Ci-dessus, p
gg i , 2, 3] DONATIONS; VENTES; ÉCHANGES. 859
imaginario jure sed plenissvna voluntate. N'y a-t-il pas dans celle formule une survivance altérée des disposilions de la loi romaine relatives à la vente simulée (imaginaria venditio) ?
Un type fréquent dans le centre et Touesl de la France, depuis le ix« jusqu'à la fin du xi^ siècle, commence ainsi : Ego, in Dei nomine, N, et uacor mea N, constat nos vendere et ila vendidimusy tradere et ita tradiditnusad aliquem hominem nomine fi. , hoc est...^. Un aulre lype qui semble plus particulier à la région du nord de la Loire est ainsi conçu : Convenit inler me N, et N. ut ei alodum juris mei vendere deberem, guod et feci. Est autem situm*.,..
Beaucoup d'autres actes sont en forme de notices el d*aulres en forme de diplômes. Les actes notariés dans le Midi ont prévalu au xu<^ siècle et les lettres de juridiction dans le Nord depuis le xui*.
Mais, quelle que soit la forme employée, il y a une mention qui figure invariablement dans les actes de vente de toutes les époques et de toutes les régions, c'est la spécification du payement et la mention du prix; elles furent toujours considérées comme essentielles, et elles seules liaient les contractants.
11 ne serait pas possible d'étudier en détail et d'analyser les conditions et les clauses des chartes de vente sans empiéter sur le domaine juridique. Il n'y a pas lieu non plus de revenir sur les formules finales qui accompagnaient ces documents aussi bien que les donations : formules de tradition, garanties executives, clauses d'obligation, renonciations aux exceptions, etc.'