‹ Manuel de droit commercial français et étranger droit maritimeChapitre 5 sur 14 · DÉDICACE. IX · texte numérisé non relu

DÉDICACE. IX

qu'il y fait brèche, qu'il s'impose. Le travail lent, mais constant des peuples vers Tunification s'affirme surtout par le Droit maritime; et s'il est vrai de dire que les lois d'un peuple ne sont que la consécration de ses usages et de ses besoins, c'est surtout dans cette partie de la législation. Il appartient à la philosophie du droit de déterminer la part due à la sagesse du monde maritime, au consentement universel des peuples, dans les développements nouveaux que reçoit chaque jour le Droit maritime ; à elle aussi d'étudier la mesure dans laquelle les principes si larges, si généreux et si humanitaires du Droit maritime pourraient être étendus au Droit civil.

Nous devons rendre justice à la phalange peu nombreuse, mais brillante, des jurisconsultes de nos jours, qui contribuent à éclairer et à faire progresser la science du Droit maritime. A. MM. Du four de Paris, Cauvet de Marseille, etc., revient la gloire de continuer l'œuvre des Émérigon, des Valin, en élucidant les questions nouvelles qui surgissent chaque jour, et en apportant une certaine méthode dans la critique et l'application des principes.

Il est un nom surtout que nous ne prononçons qu'avec une profonde vénération, c'est celui de M. Aldrick Caumont^ auteur du Dictionnaire Universel de Droit maritime. Savant infatigable, il a fouillé les parties les plus obscures du Droit maritime et accumulé des matériaux d'une telle richesse que tout semble prévu, analysé et jugé, en ce qui concerne la législation et la juriprudence françaises.

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