‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 430 sur 554 · Formule de rccoguition du même diplôme · texte numérisé non relu

Formule de rccoguition du même diplôme

g 2] PÉPIN, CARLOMAN, CHAHLEMAGiNE. 717

Le sceau de Pépin roi est Temprcinte d'un camée antique représentant Bacchus Pogon, sans légende*.

Le style de la date est parfois le même que celui des diplômes mérovingiens, mais parfois aussi il comporte une nouveauté qui sera caractéristique des diplômes carolingiens. Dans ce cas, la date est divisée en deux parties : la première, sous la formule Data, comprend le temps (quantième, — à la manière barbare quod ficit ou d'après l'usage romain, — et année du règne); la seconde, sous la formule Actum, indique le lieu. Voici par exemple la date du précepte pour Fulrad déjà cité :

(( Data nono kal. octobris, anno XVH. regni nostri. Actum in ipso monasterio Sancli Dionisii. »

Il s'y ajoute souvent la formule d'apprécation M. de Sickel a prouvé que les années du règne de Pépin ont été comptées à partir d'un point de départ indéterminé compris entre le 3 et le i^ novembre 751 ".

Sous les deux successeurs de Pépin le Bref, Charles, auquel l'histoire a donné le nom de Charlemagne, et son frère Carloman, le protocole de l'acte royal ne subit d'abord que peu de modifications. Il y faut noter l'introduction dans la suscription de la plupart des diplômes de la formule gralia Dei qui peu à peu devient de style. Charlemagne s'in'iT tule : Carolus gratia Dei rex Francorum, vir inluster, et Carlomau . Carolomanntts gratia Dei rex Francorum, vir irdutter. La souscription royale est toujours dans les diplômes de Carloman une croix, accompagnée de la formule ordinaire : Signum -f Carolomanno gloriosiisimo rege. Mais Charlemagne substitua à la croix un monogramme composé des lettres de son nom Karolus disposé comme ^

l'indique la figure 40. Signum (monogr.) Caroli glorio- "T r > *^ msimi régis» Il est curieux d'observer que dans ce mono- J\v/" — 5 gramme l'initiale est un K, alors que le même nom, à Y

cette époque du moins, est toujours écrit par un C, Caro- I

lus, dans la suscription et dans la souscription. Ce signum ~^

était tracé de la main d'un clerc de la chancellerie et avait '^'

toujours la même disposition, mais on ne s'attachait à lui donner ni les mêmes dimensions ni le même caractère. Lorsqu'on examine de près les originaux, on observe que les traits qui forment au centre du monogramme la barre de l'A. semblent bien parfois d'une autre main que le reste de la figure ; il est probable qu'ils étaient tracés par le souverain lui-même. La souscription de chancellerie est toujours, comme sous le règne précédent, une formule de récognition, mais on doit observer qu'elle a une tendance à être écrite à la première personne : X Hitherius recognovi et subscripsi. Il faut noter encore la disparition des signes tracés à droite du sceau, représentant l'ancienne formule

1. DouËT d'Argq, Coll. de sceaux t ti* 13; Dbmay, Inv. des sceaux de V Artois, préfacCt n« 101. La meilleure reprod. dans Kopp, Schrifltafeln, pi. XXI Y A.

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