VUI DÉDICACE
cune; et nous ayons l'assurance d'avoir fourni des renseignements assez clairs, assez méthodiques et assez complets pour que notre liyre, facile à consulter par la-classification des matières, prenne place dans les bibliothèques de bord.
Nous aurons rempli notre but, si les connaissances nouvelles que le Manuel de Droit commercial français et étrann ger est appelé à répandre dans le monde des navigateurs, ajoutent quelques gages de sécurité : si, d'une part^ en contribuant à faciliter le juste règlemenlt des pertes et dommages, nous pouvons espérer de les voir diminuer; et si^d'autre part, la diminution des risques de perte permet à la spéculation maritime de se développer et de s'enhardir.
Aucun encouragement à la navigation marchande ne doit être dédaigné, puisqu^il est constaté par la science économique moderne que la principale richesse des nations est sur les navires.
Les plus petits Etats ne s'agitent-ils pas pour avoir des ports et des comptoirs, c'est-à-dire pour s'affranchir du tribut qu% paient aux peuples essentiellement maritimes qui font les expéditions, et retirer tout le profit de leurs productions en créant eux-mêmes une marine ?
Les jurisconsultes trouveront dans la comparaison des lois maritimes des divers peuples un sujet de méditations utiles. Sur ce terrain se ranime encore la vieille lutte du droit coulumier contre le droit écrit, de l'usage contre la loi. Si l'on ne proclame pas ouvertement, en Droit maritime, que l'usage prévaut contre la loi, on constate néanmoins