‹ Manuel de génie sanitaire. II, La Maison salubreChapitre 30 sur 96 · EXPROPRIATIONS POUR CAUSE D'ASSAINISSEMENT · texte numérisé non relu

EXPROPRIATIONS POUR CAUSE D'ASSAINISSEMENT

L'article „ de l'ordonnance de 1878 prescrit bien quele volume d'une chambre ne devra jamais être inférieur à ./, mettes cubes par personne et que le nombre maximum des Paonnes qu'il sera permis de recevoir dans chaque p.ece sera affiche d'une manière apparente. . .

Vu la difficulté du contrôle", cette prescription est souvent

éludée. , , - „„

L'article .5 interdit de louer en garni des chambres qui. ne seraient pas éclairées directement ou qui ne prendraient pas air et jour sur un vestibule ou sur uncorndor éclaire u,-mem directement; seules, les chambres qui contiendraient plus de deux personnes doivent toujours être flairées directement.

Aucune chambre ne devrait être tolérée a morne d être éclairée et aérée directement, car les vestibules et les corridors euxmêmes sont le plus souvent mal aérés. On ne saura.t trop msister sur ce point.

Epations pour cause «—-H j££

Rations coûtent js somme. ^^^ ^^

r-.^^SiÏ^iïi-*^»» général d'un fort S ï mal" rit de délabrement et les indemnités étant T i w ™,p le revenu, il se trouve que les propneta.res tou- SÏÏ£ " ^ considérables pour des bâtisses qui, non seulement ont insalubres depuis les fondations jusqu'aux con> Ses maïs qui souvent ne restent debout que par des miracles b es, mais qu ^ des malsons qul se .

Sbonne^à ^ mot et les contribuables sont forcés, pour rauvegarder 1 santé publique, d'enrichir des propriétaires qui, sauve diue n nt soéculé sur des bouges mtects.

PC ïtt rKSrs deTville et celui df l'hygiène sont ici d'accord pour réclamer, en même temps que la rév.ston de la tïK celle de la loi du 3 mai i8/,i sur les expropriations

P °p;r^^r Si de !'eau de puits tende, dispa raîtrTà Paris, la ciumission a eu d'assez fréquente, occas,ons ^ :LS «rond nombre de constatations quo Ic^ plus Barré — Maison salubre.

grand nombre des puits de Paris ne donner,. „ minée, soit par l'impureté de k „1° T ' '""^ e3U COn,a iofiltrationsLcidenfelIes ^oZSjZSlT *' ^ * paHes matières or f nique' qui peuvent ^J^Er" ° U

Uans la séance du 22 uin 188^ A l'L • P °J elees - M. Arnold concluant à la oppression Z ? " raPP ° rt de 2 oe arrondissement, M. Fouqué fit au f IT ^ da " S Ie

description du sous-so d^Paris an n ™ . , d,sc,lssio °> la

bution'des eaux. Nous ^""uïïeTh «"'f '* ■ < " Slri - ™ins en partie, d'après le procès-v rba d ' Jf/™ " '"' ' U note que M. Fouqué a bien von!., ^ eancc et une

vient I l'appui des' oaiJZ^^J^^^- E " e à l'impureté de l'eau de puits en général P ' C ° nCll ' re

Vo.ci la note de M. Fouqué : La cannai 1 te terrains sur lesquels repose la Z^^" ^

Ail

uvions

I er niveau imperméable

Marnes vertes

Gypse

Calcaire marneux de St-Ouen Sables de Beauchamp

Caillasses

Calcaire grossier

Argile plasti que Craie

PUITS

plus grande de terrain et surtout, eu général, elle y arrive d'un affleurement plus éloigné.

Le niveau n- 4, celui de l'argile plastique, est donc a ce point de vue le plus favorable.

Le niveau n» i ne vaut rien du tout; le mveau n» s est encore mauvais et d'autant plus que l'eau y est chargée de gypse; le 3e est encore médiocre.

Ces trois niveaux donnant de mauvaise eau, ce sont les [seuls ou i alimentent les puits de la rive droite de la Seine Au contre, sur la rive gauche, sous les catacombes, où le ca ca.rc «rosser a été jadis exploité dans le périmètre de la ville acfuelle, et est encore exploité hors des murs de Pans il exis te me r^ppe d'eau considérable qui coule à la sur ace de 1 argile plastique. Cette eau est très calcaire (témoin 1 eau dite d Ar- Leil amenée par l'ancien aqueduc), mais en somme elle est potable, et sans valoir à beaucoup près l'eau des sources de a Dbuisetdela Vanne, elle est bien préférable a 1 eau- de la Seine. Il y a donc une distinction à faire entre.les eaux des puits utilisés à Paris.

