‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 51 sur 554 · Àri devérif.les dates. Dissert. , p · texte numérisé non relu

Àri devérif.les dates. Dissert. , p

5. Yoy. Brckl, Eludes sur la chronol, des rois de France et de Bourgogne, d'apr. les chartes de Cluny dans la Bibl. de l'École des Charles, t. XLI (1880). M. Bruel dit que Tannée commençait au 1*' janvier, mais l'exemple sur lequel il s'appuie, — une charte datée du mercredi 11 janvier 960, — n'exclut pas la date du 25 décembre. — Divers passages de la Chronique de Sainte-Colombe de Sens (Duru, Bibl. hist, de V Yonne, U I), aux années 868, 896, 914 et 1055, témoignent que l'annaliste faisait commencer Tannée au 25 déc. ou au 1" janv. — Le chroniqueur Raoul Glaber fait aussi commencer Tannée au 1*' janvier ou au 25 décembre (Pfister, Etudes sur le règne de Boberl le Pieux, élude prélim., p. xxxvi). — D'après Tabhé Lebeuf, on aurait conmiencé Tannée à Pâques dès le ti* siècle à Anzerre, mais ceci exigerait confirmation (Art de vérif. les dates. Dissert,, p. 30, n.) — Cf. p. 117, n. 5.

6. Après avoir raconté quelques événements de Tan 1108, il prévient qu'il va revenir en arriére pour raconter un fait qui eut lieu quatre jours avant la présente année; — or, il s'agit de la translation des reliques de saint Benoit qui eut lieu, dit-il, le 13 des kal. d'avril (20 mars).

7. Une notice de donation par Tévêque d'Autun, au monastère de Fontenay, témoigne qu'en 1104-1105 Tannée commençait après le mois de février (Qda^'itir, Cartul. gén. de f Yonne, t. I, p. 208). — Un échange conclu à Chablis entre les monastères de Pontigny et de Chablis fournit le même témoignage pour les années 1133-1134 (Ibid., p. 292).

8. C'est du moins d'après ce système que M. M.-G. Guigue a daté les nombreux documents qu'il a pubhés. Plusieurs de ceux qui se trouvent dans son Cartulaire lyonnais confirment son opinion pour le xii« et le xiii* siècle. La chose ne saurait plus être douteuse pour le xiv*. — Voici la date d'une donation du sire de Villars : « Actum et f datum apud Trévoux, in caméra alta domi habitationis ejusdem domini de Villariis, c die XXIX., mensis marsii, de mane, in exitu misse per ipsum d. de VillariLs audite,

122 COMMENCEMENT DE L'ANNÉE. FRANCE. [Liv. ii, Chap. n

En Daaphinô Tannée commença très généralement au 25 mars jusqu'à la (in du xin* siècle ; à partir de 1:29â on trouve des exemples de plus en plus nombreux de remploi du style du 25 décembre qui unit par prévaloir sous le gouvernement du dauphin, Jean H (1307-i319), et reçut même le nom de style delphinal. On a observé que Louis XI dauphin employa dans ses actes le style de Pâques de préférence à Fusage dauphinois *. En Savoie le style ordinairement employé fut le style de Pâques'^,

La diversité des usages n*est pas moins grande dans le Midi de la France que dans les autres régions. En Proyencei du xi' au xin* siècle. Tannée commença tantôt au 25 décembre et tantôt au 25 mars, ainsi que le rapporte Gervais de Tilbury, maréchal d'Arles (1191-1211 )^ A Avignon on parait avoir préféré, du moins au commencement du xni* siècle, le style de Noël^, A Arles, au contraire, on semble avoir suivi le style de V Annonciation'^. Le gouvernement des princes angevins de la maison de France introduisit, au milieu du xui* siècle, en Provence, Tusage du style de Pâques. Dans le Langnedoc, les styles de la Noël et de Y Annonciation, employés au moins depuis le xi* siècle, furent remplacés par le style de Pâques, dont on trouve de nombreux exemples depuis le xm* siècle et qui se généralisa au xiv*. A Tonlonse Tannée commençait au 25 mars ; on en a des exemples certains pour les années 1197, 1199, 1204, 1223, et jusque sous Alfonse de Poitiers, mais alors on employait concurremment le style de Pâques ",

a anno a Paachate et resurrectione ejusJtm Doinini, more presenlis patrie sumpto, c M.CGCC.X. » (Biblioth. ùumbensit, t. I,p. 477). L'expression « more prescntis patrie » me parait désigner la chAtellenie de Trévoux, vassale de l'église de Lyon, par opposition à la châtellenie de Yillars. Ce fut seulement à partir de 1567 que les notaires lyonnais prirent le 1»' janvier comme terme initial de Tannée.

1. U. Chevalieb, Itinéraire des dauphins de Viennois, Voiron et Valence, 1886-87, in-8.

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