‹ Manuel de droit civique [microforme]Chapitre 4 sur 202 · JEUNES CANADIENS-FRANÇAIS · texte numérisé non relu

JEUNES CANADIENS-FRANÇAIS

4 La patrie, c'est la famille en grand, c’est le morceau du. monde où lieu à attacho notre corps et nuire âme.”

E. SON vVESTRE.

Mes bien chors petits compatriotes, jusqu’à ce jour, pour vous, la patrie, c'est tout ce qui vous entoure, tout ce que vous aimez. La chambre où travaille votre mère, la maison paternelle, les voisins, les champs, les arbres, le vieux cimetière où reposent les parents et les camarades défunts, la potite école, le bon curé de la paroisse, le clocher du village, c'est la patrie ! Vous la voyez, vous la respirez partout, cette chère et bien-aimée patrie.

Néanmoins, la patrie ce n’est pas seulement le berceau

‘ Où l’on aiïma sa mère, où l’on connut son Dieu, # Où naissent les enfants dans la chaste demeure, ‘ Uù sont tous les tombeaux des êtres que l’on pleure, :

C'est bien plus que cela !

La patrie, c'est avant tout l’ensemble des institutions à l'abri desquelles votre père à pu établir sa maison, ÿ économiser le fruit de son travail, y aimer votre mère ct donner la nourriture et l'éducation à ses cufants.

La patrie, c’est encorc une puissance bicnvecillante «trévère qui veille sans cesse à nos côtés pour fuire respecter nos dioits, qui nous permet de vivre paisibles duns notre muison, pour jouir du fruit de nos lubeurs et du bonheur du foyer domestique.

Si uous sommes libres, c’est-à-dire soustruits à la cCominatien du plus fort et du plus habile; si nous pouvons uccomplir Los devoirs sans Cntraves, cxcrver librement notre religion : c’est grâce à la patrie ; c'est aussi sous la protection de la patrie que l’éducation so répand, que l'agriculture se perfectionne, que l’industrie se développe, quo le commerce prospère et que les scicnces ct les arts fleurissent.

Figurez-vous, mer jeunes amis. vos droits et vos devoirs, votre bonheur et votre liberté, vos affections et vos ckpérurces, vos souvenirs cb votre reconnaissance; réunissez tout celu sous un seul om, et ce nom-là sera la PATRIE |

Si la patrie tient uno si large place dans notre existonce, si nous lai devons, après Dieu et son Église, tout ce que nous possédons, tout co que nous sommes, nous devons donc aimer à connaître sa Constitution

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