‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 442 sur 554 · Yoy. plus haut, p. 682 et suiv · texte numérisé non relu

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752 SOUVERAINS DE LA FRANCE. [Liv. v, Ch. ii

sont les deux principaux faits qui signalent à Tattention I un et Tautre de ces deux règnes.

Les registres de la chancellerie royale. — Il ne semble pas qu*aTant le règne de Philippe Auguste les archives royales aient été bien régulièrement constituées. Sans doute, certains documents étaient, avec le trésor et les joyaux de la couronne, commis à la garde du chambrier» et suivaieQt i' le roi dans ses voyages. Il est probable que le chancelier, de son côté,

conservait, pendant quelque temps au moins, les minutes des actes expédiés par la chancellerie; mais on sait aussi que, conformément à une tradition qui remonte jusqu'à Tépoque mérovingienne, on continuait sous Louis VU encore à pourvoir à la conservation de certains actes royaux en en faisant déposer un exemplaire, soit à Tabbaye de Saint-Denis, soit dans le trésor de Notre-Dame de Paris.

Quoi qu*il en soit, Philippe Auguste ayant perdu au combat de Fréteval, en 1194, tous les documents qui se trouvaient dans ses bagages, chargea un chambellan, Gautier le Jeune, de reconstituer et d'organiser les archives de la couronne. Ce fut Torigine du Trésor des Chartes, qui fut divisé en deux parties : les Layettes, contenant les documents politiques et domaniaux qu'il importait de conserver, et les Registres, où furent transcrits les actes émanés du roi.

Le premier registre, œuvre du chambellan Gautier le Jeune, parait avoir été, pour partie au moins, une compilation destinée à tenir lieu des documents perdus à Fréteval, et n'avoir contenu la transcription régulière des actes royaux qu'à partir de l'an 1200. Dans tous les cas, ce registre était déjà perdu au commencement du xiv« siècle, mais il avait été recopié dans un registre qui nous est parvenu et qui est le registre original de la chancellerie pour les années 1205 à 1212. Ce précieux monument est celui que M. Delisle a nommé le Registre A* de Philippe Auguste. Il n'est plus en France depuis longtemps; entré au xvni« siècle dans la collection ottobonienne, il est aujourd'hui conservé à la bibliothèque du Vatican (Fonds Ottoboni, n*» 2796), La partie écrite d'un seul jet et qui est la copie du registre perdu va du folio 1 1 au folio 35 et du folio 51 au folio 58. La partie originale, celle où l'on a transcrit les minutes des actes royaux de 1205 à 1212, se trouve aux folios 1-10, 36-50 et 59-96. — Les minutes originales de 1212 à 1220 ont été transcrites dans le volume que H. Delisle a nommé le Regittre C de Philippe Auguste et qui est aujourd'hui coté JJ 8 dans le Trésor des Chartes, aux Archives nationales. — De Tannée 1220 jusqu'en 1248 et même au delà, le registre officiel de la chancellerie fut celui que M. Delisle nomme le Registre E, aujourd'hui

* A. Tuetey, Rapport sur une mission à Home, en 1876, relative au cartutaire de Philippe Auguste^ dans Arch. des Missions, 3* sériCf t. VI (1880). — L. Delisle, Le premier registre de Philippe Auguste, reproduction héliotypique du manuscrit du Vatican exécutée par A. Martelli, Paris, 1883, in-4.

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