Il est entendu que cette coupe ne se montre pas toujours aussi complète et que, par suite des dénudations, les alluvions reoosent souvent sur d'autres assises que les marnes vertes. En tous cas le niveau aquifère, qui se trouve directement sous les alluvions, ne peut fournir que de mauvaise eau.

H existe ainsi, dans toute la région de Paris, au niveau de la Seine une couche de calcaire grossier reposant sur une couche d'anrïle plastique. Sur la rive gauche, le calcaire se relevé; au- Icsus de lui, sont les sables de Beauchamp, des cailloux rouies et enfin la terre végétale. Sur la rive droite, on trouve audessus du calcaire grossier les mêmes sables puis les calcaires de Saint-Ouen, le gypse et les alluvions. Ces différentes couches forment une épaisseur plus considérable que de 1 autre rôt/ du fleuve. Plusieurs nappes d'eau existent à différentes orofôndeurs-.la principale, qui est un fleuve souterrain se rouve au-dessus de l'argile; une autre existe au-dessous des cailloux roulés et des alluvions, et suit les ondulations du terrain; une troisième, peu importante, se trouve au-dessous des sables de Beauchamp (i).

\ Vov Stanislas Meunier, Géologie des environs de Paris. Description des terrains il énuméralion des fossiles qui s'y rencontrent. Paris, 1875.

n ..?'lp Lé j n C ° lin (l) ' après avoir é,abIi - comme M Fnn ger des eaux (Ie puits, c'est bien moins £ excès d ' sel eT

que des traces narfw - ■ ae 'L,st), ne renferma, ont

ques * P S a Peme sens 'hles, de matières organi-

sés Il à n rinTrL a ur e de êt .'a e rRiTT' °? ^ ""^ d6S P" Us ««*

Cette cause d insalubrité est notablement anmvée dans ,-er rieurs Belp/nd, Henner et De iul Ï puU voï 7^

M.Lohn signale aussi, comme cause d'infection des nm.i l l«> Colin, />am, sa topographie, son l m iène, ses mahuhes.

PUITS

glements, il ferait impossible d'assurer l'innocuité de l'eau des

puits (1). ,. ,

Ouelquc soignée que soit la construction, 1 étanchéite ne peut pas" être obtenue d'une manière absolue; au bout de quelques années on constate, à l'extrados des fosses, une croûte produite par le suintement des matières à travers les murs, suivant le da»ré de porosité des matériaux employés.

Les causes multiples de tassement dans le sol remué de Paris ne permettent pas du reste, à un constructeur, de compter beaucoup sur l'élanchéitc qu'il a pu obtenir.

Et n'y eùt-il que la quantité de matière organique absorbée parle sol même de Paris, la pollution par les résidus industriels, que cela suffirait à expliquer l'impureté, le goût nauséabond de l'eau de presque tous les puits de Paris.

Un jour, visitant dans le local d'un boulanger, un puits dont l'eau avait un goût exécrable, nous lui demandâmes s'il se servait de cette eau . Nous nous gardons bien d'en boire, répondit-il, mais elle sert à faire le pain; la pâte lève beaucoup mieux ; tous les boulangers vous en diront autant.

Si les principes fermenlescibles des eaux de puits peuvent activer la fermentation du pain, d'assez nombreux cas d'infection prouvent le danger de ces ferments pour la santé publique. L'enquête qui a été faite à la suite de l'infection de toute une famille, à Pierrefonds, suivie de quatre décès par fièvre typhoïde, a établi avec certitude que cette famille, pendant son séjour momentané à Pierrefonds, avait absorbé le germe de celte maladie en buvant de l'eau d'un puits soumis aux infiltrations de la fosse d'aisances d'une maison voisine où s'était précisément produit quelque temps auparavant un cas de fièvre typhoïde. . ,

Il est donc à souhaiter que les puits de Paris soient supprimes et qu'en attendant ils soient l'objet d'une surveillance rigoureuse.

L'adduction des nouvelles eaux de source sera bientôt un

(i) 11 existe encore environ 3o.ooo puits dans Paris. Ils ont joué un rôle considérable dans l'alimentation de Paris, à l'époque ou la ville ne recevait que l'eau d'Arcueil et celle des sources du Nord, qui, au total ne fournissait guère qu'un litre par jour et par habitant; ces puits d'ailleurs, on en comprend la raison, donnaient alors une eau nieu moins corrompue qu'aujourd'hui. (Léon Colin, Pan*. Su topographie, son hygiène, ses maladies.)

SSSf **r ^ êD8 de ' a vi " e de Paris en sera co " sî dé-

rarement améliorée.

