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aàri de tirailleurs pour deux hommes tirant à genoux ; la flg. 52 et le profil fig. 48, un abri pour un groupe de tirailleurs faisant feu debout, et la fig. 53 et le profil fig. 49 un abri renforcé, pour un groupe de tirailleurs, établi en avant d'une place ou d'une ligne d'investissement.
Des expériences concluantes, faites à Olmûtz en 1874,
et à Vienne en 1877, ont proavé qu*en établissant sur les parapets des abris de tirailleurs, des bomiettes de 0°*40
Fig. 5i.
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d'épaisseur en .crête et de 0"^25 de hauteur, on intercepte jusqu'à 50 pour cent des projectiles (balles et éclats
Fig. 53.
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d'obus) qui sans cela atteindraient les défenseurs. Les fig. 49 et 54 indiquent les profils de ces bonnettes, et la fig. 55 représente, sur la partie droite, leur forme théorique, sur la partie gauche, leur forme réelle, obtenue
par la suppression des faces plaaes et; des arâtes viv qui ont l'inconvénient do favoriaer le tir de l'ennomi.
Lorsque le terrai» en avant dea abris de tirailleurs s'élève ou s'abaisse, on modifiera le profil de ces abris d'après le principe suivant, qui sera appliqué plus loin aux
tranchées-abris peur troupes formées sur deux rangs, (voir fig. 71 et 72) : les défenseurs des abris en terrain incliné, doivent trouver la même protection et les mêmes facilités pour battre le terrain extérieur, que ceux des abris en terrain horizontal.
Sur un sol rocailleux, quand la couche de terre n'a que û°20 a 0"30 d'épaisseur, on devra, naturellement, emplojer d'autres profils que ceux indiqués ci-dessus.
On formera alors le parapet, en creusant le sol on avant et en arrière, ce qui rendra le travail plus long et en augmentera le danger, sll doit se faire sous le feu de Tennemi (voir âg. 56).
Sur un champ de bataille retranché, les tirailleurs, à défaut d'abris naturels, créeront des abris artificiels pour hommes isolés ou pour groupes. Les soutiens et les réserves se tiendront habituellement dans des plis de terrain, derrière des masques naturels, ou couchés par terre. S'ils en ont le temps, ils construiront également des abris auxquels ils donneront le profil fig. 48 et, devant une ligne d'investissement, le profil ûg, 49.
Emplacements et tracés des abris de tirailleurs*
On ne créera qu'exceptionnellement des abris continus pour les tirailleurs. Ce cas se présentera lorsque, à quelque cent pas d'une position, il j aura une crête secondaire sur laquelle il sera, possible d'opposer une longue résistance à l'ennemi, ei^la faisant occuper par des bataillons retranchés.
Voici comment se posteront alors ces bataillons.
Trois compagnies par bataillon construiront des abris continus, entre lesquels on laissera des intervalles de 5 à
6 pas, pour permettre à des cavaliers et à des bouches à feu isolées, de se porter au delà, quand il le faudra, (voirfig. 57).
Supposons que chaque compagnie ait 90 files et soit divisée en 3 pelotons. On donnera aux abris des compagnies, 120 pas de longueur, et on y placera les tirailleurs de deux pelotons, à un pas Tun de Tautre.
Le 3® peloton de chaque compagnie formera le soutien. Ce soutien occupera une tranchée-abri ordinaire (pour troupes formées sur 2 rangs) ; il en sera de même de la réserve, qui se composera de la 4® compagnie du bataillon.
Quand les soutiens et la réserve sont abrités, il n'y a plus de raison pour les établir aux distances réglemen-
Fig. 57.
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taires. On les rapprochera donc le plus possible de la ligne des tirailleurs, pour qu'ils ne subissent pas trop de pertes lorsqu'ils devront se porter au secours de cette ligne. En conséquence les soutiens seront établis à
30 ou 50 pas des abris continus, et la réserve, à 200 pas (1), si elle est réunie, et à 100 pas, si elle est divisée on deux fractions, établies en arrière des ailes de la ligne d*abris.
Si la position avancée appartient à une ligne d'investissement, on ouvrira une communication en zig-zag (abcd, fig. 57) entre les abris des soutiens et ceux des tirailleurs. Le profil minimum de cette communication est donné par la fig. 58. Dès qu*on aura le temps, on le modifiera de manière à porter la hauteur couverte de 1"»30 à 1"»80 (voir les traits pointillés de la fig. 58),
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pour que les hommes puissent circuler dans les communications, sans se baisser.
Lorsque l'abri a le profil fig. 48, on peut établir les soutiens dans la tranchée (qu'au besoin Ton élargira un peu à cet endroit), ou dans une tranchée creusée à 3°^00 en arrière de Tabri, et communiquant avec celui-ci (voir fig. 59).
On forme également, de distance en distance, des
(i) Si la réserve, rëanie au centre, uo se trouvait qu'à 100 pas de la ligne des tirailleurs, elle aurait une marche de flanc trop dangereuse à faire, pour se porter sur Tune ou l'autre aile menacée de celte ligne.
tranchées semblables pour les blessés et les morts, qu'il faut autant que possible soustraire à la vue des défenseurs de Tabri.
Fig. 59.
Profil àb (Bg. 59).
Si Tune des compagnies doit occuper un point plus avancé (mamelon ou contre-fort), labri suivra les contours du terrain, et aura, par exemple, le tracé abcd (ûg. 60)
Fig. 60.
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dont deux côtés» ab et cd peuvent être enfilés. Ce» côtés seront pourvus de traverses (1), et leurs défenseurs, aussi longtemps qulls ne devront pas prendre part au feu, se tiendront soit derrière ces traverses, soit dans des bouts de tranchées fei g, communiquant avec Tabri et profilés comme Tindique la fig. 61.
