CHAPITRE V
ORGANISATION DÉFENSIVE DES CHEMINS CREUX, DES CAVITÉS, DES FOSSÉS, DES HAIES, DES CLOTURES, ETC.
Le terrain présente fréquemment des objets qu'on peut disposer pour la défense, avec peu de travail et de peine. I^es cavités, les fossés et les chemins creux sont de ce nombre.
Supposons qu'il s'agisse d'organiser défensivement le chemin creux a, &, c, d (ûg. 95), dont le bord intérieur d commando le bord extérieur a .
Dans ce cas, on creusera sur le bord intérieur une tranchée de 0"*80 ou de 1"30 de profondeur — selon le
temps dont on dispose — et Ton jettera les terres dans le chemin creux, pour que rien ne décèle à Tennemi la présence d^une ligne de tirailleurs retranchés.
Si le bord intérieur d ne commande pas le bord extérieur a, on devra, pour battre le terrain en avant du chemin creux, élever sur le premier bord, une masse couvrante d'une hauteur convenable (fig. 96),
Fig. 96.
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Lorsqu'on voudra utiliser un chemin creux ou une dépression du sol, pour y cacher des troupes ou pour les y faire circuler, à l'abri des vues de l'ennemi, on entaillera dans le talus une banquette pour fusiliers, à laquelle on arrivera par des gradins ou des rampes.
Si du bord de l'excavation on découvre bien le terrain extérieur, on rejettera en arrière la terre fouillée, pour que rien ne frappe la vue de l'ennemi (fig. 97).
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Fig. 97.
Si l'on ne découvre pas complètement le terrain, on
formera sur le bord un parapet (ôg. 98) d'une hauteur ■convenable.
Lorsque Texcavation a peu de profondeur, on augmente le couvert en Tapprofondissant et en formant un parapet avec la terre qui provient de la fouille (fig. 99).
Fig. 99.
Un fossé étroit et profond, dans lequel il y a de Teau ou de la vase, peut être utilisé comme abri de tirailleurs, si on le profile conformément aux indications de la fig. 100.
Fig. 400.
Une digue parallèle à la position, est organisée défensi* vement comme l'indique la fig. 101; si elle est trop
Fig. 401.
éloignée pour être occupée, on la recoupe en glacis ou on lui donne le profil a, 6, c (fig. lOl**'*) pour qu elle ne serve pas de couvert à Tennemi.
Fig. dOl"'.
S'il y a des arbres sur la digue, on les abat sans les détacher de la souche et on les renverse sur le talus extérieur pour former un abatis.
Lorsque la digue a une hauteur et une largeur telles que le terrain en avant, ne peut être entièrement battu de la crête postérieure de la digue, on doit ou bien flanquer cette digue, ou bien y creuser une tranchéeabri près du talus extérieur (fig. 102).
S'il est nécessaire de pouvoir tirer des deux côtés, on
si des feux des revers sont à craindre, on creuse une
Fig. 102.
seconde tranchée-abri prôs du talus intérieur (voir le tracé pointillé).
Pour défendre le bord d*une route, on approfondit le petit fossé qui le longe, et Ton utilise les arbres qui le bordent, comme l'indique la fig. 102**'*.
FIg. 40Î**'.
Organisation délensive des clôtures.
Les clôtures les plus usitées sont les haies, les parois en planches, les grilles et les murs.