‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 428 sur 554 · Id. — Cf. Th. Sickel, Acta KaroL, t. ï, p · texte numérisé non relu

Id. — Cf. Th. Sickel, Acta KaroL, t. ï, p

5. Voyez plus haut, p. 032. Doufix d'Arcq, Coll. de sceaujc^ nv 11 et 12: Demay, /hw. des sceaux de V Artois^ Préface, n" 273. Ces sceaux ont donné lieu à des confusions que j'espère éclaircir dans mon étude sur les sceaux carolingiens (voy. plus haut, p. 634, u. 3). .

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du palais, devenu depuis plus d'un demi-siècle le plus puissant personnage du royaume, il n'est pas étonnant que la notion qu'elle ne convenait point au roi se fût peu à peu effacée ^

Il a été longtemps admis qu'une autre innovation avait signalé la suscri ption des diplômes de Pépin. Il passe communément pour s'être intitulé roi par la grâce de Dieu (gratia Dei rex Francorum), M. de Sickel a observé que cette qualiRcation ne se trouve sur aucun diplôme original et qu'il n'y aurait rien d'étonnant que dans les copies où elle figure elle provienne d'une addition faite par le copiste à une époque où elle était devenue de style *. Mais si Ton ne peut faire remonter avec certitude cette formule au temps de Pépin, il est remarquable de voir l'idée qu'elle exprime énoncée dans le préambule de l'un de ces diplômes. Une confirmation en faveur de l'abbé de Saint-Denis, Fulrad, commence ainsi : Et quia per Dei miser icordiam régna terrae gubemare videmur^. C'est bien la pensée qui, dans les diplômes de Charlemagne, se précisera et se figera en une formule désormais inséparable du titre de roi de France.

Un indice de la méconnaissance des antiques traditions par la nouvelle chancellerie royale, c'est que, tout en voulant se conformer aux usages mérovingiens, il lui arrive d'oublier parfois que la suscription devait suivie d'une adresse. Pour la première fois, sous Pépin le Bref, il y eut des diplômes qui ne furent pas rédigés en forme de lettres *, bien que le texte, copié sur des diplômes antérieurs ou sur les anciens formulaires, ne cessât point de contenir des expressions qui présupposaient cette adresse ^ et bien que le protocole final continuât à comprendre la formule Benevalete, écrite à droite du sceau, formule qui ne pouvait s'expliquer que comme conclusion d'une épître.

Dans les formules finales, dont l'expression comporte des variantes, on annonce le sceau (anulus) et la souscription royale (manu nostra).

La souscription royale est une croix ainsi annoncée : Signum -f Pippino gloriosissimo rege*, formule qui n'est pas du reste invariablement fixée.

A la tète de la chancellerie, dont le personnel est désormais ecclésiastique, est un chancelier dont la souscription, indispensable à la validité des actes royaux, est ainsi conçue: %Uitherim recognovitetS,"^; la fin du mot subscripsit se perd dans une ruche, où se rencontrent d'ordinaire des notes tironiennes.

1. Sur la formule vir inluster, v. plus haut, pp. 318 et 708.

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