‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 22 sur 69 · IV. —Mite en état de décrue des viOages · texte numérisé non relu

IV. —Mite en état de décrue des viOages

La nature et l'iinportanco des traTsux i. exécuter pour la défense des villages varient selon les circonstances et les lieux.

On évitera de choisir, pour les fortifier, des villages d'où l'on ne découvre pas bien le terrain environnant, ou qui sont dominés à bonne portée de fusil ; tels sont, par exemple, les villages situés au pied on sur le versant de hauteurs occupées par l'ennemi.

Ceux qui se trouvent sur des sommets élevés que l'on

peut voir de loia et canonaer de différents points, ne sont pas non. plus dans des conditions favorables.

Les meilleurs sont les villages qui, ayant devant eux un champ de tir suffisant pour la mousquoterie, reçoivent une protection efficace des batteries de la position. Ils occupent en général le versant du plateau dont Tarmée garnit le bord ou la crête. Etant plongés par les feux des troupes et de batteries de la 1'* ligne de bataille, leur attaque présentera de grandes difficultés et, dans la plupart des cas, Tassaillant ne pourra pas s'y maintenir.

On divise les villages en trois catégories :

La première comprend ceux dans lesquels on établit des postes détachés qui doivent pouvoir résister, par leurs propres forces, le plus longtemps possible ou seulement jusqu*à ce qu'on vienne à leur secours.

A cette catégorie appartiennent les villages qui renferment des dépôts de vivres ou de munitions, ceux qui font partie de la ligne extérieure d'un cantonnement ou d'un quartier d'hiver, et ceux qui sont occupés par des postes d'observation établis sur le front ou sur les flancs d'une armée.

A la deuxième catégorie appartiennent les villages situés en avant d'une ligne de bataille, ou intercalés dans cette ligne.

La troisième catégorie comprend les villages auxquels s'appuient les flancs d'une armée.

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