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LOGES DE CONCIERGES

Malpropreté des logements.- Malgré l'action incessante de la Commission, n rencontre encore, surtont dans les quart.e s ouvrier" un trop grand nombre de logements d'une malpropreté repoussai. Beaucoup de propriétaires n'y font de -parafons neTs rafraîchissent que lorsqu'ils ne trouvent pas aies louer

dnits et des peintures, le grattage des parquets, '^2™ des plafonds, le collage de papier de tenture, enfin tout ce qu. est nécessaire pour remettre le logement en bon état.

Chambres de domestiques. - Ces chambres, sUuées géné* ralemeat sous les combles, sont presque toujours sacnfiées par le constructeur, même dans les maisons de rapport le lus luxueuses. Insuffisance du cube d'air, de la vent laUon absence de cheminée, humidité des parois par suite de filtralions à travers les couvertures, froid intense en hiver, chaleur

nsupPortable en été, telles sont les principales causes d .usa u- Sdes chambres de domestique. Il est souvent d.fficde , * 1 \ assainir sans changer toute la distribut.on. Ne vaudrait- 1 pas mfeùx par une réglementation préventive, empêcher la création "s causes d'insalubrité dont souffre une très nombreuse - catégorie de personnes, que leur état de dépendance empêche de

se plaindre?

Loges de concierges. - De tous les locaux servant à PhaHtalion les lo-es de concierges sont certainement ceux qui pre Ïnîen't les causes d'insalubrité les plus nombreuses £ ta- ggraves. Le propriétaire, cherchant à tirer profit des plus petites fSL de sonimuieuble, considère le concierge comme , un caaire onéreux et le loge en conséquence. Dans le, quartiers du centre dans les vieilles maisons des quartiers commerçants et même'dans des maisons neuves, on trouve des .loges de concierge qui ne méritent vraiment pas le nom d habita ion. Le sont de véritables niches sans air, sans jour, exiguës hum.des et sale , placées généralement au rez-de-chaussée ou à l'entresol, u la co'urette o°u sous l'escalier. Elles sont qof^ïjE e ées en deux par une soupenle où l'on ne peut pas se ten r Sut et où fair ne se renouvelle jamais L'encombrement, Fair vicié, l'accumulation intense de toutes les causes d insanité dans ces pièces destinées à l'habitation permanente de

jour et de nuit, y favorisent le développement des plus "raves maladies. °

Les enfants qui y naissent dépérissent rapidement, nous lavons tous constaté. Il y a là une population considérable, soumise, par les exigences de notre régime économique, à une situation déplorable.

Soupentes. — La Commission n'a cessé de faire la guerre aux soupentes dans les boutiques et arrière-boutiques des petits commerçants, qui sont souvent plus mal logés que les plus pauvres ouvriers. Quand nous en rencontrons,°nous n'hésitons pas à en demander la suppression.

Interdiction des logements. — En vertu de l'article iode la 01 de i85o, l'interdiction de Fhabitation est demandée quand le logement n'est pas susceptible d'assainissement par suite de la disposition des locaux.

L'autorité municipale prononce l'interdiction à titre provisoire L interdiction définitive ne peut être prononcée que par le Cou' seil de Préfecture.

Les locaux qui motivent le plus souvent l'interdiction sont • les loges de concierges, les chambres situées au fond des courettes, prises entre des murs mitoyens ou des refends donnant sur les logements voisins, les cabinets habités dans les combles quand ils n ont pas le cube minimum. L'impossibilité de relever le plancher dans les chambres situées en contre-bas du sol ou de surélever le plafond, quand il n'a pas la hauteur réglementaire, est une cause encore assez fréquente d'interdiction dans les vieilles maisons.

L'interdiction n'est jamais volée par la Commission qu'après une double enquête.

Désinfection des logements contaminés ou infectés par des germes contagieux. La persistance des microbes pathogènes dans les logements où ils ont pu se développer et le danger que présente l'habitation dans ces locaux, tant qu'ils n ont pas été désinfectés à fond, ont été constatés par un grand nombre de médecins, par les commissions d'hygiène, et par la Commission des Logements Insalubres.

En i88./,,MM. Delaunay, Napias et Du Mesnil (i) ont, à plu-

l8 Ji. Du McSniI - VBygiène à Paris, fhabitaUou du pauvre, Paris,

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