‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 11 sur 69 · JO · texte numérisé non relu

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Pour abriter les servants, on creuse, sur les côtés de la piôte, des excavations de 0"*50 au moins de profondeur,

dont la terre peut être employée à former les bonnettes indiquées par des traits pointillés. Ces excavations sont séparées de la masse couvrante par des banquettes de 0^40 de largeur, sur lesquelles s'assejeront les servants.

Fig. 87.

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Ptofil no i.

Profil no t.

L*abri ainsi constitué, protège moins bien la pièce et les servants contre les feux d*écharpe, que celui représenté par la âg. 85.

Pour obtenir les mômes garanties, on devrait masser des terres sur les côtés de la pièce et adopter les disposi-

lions de la fig. 87. Ce type d*abri non enterré, exigerait toutefois plas de travail que le précédent, puisque le déblai est de 26™" environ, tandis que celui de Tautre n'est que de 1 1"*0'. On ne remploiera donc que dans les lignes d'investissement.

Lorsque, sur le champ de bataille, les emplacements sont très resserrés, on doit souvent rapprocher les pièces au point de ne plus conserver entre elles que des intervalles de 10 mètres (d'axe en axe). Alors il est avantageux de créer, pour chaque batterie, un abri continu, d'après les indications de la fig. 88.

Les excavations situées entre les pièces et aux extrémités de la batterie, ont pour objet d'abriter les servants et d'assurer les communications entre les pièces. On y construit de petits magasins de charges et de projectiles, semblables à ceux des abris pour canons isolés.

Les excavations des extrémités sont quelquefois prolongées en aiTière, pour former une communication couverte entre la batterie et l'emplacement qu'occupent les avant-trains.

Le parapet a 5 mètres d'épaisseur devant les pièces, et 3 à 4 mètres seulement devant les excavations pour servants.

Lorsque la direction du tir est parfaitement déterminée, on peut exhausser l'épaulement de chaque côté de la pièce de manière à former des embrasures peu profondes .

On peut aussi exhausser l'épaulement au moyen de bonnettes de 0™30 de hauteur et de 0™40 d'épaisseur en crête, comme l'indique le tracé pointillé.

Le takis intérieur est revêtu de planches ou de claies, à l'emplacement des bouches à feu. Il ne l'est, dans les excavations pour servants, que si la tferre est très légère.

Lorsque la batterie doit servir longtemps, comme c'est

le cafi dans les lignes d^investissement, on complote les

Fig. 88.

Pro/ll no 1.

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Pro/ll no t.

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excavations pour servants, par des abris très simples

composés de bois de grume, de branches, de gazons et de terre.

Quand le terrain à remplacement des pièces est mou, on met des planches sous les roues et sous les crosses

des afiiHts.

Cette prescription est applicable à toutes les batteries enterrées ou non enterrées.

Pour exécuter la batterie à épaulement continu, décrite ci-dessus, on porte sur la ligne AA, qui en marque la direction et l'emplacement, les points C, D,E,P, etc., en faisant BC = 5"», CD = 3°», DE = 7«, EF = 3°», et ainsi de suite. En ces points, indiqués par des piquets, on élève des perpendiculaires sur lesquelles on marque les points B', B" et B"', C, C" et C", D', D" et D'", etc., situées respectivement à 2'»62, 5™ et 7» de B, C, D, etc. Ces points sont également indiqués au moyen de piquets.

On établit 6 travailleurs par pièce aux endroits indiqués par le signe S. Ils portent la fouille à 0"^40 de profondeur (sans entamer les rampes). Lorsque cela est fait, on place les travailleurs aux endroits marqués par le signe { . Le n^ 3 remanie les terres fouillées par le no 4 (1).

Un sous-officier suffit pour surveiller la construction de deux épaulements.

L'officier qui dirige le travail, marque par des piquets, le front de la batterie et les axes des pièces. Les autres indications sont données par les sous-officiers ; ceux-ci font également tracer à la pelle ou à la pioche les limites

(4) A Anvers le tracé a exigé iK', la première période de travail, 70' et la deuxième, 495'. Avec neuf hommes par pièce le travail a été exécuté en 3h. 45'. — iV. B, Avec 44 pelles danoises et SS hommes se relevant de SO' en SO', le travail a été exécuté, par le génie, en Sh. 30'.

du déblai. Les terres du parapet sont piëtinées de temps en temps, pour augmenter leur tassement.

