‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 475 sur 554 · Chartes épiscopales · texte numérisé non relu

Chartes épiscopales

Les chartes épiscopales du haut moyen âge qui se sont conservées, — les plus anciennes remontent à l'époque mérovingienne, — ne sont pas

* 6. TOn Buchwald, Bitchoft- und Fûrstenurkunden des XII. undXIII.Jahrhts. Bei- Iraege zur Urkundenlehre, Rostock, 1881, in-8. — Th. Gousset, Les actes de la prov. ecclésiastique de Reims, Reims, 1842-1844, 4 vol. in'4. — DuYernoy, liégesles de Hugues I*' archeo» de Besançon (1031-1066), dans Acad. de Besançon. Séatice pubL du 59 août 1847, p. 115-173. — J. Gauthier, Inventaire des sceaux des archev. de Besançon^ dans Acad. de Besançon, Séance du 21 nov. 1878, p. 120- 161. — J.-F. Bfihmer et G. Will, Regesta arckiepiscoporum Maguntinensium

\. Ce sont les deux premières souscriptions du document précédent. Cf. des reproductions de fraj^ments et notamment des souscriptions de plusieurs actes de conciles du IX* siècle dans Madillox, De re diplom, pi. LIII-LVH.

2. Toy. d'autres exemples de clauses analogues rapportées par Mabillon, De re diplom., p. 155.

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sans analogie avec les actes des conciles. Comme eux, elles sont pour h plupart revêtues de nombreuses souscriptions autographes. Ce soDt farfois dans les chartes d*archev(^es celles d evéques suffragants, dac? les chartes d'évéques celles d autres évèques; mais ce sont surtout, dans les unes et les autres, des souscriptions des dignitaires et des ctianoine^ du chapitre épiscopal, souvent aussi celles d'autres personnes ecclésiastiques ou laïques. A Taspect général donné par les souscriptions autographes s*arréte toutefois la ressemblance, car les actes épiscopaux sont en réalité rédigés sur un tout autre modèle que les constitutions d<f conciles. A la difTérencc de ces dernières, il se trouve toujours dans le$ chartes épiscopales une suscription, précédée d'ordinaire d*une inrootion et accompagnée souvent d un préambule. Cette suscription comprenait le nom et le titre de Tévèque. Il n'y a pas lieu de revenir ici sur la manière dont ce titre était exprimé*. A ce qui a été dit plus haut à ce sujet, il suffira d'ajouter qu'avant leur confirmation les évèques avaieof l'habitude de faire précéder leur titi*e du mot declut^^ expression qui continua à être en usage longtemps après que l'élection eut cessé A^èite le mode de nomination des évèques.

La suscription était suivie soit d'une adresse et d'un salut, soit, plus souvent, d'une formule de notification à tous les fidèles. Dans les clauses finales qui comportent d'ordinaire des formules comminatoires, imprécations, anathèmes, menaces des peines étemelles, les souscriptions sont annoncées à la suite d une formule de corroboration. Il v est fait mention de la souscription de l'auteur de l'acte (manu propria) et de celle des autres témoins (manibus fidelium nostrorum^ — canonicorufu nostrorum). Parmi ces souscriptions se trouve presque toujours celle du chancelier ou de son suppléant. Le mot cancellarius apparaît au x^ siècle, mais souvent il est remplacé par un synonyme, et souvent aussi le rédacteur du document ne porte pas dans sa souscription d'autre titre que celui qui correspond à son rang dans la hiérarchie ecclésiastique (diaconns, sacerdos, etc.). Quant à la formule même de souscription, elle comporte de nombreuses variantes'. Il en est de même de la formule de date, par

(742-1514), t. I et II, Innsbruck, 1877-1886, in-4. — P. Ladewig, Regesta epUcoporttm Csonstantientium, t. I, livr. 1-4, Innsbnick, 1886-1890, iii-4. — B. Gains, Serieê ephcoporum^ ci-dessus, p. 375.

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