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DÉSINFECTION DES LOGEMENTS CONTAMINES

sieurs reprises, apporté des faits probants ne laissant aucun doute sur les dangers signalés.

Aussi la Commission n'a-t-elle cessé de réclamer la désinfeclioe d'office, et par des agents spéciaux, des logements où se produisent des cas de maladies infectieuses.

Actuellement, et bien que la Préfecture de police mette gratuitement à la disposition des parents du malade infectieux une instruction du Conseil d'hygiène, les désinfectants nécessaires tels que chlorure de zinc, "sulfate de cuivre, acide sulfureux, eau phéniquée,ctc.,et même des agents chargés de l'opération, il est certain que dans le plus grand nombre de cas la désinfection n'a pas lieu ou qu'elle est faite trop superficiellement pour être efficace.

Les rapports des commissions d'hygiène d'arrondissement viennent confirmer à cet égard les constatations que nous avons pu faire nous-mème.

M. le docteur Hardy, dans son rapport général sur les travaux des commissions d'hygiène en 1887, adressé à M. le Préfet de police, répond à ces plaintes fondées : que la désinfection n'est pas obligatoire, que le rôle de la Préfecture de police se borne à fournir, sur la demande des intéressés, les moyens de désinfecter les logements contaminés et que le commissaire de police doit se contenter de l'affirmation qui lui est donnée par les locataires ou par les concierges que la désinfection aura lieu.

« Quelquefois, mais trop rarement, dit M. le D r Hardy, les parents du malade demandent que l'opération soit faite par les désinfecteurs spéciaux de la Préfecture de police : ils n'ont qu'à s'adresser à cet etfet au commissaire de police de leur quartier en lui remettant un certificat médical. Des ordres sont immédiatement donnés et les désinfecteurs opèrent sans retard ; j'ajoute que, comme cette désinfection dure quarante-huit heures, pendant lesquelles la chambre doit être évacuée, les habitants du logement, qui n'ont pas souvent plusieurs chambres à leur disposition, sont placés dans un hôtel aux frais de l'Administration. »

Ce sont là des mesures illusoires. Si l'on veut réellement combattre par tous les moyens la propagation des maladies infectieuses, il est nécessaire de rendre la désinfection obligatoire et de perfectionner les procédés de désinfection qui devront

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COURS ET COURETTES

L'Àdnïimstt-ation préfectorale, saisie plusieurs fois de celle question par la Commission, a, dès le 12 septembre 1862, par une note de la Direction des travaux adressée aux Comm1ss.11res-voyers, fixé les moyens de ventilation à prescrire dans les cours couvertes. ' ., .

Le décret du 2 3 juillet i884 a réglemente de lamaniere suivante la couverture des cours et courettes pour les maisons neuves : Il est interdit d'établir des combles vitrés dans les cours ou courettes au-dessus des parties sur lesquelles sont aérées et éclairées, soit des pièces pouvant servir à l'habitation, soit des cuisines, soit des cabinets d'aisances, â moins que ces combles ne soient munis d'un châssis ventilateur avec prise d'air dans le sous-sol ou dans la rue.

. Ce-, prescriptions sont quelquefois insuffisantes, surtout lorsnue les cours ou courettes couvertes sont affectées à des industries ou à des dépôts de matières organiques, tels que fabriques de conserves alimentaires, resserres de légumes, dépôts de fromage, cuisines de marchand de vins, etc.

Dans les différents cas, la Commission, suivant les espèces, demande l'application de procédés de ventilation plus actifs, ou elle renvoie au service des industries classées.

Cages d'escaliers et couloirs. - Dans les cages d'escaliers

et les couloirs, nous prescrivons souvent la réfection des enduits et la peinture à l'huile des parois. L'entretien de cette partie des immeubles laisse beaucoup à désirer; le seul moyen d'assurer d'une manière générale la propreté des parties banales des immeubles est d'en imposer le nettoyage périodique comme il est fait pour les façades sur rues. Quand les cages d'escaliers manquent de ventilation, ce qui est une cause d infection pour les logements, la Commission demande la ventilation par des prises d'air sur la rue ou sur les cours, et des châssis verticaux ou des lanternons sur la couverture.

Cours et courettes. - Les cours et courettes présentent des causes variées d'insalubrité :

Mauvais état du sol, insuffisance, de pente des caniveaux, dislocation du pavage, stagnation des eaux ménagères, détritus, dépôts d'ordures et de fumiers, saleté des murs.

Les courettes, dans la plupart des maisons de Pans, sont des foyers de méphitisme. On les appelle avec raison des puits d'infection.

Dans ses projets de règlement sur la salubrifé Info ■ maisons, la Commission a proposé Uni ÏÏ£ ' n,Cr,eure des relies et voies privées de lŒ^^J ■ , UX COurs ' COu " concernant la mi, en état dé 1 , ^ d " 2 ° marS l852 > façades donnant Tu Ha vo e pu£ ,e K„ 7 ^ /? •»• ** même projet de règlement, ^S^ÏSJJ"' fî t- g de surface fussent soumises au mênS 1™ tiï

couronnent les maisons. On y bat des tanis ChCm ' neCS f* poussières et des détritus de U s sor tes' s loiLf'd' ' ^ ffaees s'accrochent aux tuyaux de descente sT h.Vn T

murs s'encrassent rapidement aescente > « mcn que les

Voies privées, impasses, passages et ruelles i „ • privées c'est-à-dire non class^U „« r «enes. — Les voies

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