Ibid., n* 16. — 2. Ibid., n
3. J. 11a VET. Question mérov. V. Les origines de Saint-Denis, Bpp. If, n* 5.
4. Orig. Arch. nat., K. 3, w 1 ; Kac.-sim. Diplomaia, 2* séné, pi. X; J. TAnoir, Ifon. hist., n* 10. — L'écriture de ce document ressemble singulièrement à celle de la prétendue immunité de Dagobert et parait bien trahir le même scribe.
876 DOCUMENTS FAUX. lUv. «
Il y â longtemps que les Bénédictins, en ripostant à leurs adversaires, ont montré que le clergé séculier avait produit aussi bien que les ordres religieux des fabricateurs d*actes faux. Si le nombre des documents ap<^cryphes provenant de ses archives est moins considérable, il y a tout lîeo de présumer que c*est seulement parce qu'il s*en est perdu davantage.
Cest à un prélat séculier qu'il faut attribuer Tune des fabrications les plus impudentes dont l'histoire ait gardé le souvenir. L'évèque du Mans, AIdric, auquel la critique moderne impute d'autres méfaits du même genre', avait entrepris, on l'a vu plus haut', de revendiquer la possession de l'abbaye de Saint-Calais. Pour se l'assurer, il exécuta, vers 840, toute une série de fausses chartes mérovingiennes et carolingiennes, qui furent produites après sa mort, par son successeur Robert, en 865, dans une assemblée présidée par le roi à Verberie. Ces documents apocryphes y furent ^lennellement condamnés, et le roi ordonna de les détruire'. Ils nous ont été heureusement conservés par les Actus pontificum Cenomannis in urbe degentium^ et les Ge^ta domni Aldrici^y où nous pouvons les juger*.
Hincmar raconte dans ses annales'' que l'archevêque de Bordeaux. Frotaire, et un vice-chancelier de Charles le Chauve s'étaient entendus pour forger de concert un précepte de ce prince donnant au Saint-Siège l'abbaye de Saint-Denis. Ils espéraient ainsi, ajoute Hincmar, faire retirer le gouvernement du monastère à l'abbé Gozlin et se le faire attribuer par le pape. Jean YIII, après avoir couronné Louis le Bègue à Troyes, en 878, produisit, pour en demander confirmation, le prétendu précepte de Charles le Chauve, qui fut alori reconnu faux.
i. Sans parler des faux diplômes dont il est question ici, il serait encore l'auteur des Faussée décrétâtes dites d'Isidore, du Capilularium dit de Benoit Lévite et des Capitula dits d'Angilramn. Voy. B. Sinsox, Ùie Entttehung der pseudo-isidorischem Faelschungen in Le Mans. Ein Deitrag zur Loesung der pseudo-tMidorischen Frage, Leipzig j 1880, in-8.