‹ Manuel de distillerieChapitre 100 sur 104 · NOMBRE DE GOU'ITES · texte numérisé non relu

NOMBRE DE GOU'ITES

QUANTITES CORRESPONDANTES D'ALCOOL

Ordinaire.

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Cette table étant dressée pour la température de 15^, il est indispensable d'opérer à cette température. Mais la méthode n'est réellement exacte que pour le cas de mélanges de deux alcools; elle peut, malgré cela, fournir de précieuses indications.

Le procédé imaginé Rqese est basé sur Tabsorption des alcools supérieurs par agitation du liquide impur avec du chloroforme^ et la mensuration de la hauteur de la couche que forme ce dernier après repos. Suivant Bardy, il convient d'opérer avec Falcool dilué à 30 p. 100, à la température de io*" et en présence de 20 p. 100 de chloroforme. Le volume de celui-ci augmente de i ,55 cm^ quand on augmente la teneur d'un alcool pur de 0 à 1 p. 100 d'alcool amylique.

Bang absorbe les alcools supérieurs par le pétrole léger purifié par l'acide sulfurique, puis il traite l'hydrocarbure chargé des alcools par Tacide sulfurique concentré et il évalue la quantité de ces derniers d'après l'intensité de la teinte jaune orangé ou brune, que produit l'action de l'acide.

Les réactifs dont il va maintenant être question, l'acide sulfurique et le permanganate de potassium, ne peuvent servir que pour la détermination en bloc des impuretés.

L'alcool chauffé avec son volume d'acide sulfurique concentré prend une coloration d'autant plus intense qu'il renferme plus d'impuretés. En comparant la teinte produite avec celle de solutions de perchlorure de fer, on peut se rendre compte approximativement de la proportion de l'ensemble des impuretés couteques dans l'alcool.

Le diaphanoniètre, imaginé par Savalle pour la détermination du degré de pureté des alcools rectifiés, est basé sur l'emploi de l'acide sulfurique, et l'évaluation des impuretés est faite par comparaison avec des verres teintés.

Le permanganate de potassium mis en contact avec de l'alcool se décolore au bout d'un temps variable avec la nature et la quantité des impuretés renfermées dans le liquide ; 2 cm^ d'une solution de permanganate à 1 décigramme par litre se décolorent au bout de une à cinq minutes en présence de l'aldéhyde, au bout de dix minutes en présence de l'alcool propylique et de l'alcool isobutylique, au bout de vingt minutes en présence de l'alcool

amylique et restent colorés plus longtemps encore en présence (l'alcool élhylique pur. La méthode d'essai des flegmes et delalcool rectifié imaginé par E. Barbet est basée sur l'emploi de ce réactif, qui est d'ailleurs d'une grande sensibilité et est le seul qui, en dehors de la dégustation, permette de déterminer exactement le degré de raffinage d'un alcool.

FurfuroL — Le furfurol peut être facilement reconnu et même dosé colorimétriquement à l'aide du procédé indiqué par Jorissen, lequel est basé sur la coloration rouge que donne le furfurol au contact de l'acétate d'aniline. Dans un tube à essais, on verse \ cm^ d'aniline pure el 1 cm' d'acide acétique cristallisable également pur; sur ce mélange, qui doit rester incolore, on verse 3 cm^ de l'alcool à essayer, La coloration rouge se produit avec d 'autant plus de rapidité el d'intensité que la proportion du furfurol est plus grande. Pour le dosage, on prépare une échelle de comparaison avec une solution de safranine, que l'on met dans des tubes à essais de même diamètre que ceux dont on se sert pour l'expérience, et dont on règle la coloration, une fois pour toutes, sur des échantillons types contenant de 0,005 à 0,1 p. 100 de furfurol.

L'analyse des alcools oflrant une grande importance industrielle et ne pouvant ici nous étendre plus longuement sur les nombreuses méthodes proposées dans ce but, parmi lesquelles nous n'avons pour ainsi dire qu'esquissé quelques-unes des plus usitées^ nous renverrons aux ouvrages spéciaux et notamment à ceux de H. RocQUES [Analyse des alcools et des eaux-de-vié) et de Ch. Girard et L, CuNiASSE [Manuel pratique de Canalyse des alcools et des spiritueux)^ ainsi qu'aux travaux publiés par E. Barbet dans les Comptes 7*endus du deuxihne Congrès de chimie appliquée (t. I, p. 464) et dans les Annales de la brasserie et de la distillerie (Année 1898).

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