Le sol devant ofirir le plus de résistance possible à remplacement des bouches à feu, on aura soin de ne pas Tentamer à la pelle.

Pour terminer les batteries, on dresse les talus et les rampes, on revêt le talus intérieur, à remplacement des

Fig. 89.

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Pro/ll no 1.

pièces, on met en place les boîtes à munitions, on établit» p'il y a lieu, des communications entre la batterie et les

avant-trains, et, dans certains cas, on crée dans les excavations des abris pour servants.

Lorsque les pièces doivent être établies sur le sol, la batterie à épaulement continu est construite d*aprôs les indications de la fig. 89.

On trace la batterie de la manière suivante :

Sur les lignes AA. on plante les piquets 6, C, D, Ë, F, etc., à des distances respectivement égales à 3"*, 7"*, 3", 7™, etc. De chacun de ces points on abaisse des perpendiculaires, de 3 mètres de longueur, aux extrémités desquelles on plante les piquets B', C, D', E', F', etc. Pour obtenir la direction du bord intérieur de la fouille, on prolonge C'C et D'D, de 4.50, et Ton trace légèrement à la pelle ou à la pioche, Talignement C" D", déterminé par les extrémités de ces prolongements.

Pour la défense des villages et des déûlés,et dans d'autres cas particuliers, il est quelquefois nécessaire de construire des batteries sur des emplacements qui peuvent être pris d*écharpe ou d'enûlade par Tartillerie ennemie. On adoptera pour ces cas le type d'abri avec traverses, représenté par la fig. 90.

On augmentera la sécurité des servants en exhaussant répaulement au moyen de bonnettes (indiquées par des traits interrompus).

Abris poor avant-trains.

Les avant-trains doivent rester dans le voisinage des pièces, pour faciliter Tapprovisionnement. A Sadowa, deux batteries autrichiennes, surprises par une attaque d'infanterie, furent obligées de se retirer précipitamment parce que leurs avant-trains avaient été laissés à plus de 100 mètres des pièces.

On établit les avant-trains en arrière ou sur le côté de la batterie, dans des plis do terrain ou sur des points où

Fig. 90.

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ils sont abrités par des bâtiments ou par d'autres obstacles résistants.

Quand cela n'est pas possible, on construit (particulièrement dans les lignes d'investissement) des couverts spéciaux pour les avant-trains, à moins qull n'existe des couverts incomplets, tels que levées de terre, enclos, etc., que Ton puisse approprier et compléter.

La hauteur du couvert doit être de 2™00 à 2"*50.

Lorsque les avant- trains peuvent être établis en arrière

Fig. 91.

Profil n» 1 .

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«t sur les côtés de la batterie, on obtient un couvert complet en creusant un fossé de 75 mètres do longueur «(voir fig. 91), dans lequel six avant-trains attelés sont

placés l'un derrière Tautre. On construit des rampes aux extrémités de ce fossé, et Ton donne à son talus de revers une base double de la hauteur pour que, en cas de presse, les avant-trains puissent le franchir et sortir tons à la fois.

L'exécution de cet abri exigeant beaucoup de travail,

Fig. 9S.

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Pro/ll no I

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on se contente la plupart du temps de couvrir les avanttrains sans leur attelages, en les plaçant perpendiculairement à la masse couvrante (voir âg. 92).

On creuse alors pour chaque avant-train une tranchée

Fig. 93.

Fig. 94.

Abris pour une batterie^

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en rampe, et on réunit ces diverses tranchées par une communication couverte.

Lorsque les avant-trains sont placés en ligne, derrière la batterie, on ne creuse pas cette communication, afin de pouvoir passer entre les couverts, pour accrocher directement les avant-trains aux affûts (ôg. 93).

La fig. 94 représente une batterie ainsi retranchée. Les chevaux sont abrités derrière des couverts naturels ou dans des plis de terrain, a proximité des avant-trains.

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