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IV. — Murs

Les murs protègent parfaitement les défenseurs contre les feux de mousqueterie, mais ils produisent des éclats dangereux, lorsqu'ils sont frappés par les obus, à moins qu'ils n'aient une épaisseur minimum de 1 mètre (1).

On tire au-dessus des murs, quand ils ne sont pas très hauts, ou quand ils ont trop d'épaisseur ou de dureté pour qu'on puisse y pratiquer des créneaux. Ce tir est plus efficace que celui par des créneaux, mais il expose davantage les tireurs.

Si le mur a l"*dO de hauteur, on creuse en avant

Fig. m.

un fossé, pour augmenter les difficultés de l'escalade (fig. 111). S'il a moins de 1»°30 de hauteur, on fait, à

(i) Des murs moins épais, ou des murs de celte épaisseur, en maç «nnerie médiocre, sont percés par l*obus de 9 centimètres. Cet obus éclate après les avoir traversés, et projette contre les défenseurs une grêle de décombres qui est dangereuse jusqu^a la dislance de 50 mètres (voir annexe II.)

remplacement des tireurs, une tranchée dont la profondeur est égale à la différence, et Ton creuse, en avant du mur, un fossé dont les terres sont en partie relevées contre la paroi extérieure (fig. 112).

Fig. iiâ.

Lorsque le mur a plus de l'^SO, on y adosse une banquette, de préférence en terre, pour qu'elle offre plus de solidité et qu'on puisse l'utiliser comme masse couvrante après la destruction de l'enclos (fig. 113). Toutefois,

Fig. ii3.

fZfiOi

l'établissement de cette banquette contre un mur élevé exigeant beaucoup de temps, on y substitue, le plus sou-

vent, des tables, des bancs, des chaises et d*autres meubles tirés des maisons voisines (ôg. 114}.

Si Ton n*a pas de matériaux convenables pour former la banquette, et si le mur n'est pas très épais, ni trôs solide, on y pratique des créneaux et Ton creuse un petit fossé en avant, pour empêcher que Tennemi n'embouche ces créneaux (ôg. 115).

Fig. 445.

Dans ce même cas, si Ton éprouve beaucoup de diffl-

cultes à percer les créneaux, à cause des dimensions ou de la dureté des pierres^ on démolit une partie du mur, pour réduire sa iiauteur à 1"^30.

Fig. 116.

Un mur d'au moins 2°*70 de hauteur permet rétablissement de deux lignes de fusiliers ; la ligne inférieure

Fig. Ml.

(Jtoj

tirera par des créneaux et la ligne supérieure fera feu par-dessus la crête du mur (âg. 116 et 117).

Les échafaudages nécessaires pour cette appropriation doivent être très solides et formés comme ceux que l'on emploie dans la construction des maisons; ils exigent beaucoup de temps et de matériaux.

Comme le moyen le pltis facile et le plus sûr de vaincre l'obatacleque présentent des murs élevés est d'y appliquer des sancissone de dynamite, il sera souvent utile d'établir la banquette à 0™80 seulement sous la crête du mur. Les hommes qui tireront assis, seront alors entièrement couverts, et ceux qui tireront à genoux, ne seront pas plus exposés que s'ils faisaient feu en se tenant debout derrière une masse couvrante de l^SO de hauteur. Lorsque l'ennemi s'approchera du mur, pour y appliquer des saC3 do poudre ou des saucissons de dynamite, les défenseurs pourront l'atteindre en se mettant debout et en tirant, penchés en avant, par-dessus le mur.

On peut également obtenir un double étage de feux,

Fig. H8.

lorsque le mar n'a que 2 mètres de hanteur, en construisant une banquette en planches à l^SO sous la crête du mur et en perçant, sous cette banquette, une ligne de créneaux pour des tireurs assis ou k genoux (fig. 1 18).

Lorsque le mur a plus de 2 mètres de hauteur, on peut y pratiquer deux rangées de créneaux . les premiers à I^dO au-desBUS du sol et K l'^SO les uns des autres, les seconda, dans les intervallea dea précédents , et & 0"20 au-dessus du sol {flg. 119), L'ouverture intérieure des créneaux de la rangée supérieure, a e

0"12 do hauteur et 0"12 de largeur (î). Les dimensions des onrertures extérieures varieut avec l'épaisseur du mur. Les créneaux supérieurs permettent un tir horizontal et incliué vers le bas, et les créneaux inférieurs, un tir horizontal et incliné vers le haut.

Les créneaux évasés vers l'intérieur préservent mieux les tireurs que les créneaux évasés vers l'extérieur , mais par ceux-ci on voit mieux ce qui se passe dans te

(0 Ces dimensiona ne toat daoDéei qn'A lilro d'iDdication. Dans la praiiqoF, les créneaax sont g^nâralament des Irons irréguliers, sans

champ de tir. On évasera donc vers Textéiieur les créneaux destinés à la surveillance et au flanquement.

Quand l'épaisseur du mur dépasse 0°^Ô0, on accélère le travail en attaquant la maçonnerie des deux côtés ; les créneaux ont alors un double évasement, avec rétrécissement minimum de O'^IO.

Les créneaux horizontaux donnent un plus grand champ de tir que les créneaux verticaux, mais ils affaiblissent davantage le mur.

L*espacement des créneaux est, en général, de 1"^00.

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