‹ Manuel de droit civique (volume 2)Chapitre 181 sur 231 · En quoi consiste le rôle de la presse cafhoHqne · texte numérisé non relu

En quoi consiste le rôle de la presse cafhoHqne

Le rôle de la presse catholique consiste, avant tout et surtout, à travailler à la s^loire de Dieu et au salut des âmes ; à défendre et aider sincèrement l'Église dans l'accomplissement de sa mission divine.

Au point de vue civil, la presse a également un noble rôle à remplii'. C'est elle qui éclaire, c/itide et forme l'opinion publique. Quelle belle et grande tâche ! mais aussi quelle responsahilité !

Les journaux sont les véritables éducateurs des foules. Heureux le peuple qui possède une presse vraiment chétienne, profondément catholique et sincèrement dévouée à ses intérêts patriotiques et matériels !

4. Quel est le ilecoir de tout bon citoyen à l'égard de la presse de son pays ?

Tout bon citoyen doit se faire un devoir de n'encourager que les bons journaux, ceux dont les ré- Jacteurs ont assez de coii/raf/e pour ne pas rougir publiquement de Dieu, de sa Doctrine, de son Eglise,

et de ses ministres, et assez de patriotisme pour défendre les intérêts de la nation contre l'égoïsme, l'aveugleinent et les exigences des partis politiques. On ne saurait trop combattre les mauvaises publications de tout genre ; qu'elles se disent catholiques ou non,

5. Quel doit être le caractèr*'. (l'un bon journal canadienfrançais ?

Un bon journal canadien-français doit, avant tout, être soumis aux autorités ecclésiastiques loi\squ'il s'agit de questions religieuses ; respectueux envers le j)Ouvoir civil ; soucieux de la morale publique en ne donnant pas aux forfaits privés les pro^rortions d'un scandale universel (^) ; dévoué à nos institutions, notre langue et nos lois sans se préoccuper des besoins politiques de certains hommes ou de certaines factions ; rédigé avec soin, dans un style toujours correct, afin de conserver intact au milieu de nos populations cette

(1) Au congrès des sociétés savantes tenu à la Sorbonne, à Paris, vers le milieu de 1889, M. le docteur Moreau, de Touri, signalant l'effrayante iniiltiplicatioii des crimes, indiquait, comme une des causes principales, cette publication qui en répand la connaissance ; et il demandait, comme un remède qui serait nécessaire avec d'autres, qu'on fît silence à leur endroit. Remarquons que ces sortes de Congrès sont pourtant asmez peu iN'lioieux.

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belle langue française que nous avons jusqu'ici cultivée avec un soin jaloux ; enfin, le bon journal doit s'appliquer k former le goût de ses lecteurs au lieu de le fausser, et à faire aimer le beau, et le bon(').

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