PRÉFACE XI
I va sans dire que nous décrivons la machine constitutionnelle telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être. Nous ne faisons pas de la critique ou de la philosophie, nous expliquons, nous photographions, pour ainsi dire, nos institutions politiques. Nous admettons bien leurs qualités comme nous ne contestons pas leurs défauts, mais encore une fois, la critique du régime parlementaire n’est pas notre but. Nous avons voulu nous borner au rôle d'interprête et notre ambition sera satisfaite si nous avons pu rendre intelhigible une constitution politique que, du reste, personne ne songe à changer.
Quand donc nous disons que, sous l'empire du droit parlementaire, le roi règne mais ne gouverne pas, que la chambre haute, quelle qu'elle soit, doit céder, sur une question vitale, à la chambre élective, quand l'électorat s'est prononcé dans le sens de cette dernière, que la nation décide de tout en dernier ressort, nous n'énonçons que des axiomes de droit constitutionnel. Il n'y a pas à se le cacher, ce sont les électeurs qui gouvernent en Angleterre, au Canada, partout où fleurissent les institutions politiques de la métropole.
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