Fig. 61.
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Lorsque le terrain occupé par les bataillons de tirailleurs s'incline fortement vers Tennemi, on peut avoir intérêt à établir, sur les points importants, deux ou troi» lignes d*abris, pour obtenir des feux étages. C'est ainsi que les Français retranchèrent les pentes de Rothenberg, qui se trouvait en saillie sur leur position de Spicheren, et que les Turcs défendirent rapproche de quelques-unes de leurs redoutes de Plevna.
Dans ce cas il est avantageux, si le terrain a une pente régulière (voir fig. 62), de supprimer le parapet des tran-
Fig. 6i.
(4) Nous verrons plus loin (iu*il est avantageux de substiluer à ce9 traverses, de petites tranchées perpendiculaires aux côtés enftlés (fig. T3).
chées inférieures B et C, pour ne pas masquer les feux de la tranchée supérieure A ; mais cette disposition exige plus de temps et de travail, parce qu'il faut approfondir la tranchée et disperser, ou conduire au loin, les terres provenant de la fouille. On ne remploiera donc que lorsqu'il se trouvera sur la pente, — ce qui du reste arrive fréquemment, — des plis de terrain où Ton puisse Jeter les terres à la pelle (ôg. 63).
Fig. 63.
Généralement le terrain en pente aura des ondulations dont les parties concaves se trouveront dans Tangle mort de la tranchée A. Alors on construira, dans ces parties non battues, les tranchées inférieures B et G (ôg. 64).
Fig. 64.
Lorsque la pente est très accidentée, et qu'on ne veut la battre que d'une seule ligne de tirailleurs ffig, 65), on placera Tabri en A plutôt qu'en B, parce que, s'il occupait ce dernier point, il serait trop difficile aux
ré«enres de venir aa secours des défenseors, et que eenx-cï auraient an3?i trop de peine à se retirer.
Pîg- 65.
Tranchées-abrlB pour troupes tormées sur
deux ranffs.
L^infanterie de la première ligne de bataille devant défendre sa position par des feux, il importe qn*elle soit établie dans des tranchées, qui, tout en la couvrant, lui permette! t de tirer comme si elle n*était pas couverte. Il faut aussi qu*elle puisse, lorsque son feu aura produit Teifet voulu, se porter en avant, pour culbuter et poursuivre l'ennemi.
Lés tranchées pour troupes déployées devront par conséquent satisfaire aux conditions suivantes :
1* Permettre remploi des feux de deux rangs, puisque c'est par ces feux que Tinfanterie repousse les attaques dirigées contre elle et prépare son action offensive ;
2P N'opposer aucun obstacle aux mouvements offensifs des troupes qui les défendent et de celles qui se trouvent en seconde ligne et en réserve ;
3^ Avoir un parapet à Tépreuve des balles et des éclats d'obus ;
4^ Couvrir les défenseurs autant que possible, sans les empêcher de bien tirer ;
b'* Être d'une exécution prompte et facile.
L'expérience prouve qu'une masse couvrante qui a O^SO d'épaisseur en crête, est à l'épreuve des balles de fusil, des balles de shrapnels et des éclats d'obus, si la terre est légère, et que cette épaisseur doit être portée à 0™80, si la terre est forte.
Quant à la hauteur de la masse couvrante au-dessus du fond de la tranchée, elle ne doit pas dépasser 1°*20, lorsque la taille minimum des soldats est de 1™55, comme en Belgique. Dans ce cas on ne pourrait adopter la hauteur de 1^30, admise en Allemagne, en Autriche et en Russie, que si l'on plaçait au second rang les hommes les plus grands de chaque compagnie (ce qui ne serait pas conforme au règlement), ou si l'on relevait le fond de la tranchée près du revers, ce qui obligerait, en cas de pluie, les hommes du premier rang à se tenir les pieds dans l'eau.
La hauteur de 1™30 doit cependant être adoptée (même dans les armées où la taille minima est de 1""55), pour les abris de tirailleurs, et, en général, pour tous les retranchements dont les défenseurs ne tirent qu'individuellement et sur un rang.
La profondeur de la tranchée ne dépassera pas 0™40 : P parce que dans beaucoup de localités la couche de terre labourée, sous laquelle se trouve souvent une couche dure, n'a pas plus de profondeur, et 2° parce que les tireurs, lorsqu'ils se placent à un niveau plus bas, découvrent moins bien et battent moins efficacement le terrain en avant de la tranchée-abri.
D'un antre côté, en adoptant cette profondeur moyenne, on peut conserver le sol pour berme et avoir, au-dessus de ce niveau, un remblai de 0"*80 de hauteur, qui suffit pour couvrir des tireurs assis, lorsqu'ils penchent légèrement le corps en avant.
Ponr que la tranchée puisse abriter deux rangs de tireurs et un rang de serre-files, il faut qu'elle ait environ 2°'00 de largeur au fond. Si elle était moins large, les serre-files devraient se serrer contre le second rang ou s'j intercaler, ce qui les empêcherait de surveiller et de diriger les hommes dans Texécution des feux .
Entre le parapet et le bord de la fouille, on laisse une berme de 0™40 de largeur, qui permet aux défenseurs de la tranchée de se porter en avant soit pour prendre l'offensive, soit pour changer de position. Elle leur permet aussi, lorsqu'ils ne doivent pas faire feu, de s'asseoir et de se mettre ainsi à l'abri des balles et des éclats de projectiles. Elle est utile, enfin, pour retenir les terres du remblai qui, sans cela, rouleraient dans la tranchée.
On facilite le franchissement, en donnant au talus intérieur du parapet une inclinaison de 1 sur 1 .
Le profil de tranchée fig. 66 remplit ces diverses conditions.
Fig. 66.