‹ Manuel de droit civique [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 270 · E. SOUVESTRE · texte numérisé non relu

E. SOUVESTRE

Mes bien chers petits compatriotes, jusqu’à ce jour, pour vous, la patrie, c’est tout ce qui vous entoure, tout ce que vous aimez. La chambre où travaille votre mère, la maison paternelle, les voisins, les champs, les arbres, le vieux cimetière où reposent les parents et les :amarades défunts, la petite école, le bon curé de la paroisses le clocher du village, c’est la patrie ! Vous la voyez, vous la respirez partout, cette «his et bien-aimée patrie. *

xéanmoins, la patrie ce n’est pas seulement le

‘€ Où l’on aima sa mère, où l’on connut son Dieu, ‘6 Où naissent les enfants dans la chaste demeure,

‘ Où sont tous les tombeaux des êtres que l’on pleure.

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C'est bien plus que cela !

La patrie, c’est avant tout l’ensemble des institutions à l’abri desquelles votre père à pu établir sa maison, y économiser le fruit de son travail, y aimer votre raère ct donner la nourriture et l'éducation à ses enfants.

La patrie, c'est encore une puissance bienveillante ct sévère qui veille sans cesse à nos côtés pour faire respecter nos droits, qui nous permet de vivre paisibles dans notre maison, pour jouir du fruit de nos Jabeurs et du bonheur du foyer domestique,

Si nous sommes libres, c’est-à-dire soustraits à la domination du plus fort et du plus habile ; si nous pouvons accomplir nos devoirs sans entraves, Cxorcer librement notre religion : c'est grâce à la patrice ; c'est aussi sous la protection de la patrie que l’éducation so répand, que l’agriculture se perfectionne, que l’industrie se développe, que le commerce prospère et que les sciences et les arts fleurissent.

Figurez-vous, mes jeunes amis, vos droits et vos devoirs, votre bonheur ct votre liberté, vos affections et vos CSpérances, vos souvenirs et votre reconnaissance; réunissez tout cela sous un seul nom, et ce nom-là sera la PATRIE |

Si la patrie tient une si large place dans notre existence, si nous lui devons, après Dieu et son Église, tout ce que nous possédons, tout ce que nous sommes, nous devons donc aimer à connaître sa Constitution

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