‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 7 sur 69 · OMI · texte numérisé non relu

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L'un et l'autre profil ont assez de largeur, pour qu'on puisse étahlir, au hesoin, dans la tranchée, deux rangs de tireurs.

L'ahri fig. 48, permet de tirer dehout. Il est préfé-

rable aux précédents, parce que le tirailleur résiste mieux à Tattaque et a plus de confiance en lui-même, lorsqu^il est debout que lorsqu^il est couché , assis ou à genoux, et aussi parce que dans cette position il découvre et bat mieux le terrain en avant. Il est à remarquer,

Fig. 48.

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en outre, que Ton pourra réunir momentanément dans cet abri quatre rangs de fantassins, sans entraver le tir, ce qui sera utile, tantôt pour soustraire les réserves des tirailleurs à des feux trop dangereux, tantôt pour diriger contre Tennemi une vive fusillade, en faisant monter, au moment de Tattaque, les deux derniers rangs sur le revers de la tranchée, d*où ils tireront au-dessus des deux autres rangs.

Quand on n'est pas pressé, et que les abris de tirailleurs doivent servir longtemps, comme par exemple, dans les lignes d'investissement ou en avant des ouvrages extérieurs d'une place assiégée, on épaissit le parapet, pour en augmenter la résistance, et on approfondit la tranchée, pour couvrir entièrement les hommes qui y circulent . Cet approfondissement sera très utile aussi, lorsque Ton devra creuser des abris sur un emplacement dominé par une hauteur située à bonne portée de fusil. Le profil fig. 49 peut être employé dans ces deux cas.

On donnera au fond de la tranchée l'"20 de largeur pour que la troupe j puisse circuler sur deux rangs.

Si Tabri, ainsi constitué^ se trouve en avant d'une tranchée-abri ordinaire ou d'une redoute, on modifiera

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son profil de manière qu'il ne fournisse pas de couvert à l'assaillant, et que le parapet n'entrave pas les mouvements ofiensifs des réserves.

A cet eifet on adoucira le talus de revers, pour atteindre, des retranchements en arrière, les tirailleurs ennemis qui se blottiraient dans la tranchée, et Ton roidira le talus intérieur du parapet, pour former une berme de 0"^dO de largeur, destinée à faciliter le franchissement (voir fig. 50).

Fig. 50.

Afin que les tirailleurs ennemis, après avoir délogé les défenseurs de cet abri, ne puissent pas non plus s'abriter

derrière son parapet, on adoucira autant que possible le talus extérieur de celui-ci.

L'expérience prouve qu'un talus de terre fraîchement remuée, incliné à 45® et n'ayant que 0™80 de hauteur, peut être franchi aisément par une troupe d'infanterie formée sur un ou sur deux rangs. Lorsque, comme dans le cas de la ôg. 50, on donne plus de roideur au talus, pour ne pas trop éloigner du tireur la crête de la masse couvrante, il est utile de former, à 0"™50 au-dessus de la berme, une petite banquette sur laquelle les hommes puissent poser le pied pour franchir le parapet.

Quand il sera impossible de battre, des ouvrages en arrière, l'intérieur des abris de tirailleurs, on tracera ces abris de manière qu'ils soient enfilés des batteries ou des tranchées de la l^ ligne do bataille.

La flg. 51 et le profil fig. 47 représentent un trou ou

Fig. 5i.

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