ADMINISTRATION DES POSTES
1. Quel est, actuellement, le nombre de bureaux de poste en activité au Canada ?
Le nombre de bureaux de poste actuellement en activité au Canada est do 8,700.
2. Quelle est, actuellement, l’étendue de nos routes postales ?
Actucllement, l'étendue de nos routes postales est de 30,900,000 milles.
8. Quelle est, actuellement, la répartition des bureaux de postes dans les diverses provinces de la Confédération ?
Los burcaux de postes sont repartis comme suit dans les diverses provinces : Ontario, 3,115 ; Québec, 1,585 ; Nouvelle-Écosse, 1,570 ; Nouveau-Brunswick, 1,148; Ile du Prince-Édou:ul, 359 ; Colombie Britannique, 230; Manitoba et Territoires du Nord-Ouest,
&. Quel a été, aw cours de l’année 1894, le nombre approximatif de lettres, journaux et autres cols de poste en circulation au Canada ?
Au cours de l’année 1894, le nombre approximatif de lettres, journaux et autres colis de poste, en circulation au Canada, a été comme suit :
Lettres 107,145%,000 ; cartes postales 23,6935,000 ;
lettres chargées 3,237,200 ; lettres qui ont circulé en franchise 4,925,500 ; journaux ct publications périodiques, livres, circulaires, échantillons, patrons, etc., 22,353,000 ; paquets de manuscrit d'imprimerie, photographies, titres, polices dl’assurances, etc., 1,829,000 ; paquets contenant des matières postales de 5e classes, ouverts pour pouvoir être examinés 886,000; colis expédiés par la messagerie postale 241,900 ; paquets fermés pour le Royaume-Uni et autres pays 14,780.
ulé en périos, Ctc., >, pho- 9,000 ; lasscs, : colis aquets
‘4 Le patriotisme, c’est l'amour de son pays, le dévouement à lâ terre où l’on a vu le jour ; c’est cet attachement inné dans le cœur de l’homme aux objets de la nature qui ont les prmiers frappé ses regards, et qui ont été les témoins de ses premiers pas dans la vie.”
Mer. L. F. LAFLÈCHE.
LES CANADIENS-FRANÇAIS SONT RÉELLEMENT ps UNE NATION
Quand on voit une population de près de deux millions d'’âmes se lever comme un seul homme pour répondre à l’appel de son nom, parlant la même langue, proclamant la même foi ; quand on la voit tenir par le cœur aux institutions et aux lois que lui ont léguées ses ancêtres, travailler courageusement à exploiter le sol qu'ils ont acquis au prix de leur sang, qu'ils ont arrosé et fertilisé de leurs sucurs ; quand l’histoire
en main, on voit que ces deux millions d’âmes nesont
que l'épanouissement régulier des quelques familles françaises qui sont venues s'établir ici il y a à peine trois cents ans, pour évangéliser les peuplades souvages et infidèles de ces contrées, il faut bien en convenir et dire : Digitus Dei est hic : Le doigt de Dieu est là.” Un développement aussi prodigieux à tra-
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vers tant de vicissitudes et en présence de tant dé difficultés, est bien réellement le cachet de l’œuvre de Dieu. Ces quelques familles étaient bien de celles que la divine Providence a privilégiées pour êtro l’origine et la source d’unc nation. La discrétion et le soin qui ont présidé à leur élection pour cette haute mission nous autorisent, ce semble, à leur appliquer ces paroles de la Ste-Écriture au patriarche Abraham : ‘“ Sors de ton pays et viens duns la terre que je te montrerai; je ferai de toi une grande nation ; j'y m |ltiplierai ta postérité à l’égal des étoiles du ciel, ot le nombre de tes descendants pourra égaler celui des sables qui sont au rivage de la mer.”
Oui! nous lo répétons avec bonhour pour le passé et confiance dans l'avenir : nous, Canadiens-français, nous, les doscendants de ces nobles familles qui ont . donné dos martyrs à l'Église et des héros à notre bienaimée patrie, nous sommes aujourd’hui une nation. La torre que le sang de ces martyrs a purifiée, ct'sanctifiée, le sol que la valeur de ces héros a si légitimement conquis, défendu et conservé uvoc tant de sac: fices, est notre patrie,
Le Cunadien-français qui ne serait pas fier de son ‘origine ot content de sa patrie se montrerait, certos, par trop difficile. Bien peu de nations aperçoivent à l'aurore de leur histoire une auréole aussi glorieuse et aussi puro ; beaucoup, au contraire, ont en partage un territoire dont la fertilité, la salubrité climaté-
rique et los richesses naturelles sont grandement inférioures à ce qu'offre la grandiose et pittoresque vallée du St-Laurent. Nous devons donc, Canadiens: français, bénir la divine Providence qui nous a si bien servis, et nous attachor inviolablement au sol où reposent les cendres de nos religieux ancêtres, et où de grandes destinées nous sont sans aucun doute réscrvées.
Mar. LAFLÈOHE,
(La Société Civile).