ALCOOL P
En volume.
Si
En poids.
Les alcoomètres centésimaux en poids prescrits légalement en Allemagne sont toujours pourvus d'un thermomètre centigrade. Ils sont gradués pour la température normale de 15° C. (=i 12° R.). Les thermoalcoomètres sont en verre et ils offrent la forme représentée par la figure 92. Pour les distinguer des instruments gradués en volumes , les nouveaux alcoomètres en poids portent de
ALC00HÉT»1E 3«i
liince par le dessin B, représente la ligne de section. Si i ail trop au-dessous du niveau du liquide, on voit à ta le; dès qu'on remonte l'œil, la surlication du trait de l'échelle qui se ne de section est considéré comme inte du liquide ; si la ligue de lecture e limité par deux traits de l'échelle, supérieur, ist immédiatement suivie de celle du
igrét marqués par l 'alcoomètre.
1 place l'œit à la même hauteur que srcurielle. L'indication du trait de dée comme te degré de la tempéra- ) la colonne mercurielle se trouve au u de l'espace limité par deux traits, comme précédemment, rend le trait supérieur.
uur déterminer la. force réelle d'tiprka les indications de l'alcoo-
Ire en poids avec la force apparente trouvée à une température
Lermiaée, on se sert d'une table qui indique en unités p. 100
d — la" à + 30» les forces réelles.
[En France, le seul alcoomètre, ofûciellement reconnu, est celui
de Gây-Lussac, qui indique les richesses alcooliques centésimales en volume * et qui est gradué pour la température normale de 15^ C.
Pour déterminer la force réelle d'un alcool d'après les indications de cet instrument avec la force apparente trouvée à une température autre que celle de iS"", on se sert de la table que nous donnons à la fin de cet ouvrage.
Dans cette table se trouve, au-dessous du chiffre indiquant la force réelle un nombre qui fait connaître le volume qu'occuperaient à la température de 15"* 1000 ce. (= 1 litre) de Talcool essayé.
Si un alcool marque, par exemple, 92*» G.-L. à la température de 20°, la table indique que sa force réelle est seulement de 90'*,8, chiffre qui correspond à la composition chimique vraie de Talcool examiné, composition invariable quelle que soit la température, et que le distillateur peut souvent avoir besoin de connaître. S'il veut, par exemple, savoir quel est celui de deux rectificateurs qui fournit le plus haut degré d'alcool, il ne pourra effectuer une comparaison exacte entre les deux appareils, si, comme c'est le cas ordinaire, les échantillons essayés ne sont pas à la même température, qu'en se servant de la table des forces réelles.
Supposons maintenant que dans un essai effectué au laboratoire on ait rectifié un flegme préalablement mesuré et qu'on veuille savoir la quantité réelle d'alcool qu'il contenait. Si, par exemple, on a obtenu un distillatum mesurant 500 ce. et marquant 92^ G.-L., à la température de 20'', la force réelle de 90**,8 indiquée par la table est celle que l'on eût constatée directement, si, avant d'y plonger l'alcoomètre, on avait refroidi le distillatum à iS*". Mais si Ton avait opéré ce refroidissement, il se serait produit une contraction; laquelle? La table donne, au-dessous du chiffre réel, le nombre 993, qui signifie que 1 litre de liquide à 20*^ n'occupera à IS"" qu'un volume réel de 993 ce. De sorte qu'au lieu d'avoir 300 cm. de distillation à la force apparente de 92"" G.-L., on n'aurait par le refroidissement à 13*" que 492,3 ce. de liquide à 90%8 G.-L. La rectification a donc fourni : ^ — '— = 441,19 cm' d'alcool pur.
* [E. Barbet (Comptes reiid us du deuxième Congrès de Chimie appliquée ^\, I. p. 525) a attiré récemment rattention sur les inconvénients que présente la détermination des forces alcooliques par les volumes, inconvénients qui disparaîtraient si, comni» en Allemagne, on substituait les poids aux volumes.]
ALCOOMETRIE 363
On déterminerait, à Taide du même calcul, la quantité d'alcool pur contenue, par exemple, dans un fût de 500 litres et marquant 92o G.-L. à 20^ ce fût contiendrait 447,19 litres d'alcool pur imposable.
Pour arriver à ces résultais, il faut, comme on le voit, faire deux corrections, Tune pour le degré, l'autre pour le volume et multiplier Tun par Tautre les deux nombres corrigés, puis diviser le produit par 100. On obtient ainsi les richesses alcooliques, d'après lesquelles sont établis les comptes de la Régie, qui, pour éviter ce calcul, emploie une table de correction spéciale, dite Table des richesses alcooliques,]
Si Ton a déterminé comme il vient d'être dit la teneur p. 100 d'un alcool, on n'a plus qu'à se renseigner sur le nombre de litres obtenus pour pouvoir calculer le rendement par 100 kg. de la matière première mise en œuvre (amidon sous forme de pommes de terre, de grains, ou sucre sous forme de betteraves, de mélasse, etc.).
On détermine le nombre de litres d'alcool obtenu à l'aide d'un tonneau ou d'un récipient jaugés. Les dispositifs les plus commodes sont les compteurs de Siemens, qui, intercalés entre les réfrigérants et le vase collecteur de l'alcool, indiquent non seulement la force, mais encore le volume, par conséquent le nombre de litres de l'alcool écoulé pendant la distillation.
[Des appareils jaugeurs de débit sont également construits par Savalle et 0\]
On emploie aussi fréquemment et avec avantage les petits appareils pour Tessai des moûts par distillation, qui sont décrits et figurés dans le Chapitre Xi.