‹ Manuel de droit maritime internationalChapitre 1 sur 71 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

En entreprenant la traduction du livre de M. Perels, j'ai cru faire chose utile à tous ceux qui, en France et dans les pays de langue latine, prennent intérêt aux questions du droit des gens maritime.

Le mérite de cet ouvrage réside dans son caractère éminemment pratique. Sans négliger les principes, sans se départir d'une méthode d'exposition à la fois logique et succincte, M. Perels ne perdjamais de vue le but qu'il s'est assigné. Il a voulu faire un traité de droit positif, et offrir un guide à ceux que leur profession appelle à s'occuper des choses de la mer. De l'avis déjuges compétents, il a réussi. La sûreté des vues, l'abondance des informations appuyées sur les documents officiels les plus récents, dénotent à chaque page le savant et l'homme d'expérience, versé dans l'administration de la marine d'un grand pays.

Anciennement les livres traitant la matière exposaient à peu près exclusivement les conflits que font naître les droits et les devoirs si peu définis, si contestés des belli-

VI PUÉFACE DU TRADICTEUR.

gérants et des neutres sur mer. Bien qu'elles soient devenues plus rares depuis la déclaration de Paris du 16 avril 1856, ces controverses n'ont rien perdu de leur importance, et M. Perels ne les omet pas. Mais les relations pacifiques se développent constamment entre les divers peuples ; elles se compliquent et réclament plus que jamais l'entente des puissances et de nouveaux règle^ ments. La moitié du livre que j'ai traduit leur est consacrée : on lira avec intérêt les chapitres qui traitent de l'étendue de la souveraineté sur les eaux du littoral, de la nationalité des navires, surtout de la situation juridique des bâtiments de guerre et de commerce en dehors des eaux territoriales.

Ce manuel est destiné avant tout aux officiers de la marine allemande. Il nous fait connaître, et ce n'est pas l'un de ses moindres avantages, comment les graves problèmes du droit maritime sont appréciés dans les sphères administratives d'une nation qui compte parmi les plus puissantes du monde. Comme tous les publicistes du droit des gens, l'auteur s'inspire des intérêts de sa patrie et reste fidèle aux idées qui ont cours dans son pays. Certaines appréciations soulèveront peut-être à ce point de vue quelque contradiction. Mais nous ne connaissons pas d'oeuvre qui n'y prête; le lecteur, du reste, rendra hommage à l'impartialité et à la modération dont il rencontrera des preuves nombreuses. Les Français remarqueront la haute estime en laquelle est tenu à l'étranger M. T. Ortolan, Féminent auteur des Règles internationales et diplomatie de la mer.

M. Perels a reproduit dans la langue originale tctûtes

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les citations qu'il emprunte aux écrivains ou aux documents officiels français^ anglais^ italiens. Il m'a paru que , cet exemple, imité de plusieurs ouvrages français, notamment de celui de M. T, Ortolan, devait être suivi, au moins en ce qui concerne les citations anglaises. Il n'est personne, en eflTet, qui puisse se livrer à l'étude du droit des gens sans consulter dans les sources les publicistes, la jurisprudence, Its lois de l'Angleterre.

J'ai pensé également qu'il serait utile de compléter le livre par l'addition de quelques documents qui ont vu le jour depuis la publication de la première édition allemande.

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