Yoy. Ibid,, p. 28, n
6. D'apr. Mejoit, Histoire de Roussillon^ Paris, 1835, t. I, p. 78. — Il faut remarquer toutefois que d'après la relation que Ton possède des actes de ce concile, il y fut prescrit seulement de dater des années du Seigneur : « quorum consilio et precepto annus t Domini institutus scribi in omnibus cartis per totum archiepiscopatum ». {Chron. Barehinon. II, dans Espana sagrada, t. XXYIII, p. 334.) Yoy. plus haut le paragraphe Ère d'Espagne, p. 93
7. Constitucion de Cathalunya, t. I, 1. lY» tit. XY, § 1, et Zurita, Anales de la corona de Aragon, éd. de 1610. t. H, p. 240.
S. Je dois ce renseignement à mon confrère et ami, H. Brutails» ancien archiviste des PTTénées-Orientales.
9. L. Cadisr, Cartul. de Sainte-Foi de Morlaas, Introd., p. xviii.
124 COMHKSCEHENï DE LANNÉE. [Liv.ii. Cmap.ii
riaux', et cet usage fut suivi dans les actes de tous les sourerainj allemands successeurs de Charles le Gros jusqu'à Ferdinand 1" (1568-1&I34]; l'usage de commencer l'année au i" janvier s'introduisit sous ce règne dans la rhancellerie impériale ; il avait déjà cours depuis quelque lemps dans les tribunaux de TEmpii-e*. Quoique l'emploi du style de Noël ait été général en Allemagne jusqu'au xvi° siècle, certains pays ou même certaines villes présentaient quelques dissidences à cet égard ; on se contentera de signaler id les principales. A Cologns l'année commençait à Pdquft avant 1510. Celte année-là, un synode prescrivit d'employer dorénavant le style de la cour de Rome, c'est-à-dire de commencer l'année à NoH^i mais le clergé seul obéit, aussi le slvie de Soél fut-il communément désigné à Cologne sous le nom de ttylui eecletiaitkm; la municipalité et les laïques continuèrent à employer le style de Paquet, qui fut désigné par l'expression tlylut eurîae. Enlin un troisième terme était encore employé à Cologne : l'Université faisait commencer l'année au 35 mari, et cet usage durait encore en liSS*. A Trêves, l'année commençait le 3â mar* au moins depuis i 307 i cet usage de Trêves [mot Treeertiuit ou Treterietu) se perpétua jusqu'au »vu* siècle. Depuis la lin du ivi' siècle on trouve, il est vrai, employé concurremment le style du 1" janvier, mais les notaires publics conservèrent l'ancien usage, qui ne fut alwlique par l'archevêque Gaspard Vanderleyen (165S-1676) °. A Hayencfl, l'année commençait au 'ib décembre jusqu'au ïV siècle ; mais depuis celle époque ce fut le terme du 1" janvier qui prévalut
Angleterre. — Le style de Noël parait avoir été très anciennement usité en Angleterre ; les chronologisles disent qu'il y fut en usage dès le vu' siècle. Il persista jusqu'à la fin du lu* siècle et même au delà. Nais depuis le milieu du m' siècle le style de V Annonciation fut employé concurremment. A la liii du xn* siècle, le chroniqueur Gervais de Cantorbéry (116S-I3UÛ) se plaignait de la confusion produite par les diverses manières de calculer les années, les uns plaçant te commencement de l'année à l'Annonciation, d'autres à la Nalivit^, d'aulresàla Circoncision. d'autresà Pâques; lui-nièiiie faisait commencer l'an uiV à Noél*. Les deux premiers termes seuls (25 mars el 25 décembre) semWeul
1. Voy. BflHiEH-HjlHi.DACiiEEt, DiV Ilrgeiten dei Kaittrreicht vnler den Kareling'ni. Vorbemerkungen, p. i.xiii.
2. DtuwBiHEn, Prakt. Handbmh der kiitnriichai Chronologie, t êA-^i-f^^-^ DéJ* suparavaDl, et dêa le !• s,, on irouve des eiemples du style Ju 1" janvier; nm* * cause du peu de temps qui sépare les deux termes du S& déc. el du I" janv.. les documents sont très rares qui permellenl de discerner lequel des deux a été ernplo)^-
3. 1 Statuimus etiam ul ei nuiic de coelero anous Uornini obsiTvelur el in naùtitile
■ Christi innovelur a quolibet anno, pi-out sacrosancU Romana ccclesie id obserral.
■ quae eal omnium ecclesiarum caput et magiatra, ul errores et dinicullales. qui pmpler g diversitatem iiico^Kionis annï nativitalis ejusdem, multoliens eveiicnin), de codera « evitenlur. t {Coneilium Colonieme, ann. 1310, can. 23, cil. pai- Bu C•^6E «u """