RÉSUMÉ DU CHAPITRE S'XIÈME
I. L'Église est la société des fidèles unis entre eux et avec Jésus-Christ par le baptême, par la profession de la foi chrétienne et la participation aux mêmes sacrements, et par la soumission à un même chef qui est Le Pape. C’est Jésus-Christ luimême qui à fondé l'Eglise afin de rendre perpétuelle l'œuvre de la Rédemption.
Église romaine est la véritable Église, car elle en possède les notes distinctives : elle est une, sainte, catholique où universelle et apostolique. Elle a reçu de Jésus-Christ les pouvoirs nécessaires à l’accomplissement de sa sainte mission sur la terre. Enfin, l’Église catholique est une société parfaite et vraie, distincte de toutes les autres par son origine, par ses moyens d'action, et surtout par
sa fin spéciale qui est le bonheur éternel des hommes.
IL. L'État est une société naturelle formée d’un grand nombre de familles unies entre elles par la soumission à un même pouvoir politique, dans le but d'assurer leur prospérité et leur bonheur temporels sur la terre. La base de la Société civile (l'État) est la famille créée par le bon Dieu luimême au commencement du monde, Dieu n’a pas institué lui-mêine les divers États politiques : les homimnes sont libres de choisir la forme de gouvernement qui leur convient, mais l’uutorité nécessaire au pouvoir civil vient de Dieu qui le confie aux gouvernants par l'entremise du peuple.
Depuis la venue du Sauveur, l’État est non seulement tenu de procurer aux individus et aux familles le bonheur terrestre, mais 1l doit aussi les aider, daris les limites de ses attributions, à acquérir et à conserver les biens nécessaires au salut éternel.
III. La raison, les Saintes Écritures et l’Église nous apprennent que, suivant les vues de la Providence, les autorités religieuses et civiles doivent s'unir sur le terrain religieux et social. L'Église et l'État doivent: 1° éviter ce qui pourrait porter atteinte aux droits de l’autre ; 2° prêter à l’autre, dans certains cas, le concours de sa puissance et de ses moyens d'action. L'État ne saurait se séparer de l’Église sans trahir les intérêts les plus chers de ses membres. Cette dernière procure d'immenses avantages au pouvoir civil, qui, en retour, a de graves obligations à remplir à l'égard de l'autorité religieuse,
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Il convient de placer à la tête de l'État des hommes de caractère, pénétrés de bons principes et parfaitement éclairés de leurs devoirs d'état.
LECTURES EN CLASSE