‹ Manuel de distillerieChapitre 77 sur 104 · HEURES · texte numérisé non relu

HEURES

DEGRÉS alcooliques

Oc Talcool .

des reflux.

de l'alcool.

des reflux.

Mauvais goût,

Fin et extra-fin

Moyens goûts

iO

Moyens goûts

Fin et extra-Hn

de queue^ 2 h.

Mauvais goûts

de queue, 1 h.

L*obtention d'un alcool aussi fin que possible ne dépend pas seulement de la perfection plus ou moins grande de Tappareil employé ; rhabileté de l'opérateur y contribue aussi pour une grande part et, il faut bien le dire, chaque usine a son procédé, ses tours de main particuliers, dont elle a intérêt à garder précieusement le secret. C'est précisément ce qui fait que les alcools rectifiés de provenances dilTérentes sont bien loin d'offrir le même degré de finesse et sont par suite, vendus à des prix différents, qui présentent quelquefois de très grands écarts. Se rapprocher autant que possible de l'alcool éthylique chimiquement pur, tel doit être l'idéal du fabricant d'alcool rectifié, et peu importe le procédé qu'il emploie, si en même temps qu'il lui donne de bons résultats, il est aussi économique.

Relativement au rôle que joue le condenseur dans les appareils de rectification, les avis sont partagés. Aussi, pour Maerker, lejcondenseur est un analyseur, qui partage les vapeurs en deux parties^

Tune plus riche, Taulre moins riche, qui retourne à la colonne. Cette théorie, évidemment inexacte, n'est pas admise en France et elle a aussi trouvé en Allemagne de nombreux contradicteurs. E. Barbet a elTeclivement démontré que le liquide condensé présente à peu près la même composition chimique que le mélange primitif des vapeurs, ou, en d'autres termes, que dans le condenseur la vapeur alcoolique ne s'analyse pas d'une façon appréciable. SoREL est aussi du même avis.

Il y a toujours dans la rectification tuie perte notable ^'alcool. Cette perte ou freinte^ suivant le terme usité, est due, d'après E. Barbet, à Faction qu'exerce la chaleur sur les flegmes pendant le temps que dure la rectification ; il se produirait des décompositions inconnues, peut-être une dissociation de l'edcool en eau et carbures gazeux.

D'après E. Sorel, la freinte de rectification doit être attribuée à une autre cause. Elle varie, en effet, avec la disposition des colonnes, et la chaleur n'y est pour rien, si l'opération est bien conduite. La perte diminue avec le perfectionnement des appareils : ainsi les anciennes colonnes à calottes donnaient 5 à 8 p. 100 de perte; avec des plateaux perforés, celle-ci fut abaissée à 1,78 p. 100 et enfin réduite à 1,16 p. 100 par l'emploi de plateaux rectangulaires, qui sont les seuls actuellement construits (appareils Savalle). La freinte plus ou moins grande est donc due au mode de construction des plateaux du rectificateur, ce que Sorel explique de la manière suivante : A la fin de l'opération, l'alcool baisse rapidement (comme on peut le voir d'après le tableau de la page 455), et on s'arrête quand l'alcoomètre marque à peu près 0^. Mais cet instrument est très influencé par la tension capillaire des liquides dans lesquels on le plonge et il ne fournit des indications exactes que dans des mélanges d'alcool et d'eau pour lesquels il a d'ailleurs été gradué. Si maintenant il donne des indications trop faibles dans l'alcool chargé d'huiles, il est évident qu'en arrêtant à 0°, on arrête trop tôt, et la perte est d'autant plus grande qu'il y a plus d'alcool dans la colonne et la chaudière, c'est-à-dire que l'appareil est moins perfectionné. Avec les anciens types d'appareils cette perle est inévitable, car il faudrait dépenser trop de vapeur pour entraîner les dernières traces d'alcool. Mais il n'en est plus de même avec la

disposition nouvelle des rectificateurs rectangulaires avec vidange des plateaux '.

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