‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 50 sur 554 · COMÏŒNCEMENT DE L'ANNÉE. FRANCE · texte numérisé non relu

COMÏŒNCEMENT DE L'ANNÉE. FRANCE

comtes s dans les juridictions civiles comme dans Tofficialité*, fut le style de Pâques, Seuls quelques notaires impériaux ont dérogé à Tusage en faisant commencer Tannée au i" janvier^. En 1566, le parlement de Dôle, sur les remontrances des £tats de la province, prescrivit de commencer dorénavant l'année au l**" janvier, par un règlement provisionnel, confirmé en 1575 par une déclaration de Philippe H, et, le 31 juillet 1576, par un édit du même roi*. Dans le duché de Boorgogne, au xi* siècle, Tannée commençait au 25 décembre ou au \'' janvier^: cependant le chroniqueur Clarius, moine de Saint-Pierre-Ie-Vil", de Sens, qui vivait à cette époque, parait avoir fait commencer Tannée au 25 mars^. Plus tard, sous les ducs de la seconde race. Tannée commença généralement à Pâques ^. En Lyonnais et dans les pays voisins. Beaujolais, Forez, Bresse, Dombes, Tannée commença à Pâques depuis le xii" siècle jusqu'en 1 566 ".

i. Le Carlul, de» confies de Bourgogne^ publ. par )I. J. Gauthier (en cours d'imprest^ion), contient sous la date de 1263 deux chartes du comte Jean de Ghalon TAntique, la I'* datée du « jour de Pasques flories i262 », la 2*, le « mardi apprès Pasques 1265 » (5 avril 1263); la i'* est nécessairement du 25 mai*s i263, ce qui exclut le style de l'Aniionciation. — Un codicile de la comtesse Alix de Néranie, postérieur à un i*** codicile daté de nov. 1278, est daté d'Evian (où elle mourut) le c lundi avant la mi-quaresme ii78 >, ce qu'il faut traduire par le 6 ranrs 1279. [Ghevalibr, Hist. de Poligtiy, t. 1. p. 360.)

2. Date d'une chaiie de l'offlcial de Besançon et de l'archidiacre de Varasquc : « Actum die Jovis ante Ramos palmarum anno Domini M.CG.LX., mense aprili. » Le jeudi avant les Rameaux correspond au 25 mars en 1260 et au 14 avril en 126t ; c'est donc ce dernier millésime qu'il faut adopter, ce qui exclut tout autre style que celui de Piques.

3. Je reproduis presque textuellement ici les termes d'une obligeante communication de mon ami J. Gautier, archiviste du Doubs, auquel je dois également plusieurs des exemples cités dans les notes précédentes.

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