cognuscat magnitudo vesiraj — vobis omnino jobemmus, qui témoignent que ces actes s*adressaient en eiïet à des personnages déterminés, et enfm par une formule de souhait, exprimée par le mot Benevalete, formant la conclusion de répître et écrite en abrégé dans le protocole final, à côté et à droite de Tincision cruciale sur laquelle devait être plaqué le sceau qui recouvrait le commencement de ce mot*.
Les plus anciens de ces documents sont sur papyrus, auquel s*est substitué le parchemin dans le dernier quart du vu' siècle*. Tous sont écrits en cursive mérovingienne, en un latin particulier fortement contaminé par le parler vulgaire*. Ils débutent par une invocation monogram-
mules et des actes des conciles. L'ouvrage s'omTO par des « prolégomènes » très étendus où sont discutés les documents publiés. Voy. sur ce recueil un compte rendu critique important de 6. Waitz dans Goetiinguche gelehrte Anseigen, 1850, t. I, p. 60M)32, et H.-L. Bordier, Du recueil des chartes mérovingiennes...; Notice suivie de pièces inédites, Paris, i850, in-8. — Diplomata etckartcm merovingicae aetatis, atlas de fac-similés, avec texte (voy. plus haut, p. 45). — J. Tardif, Monuments historiques; Cartons des rois, Paris, 1866, in-4, dans les Inventaires et documents des Archives de l'Empire. Cet ouvrage comprend le texte des diplômes originaux des Archives nationales. — Les Archives nationales préparent un nouveau recueil de fac-similés accompagnés d'un texte de leurs diplômes mérovingiens; plusieurs planches ont été exécutées, mais aucune n'est encore publiée. — K. Pertz, Diplomatum imperii t. I, Uanovi*e, 1872, in-fol., dans Mon. Germ. hist. (Sur cette publication, qui n'a pas répondu à l'espoir des érudits, voy. K.-F. Stumpf, Ueber die Merowinger Diplôme in der Ausgabe der Monumenta Germaniae historica, dans Sybels historische Zeitschrift, t. XXIX (1873), p. 343-407; Th. Sickel, Monumenta Germ. hist. Diplomatum imperii t. /, besprochen von Th. 5., Berlin, 1873, in-8; A. Longnon, Examen géographique du t. l des Diplomata imperii, Paris, 1873, in-8. Extr. de la Revue critique.) — Pour les recueils de formules, voy. plus haut, p. 482. — Pour les capitulaires : A. Boretius, Capitularia fcgum Francorum, t. I, Hanovre, 1883, in-4, dans Monum. Germ. hist. Legum sect. 2. Les préfaces et les notes des ouvrages énumérés, ainsi que les comptes rendus indiqués ci-dessus, constituent pour la plupart d'importantes études de diplomatique mérovingienne. Comme ouvrages spéciaux, il faut citer : K.-F. Stumpf, Die Heichskanzler vomehmlich des X., XI. u. XII. Jahrdts., nebst einem liûckblicke au f die Merowinger und Karolinger-Urkunden, Innsbruck, 1865, in-8. — Th. Sickel, Àcta Regum et ïmperaforum Karolinorum, t. I (v. plus loin, p. 713). Plusieurs des chapiti^s de ce vol. sont consacrés à la diplomatique mérovingienne. — J. Havet, Questions mérovingiennes, I. La formule N. liez Francorum v. inl. (1885); II. Les découvertes de Jérôme Vignier (1885); III. La date d'un manuscrit de Luxeuil (1885); lY. Les chartes de Saint-Calais (1887); V. Les origines de Saint-Denis (1890); VI. La donation dÉtrépagny (1890), dans Bibl. de VÉc. des Ch., t. XLYI, XLYIII, et LI. Cette série de mémoires a sur plusieurs points complètement renouvelé la critique des sources diplomatiques mérovingiennes et donné des modèles excellents d'éditions des textes de celle époque.
1. Voy. plus haut, p. 619, la reproduction du Benevalete d'un diplôme de 690 qui en montre la disposition.