AUX JEUNES CANADIENS-FRANÇAIS
ct8cs Institutions, ittin de pouvoii' lu servir avec îimotii' eL fidélilc. Et comme elle est facile à seivii', lu patrie canadienne, comme elle cxiye ])cu de ses enfants !
Obéir à ses lois,
Contribuera lu richesse nulionale,
Voter librement et consciencieusement au jour du scrutin.
Vous devez vous estimer lieui'eux, bien uiniés jeunes f^ens, de vivre dans un ))ays où le service militaire est libre, oii le climat est des plus salubrcs, le sol fertile ; dans un pays où le teri-itoii-eest pui'seiné d'une quantité innombrable de lacs, arrosé de nombreuses rivièies et couvert de riclics forets de toutes soi'tcs ; dans un pays enfin, où la soumission aux lois est admirable, lu liberté individuelle ]iai'fuitement ussuréo, la l'eligion profondément l'cspectée et le droit do propriété sincèrement reconnu. Lu Constitution politique du Cunuda nous permet de jouir en puix do ces immenses bienfuits, et ses Institutions favorisent le dév^el()p|)ement de nos forces nationales.
Jeunes Canadiens ! n'oubliez ])as que le dioit public dont nous jouissons a été inscrit article par article dans la Constitution canadienne, après des efforts liéroïques et des luttes i)arlementaire8 gigantesques ; que cette Constitution elle-même a été arrachée hinibeuu par lambeau ù l'oligarchie anglaise, grâce aux efforts des générations qui nous ont précédés.
11 sciail donc indigne d'un vrai patriote de se servir à la légèie, ou lâchement et illégalement, d'une attribution que nos pères ont eu tant de peines à obtenir : le droit de vote, c'est-à-dire la faculté de choisir ceux qui doivent nous représenter dans le gouvernement responsable de la nation.
Nous habitons un immense pays qui a nom la Confédération canadienne. Cette confédération se compose de sept provinces (et d'immenses Terriloii-es) dot»t l'une d'elles, la Province de Québec, nous est particulièiement chère. Tout en remplissant fidèlement les devoirs que nous impose le pacte fédéral, nous devons veiller à ce que nos droits provinciaux et les garanties promises aux catholiques du Canada tout entiei" f-oient intégralement respectés.
Tout en contribuant à la prospérité générale de la Confédération, les Canadiens-français doivent conserver leur langue maternelle, leur foi, leur religion et leurs coutumes qui en font une nationalité distincte des différentes races qui se partagent l'Amérique du nord. Qu'ils évitent aussi les luttes acrimonieuses, les divisions profondes qui paralysent les forces de la nation. Qu'ils repoussent énergiquement les séductions de la corruption électorale et les entraînements de la politique de pai'ti.
Un jour ou l'autre, la province de Québec peut avoir besoin du vote compact de ses enfants. Des questions de la plus haute importance, concernant par exemple