OPINION DE LA PRESSE
(De la Semaine religieuse, de Montréal, du 11 janvier 1896.)
‘6 On nous a prié de recommander un Livre qui vient de paraître à Québec sous le titre de Manuel de droit civique, et dont l’auteur est M. C.-J. Magiun, professeur à l’École normale Laval. ;
Abstraction faite de cette invitation, nous étions bien décidé à ne pas luisser passer sous silence l'apparition de ce modeste volume composé pour la jeunesse étudiante, mais qui n’en est pas moins destiné à reudre de précieux services mêine à l’âge mûr,
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En effet, ils seront bien rares, croyons-nous, ceux qui pourront se flatter de n’avoir retiré aucun profit de la lecture dé ces quatre cents pages, dans lesquelles sont condensées, en cinquante leçons, des notions aussi précises que substan tielles sur les pouvoirs publics qui nous régissent: le gouvernement fédéral, la législature provinciale, l’organisation administrative dans la province de Québec, les municipalités, les paroisses, ler fabriques, la composition et les attributions Re de nos différentes cours de justice, la sûreté publique, nos forces militaires, notre système ecolaire, etc.
Si nous n’hésitons pas à parler de la sorte, c’est que Mur Bégin, le premier, nous en a dnnné l’exemple dans une très flatteu-e leitre d'approbation imprimée en tête du volume.
Voici ces paroles:
‘ Les notions claires, exactes, précises qu’il renferme (le Manuel de Droit civique) sur notre organisation politique, municipale, paroissiale et scolaire, sur les fonctions et les devoirs propres de tous ceux qui sont, à des degrés divers, associés à la direction de la chose publique, eu font wn ouvrage précieux, non seulement pour les élèves de nos maicons d'éducation, mais pour la plupart des personnes du monde. Vous avez réuni en un faiscean tout ce qu’il importe de savoir sur les divers rouages de notre régime social ; votre travail répond à un besoin que je constatais depuis longtemps. Les enfants de nos écoles, les jeunes gens de nos collèges et de nos université:, les ecclésiastiques et les laïques trouveront dans cet opuscale une foule de connaissances qui sont d’une utilité incontestable et quasi jour-
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Et cette recommandation, Sa Grandeur déclare qu’elle a
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éié donnée sur le rapport particulièrement favorable de personnes compétentes. chargées d'examiner le- travail de M: Magnan.
L’honorable M: Th. Chase-Casgraïn, procutèutgéiérét dela province de Québec, n’est pas moins prodigue d’éloges : 4 J'ai étudié allentivement, écrit:il à l'auteur, la partie légale de vôtre travail ; elle m'a semblée parfaite, et, si marecommandation-sur ce point peut êlre de quelque utilité, je vous là donne du mêmecœur que je vous adresse mes sympathiques félicitations.”
Le manuel que nous annonçons est done:très bien fait, et au point de vue légal, et au point de vue doétrinal: le t6moignage de Myr l’administrateur du diocèse de Québec et celui de M. le procureur général'de la province en sont une garantie suffisante,
Méritc-il les mêmes éloges comme œuvre pédagogique ?
Les hommes du métier répondront sans doute avant longtemps à cette question, et la Lémaine Religieuse ne tardera pas à faire connaitre leur sentiment.
Eu attendant ces appréciations autorisées, même au risque de pécher par imprudence ou par présomption, nous tenons . à dire que le Manuel de droit civique nous paraît répondre parfaitement au but que s’est proposé l’auteur : inculquer de bonne heure aux élèves les connaissances indispensables à tout citoyen; leur donner des notions succinctes, mais exactes, de notre régime constitutionnel et administratif: et préparer ainsi les jeunes générations à l’exercice raisonné de leurs droits comme à l’accomplissement intégral de leurs . nombreux et importants devoirs.
Il faut donc l’espérer, toutes les maisons d’éducation ado)teront ce inanuel, et sairiront avec empressement cette
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occasion qui leur est offerte d'inscrire sur leur programme l’enseignement du droit civique canadien ; car, selon la judi- Cieuse remarque de Mgr l'archevêque de Cyrène : ‘ s’il est bon de connaitre les législations de l’antiquité, . . . il est encore plus avantageux d’être au fait de-notre organisation sociale.”
: Mais, encore une fois, le livre de M. Magnan, quoique
| destiné aux enfants et au: jeunes gens, est appelé à rendre des services plus ou moins considérables à tout le monde,
et par conséquent tout le monde devrait le lire et l’étudier.”
(De La Vérité du 28 décembre 1895) ‘ Lelivre de M. C.-J. Magnan, Munuel de Droit civique,
vient de paraître, C’est un volume de plus de 400 pages.
L'auteur a reçu une lettre de Mgr l’Administrateur de Québec et une autre de M. le Proeureur-général de la province de Québec qui tous deux louent hautement son ouvrage. Nos félicitations en attendant que nous puissions publier ces lettres ei honorables pour notre confrère.”
(De la Semaine Commerciale du 27 décembre 1895)
‘ Le Manuel de Droit civique du professeur C.-J. Magnan vient de paraître. C’est un suceès, une véritable révéiation. Ce sera le livre de consultation indispensable pour tout le monde,”
La Semaine indique le plan du livre, publie la lettre de
| l'honorable Procureur et ajoute:
‘ Il n’est pas une question usuelle à laquelle ne 1éponde'
ce livre de plus de 400 pages, orné de gravures et de cartes géographiques.
Les marchands qui nous lisent devraient s’empresser de Pache ter en gros pour le vendre aux familles.
Tous les pères ne sauraient faire de plus belles étrenues à. leurs enfants à l’occasion du nouvel an.”
(Du Courrier du Canada du 30 décembre 1895)
‘“ Nous accusons réception, avec remerciements, -du Manuel de Droit civique, de M, C.-J. Magnao. Nous apprécierons dans un prochain numéro cet excellent ouvrage, qui fait le plus grand honneur à son auteur.”
(De l’Electeur du 31 décembre 1895)
“ Nous veuons de recevoir un Manuel de Droit civique, que vient de publier M. C.-J. Magnan, professeur à à l’Éco'e normale Laval.
C’est une des publications les Llus utiles, à notre avis, qui aient été faites dans cette province, depuis nombre d’anrées.
Nos lecteurs sont témoins des plaintes que nous formulons si souvent sur le peu de cor.naïiseances que l’on donne à ncs eufants sur leurs droits de citoyens. On leur enseigne bien. le grec, le latin, et dans beaucoup d'institutions maintenant J’anglais concurremment avec le françuis. On les prépare à l’étude du droit, de la médecine et des autres professions, mais on laisse un peu trop à eux-mêmes le soin d’appre: dre plus tard, ce que doivent être leurs devoirs et lcurs droits.
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