Ainsi que Je dit M. Léon Colin, dans son rapport sur le ré girne des eaux potables, il n'y a plus à faire uTprLe q ,e [es eaux de source, seules aujourd'hui à Paris, méritent le nom d eaux potables et doivent être entièrement substituées à ceZ

m\ f 7 C . . d - C ' ° UrCq ' qUi daM leur état ™^, chaudes lete, fro.des l'h.ver, troubles et louches en toute saison, contaminées par les résidus industriels et les déjections humaines sontmoms redoutables encore par leurs souillures appa en es' que par les germes spécifiques dont elles peuvent Tvori 1 entretien et le transport. i«voriser

def a ,™,r° n ra , PP , 0rl v aUSénat SUr le P r °J et d'adduction à Paris des sources de la Vigne et de Verneuil, M. Cornil a consigne

les observons faues sur la fièvre typhoïde en ,88 7 l88 fet '? 8 .9(').H résulte de ses observations qu'à la su i, e de toutes les penodes pendant lesquelles l'eau de rivière a remplacé l'eau de

stTaarr-^ - *«* £*««££

En i88 7 , une distribution momentanée d'eau de rivière nécessitée par une , rupture de l'aqueduc de la Vanne, a été sûiv e dune ep.dem.e de fièvre typhoïde. En ,888, on distribua dans quelques quartiers de l'eau de rivière à la place d'eau de sour ce du ,9 ma, au , 9 juin; la fièvre typhoïde, qui avait causé pendant le prem.er semestre une mortalité inférieure à 5o par semaine monta à 8 4 par semaine, pendant le mois d juilL, pour retomber ensuite à 5a. juillet,

En ,889, on donne à partir du 2 5 mai, de l'eau de rivière successivement à plusieurs arrondissement jusqu'au mois daou la mortalité s'élève à „o par semaine en juillet à °.o en août; les entrées dans les hôpitaux, qui ne donna ient oue 60 a 70 malades pendant les premiers mois de l'année, au~! tent dés la fin de mai, et atteignent 3 9 en juillet, 890 en

A la fin de 1889, une réparation à l'aqueduc de la Vanne oblige a remplacer l'eau de celte source par l'eau de rivière du 3. octobre au 5 novembre; on voit bientôt éclater une Ip'idé mie nouvelle. Pendant la 4 5e semaine, du 3 au I0 novembre"

PUITS

la fièvre typhoïde n'avait donné que u décès, mais pendant te 46- 47», 48e et 49 e semaines, du io novembre au 7 décembre te décès typhoïdiques s'élèvent brusquement à ,8, 20 f et 45 lL décès par diphtérie s'élèvent proportionnellement de

'^chiffrts constatés dans les casernes ne sont pas moins éloquents. Une note transmise par le Ministre de agujan Ministre des travaux publics nous apprend 1"..Ï*^J 3 trimestre de :88g, la substitution de l'eau de Semé à 1 eau de source dans les casernes intra-muros, a produi ?•> «s de Se typhoïde et 8 décès. Dans .a caserne de la Pépinière on n'avait observé aucun cas de fièvre typhoïde en juin, ur .seul en août. On remplace l'eau de source par l'eau de Semé, du i3 août au 2 septembre. Dans le cours de septembre, 2. soldats sont atteints de la fièvre typhoïde.

A la caserne du Chàteau-d'Eau, pas de fièvre typho.de en ma. et en juin. On donne de l'eau de Seine, du ^juinau 3 juillet. Conséquence : 8 cas en juillet, 7 en août, 2 en septembre; total: „ malades dont un décès. Et ainsi des autres casernes 'Ajoutons que le germe du choléra v.t aussi dans 1 eau qui en est le plus puissant véhicule en temps d épidémie. Snow a p ouvé que temaisons visitées parlecholéra à Londres étaient Lûtes disservies par la canalisation dune pompe qui puisait dans la Tamise une eau suspecte. Les ma.sons épargnées corresDondaient à une autre canalisation. En Amérique, auxlndes, pÏÏout enfin où les savants ont étudié avec soin le c o era . s ont reconnu que l'eau impure joua.t un rôle ^discutable dans

la propagation de la maladie.

les villes qui s'alimentent exclusivement d'eau de source, comme la ville de Vienne en Autriche, ont vu disparaître presque complètement la fièvre typhoïde.

Pour subvenir aux besoins de la population, pour éviter la substitution de l'eau de rivière à l'eau de source, .1 est nécessaire aue l'Administration ait à sa disposition un volume cube d'eau pure évaluée approximativement à .00.000 mètres cubes nar jour en sus des .20.000 qu'elle distribue aujourd hui.

Les hygiénistes et les ingénieurs de tous les pays estiment en effet que la ration normale d'eau pure doit être de .20 l.tres nar tête et par 24 heures.

Les sources de la Vigne et de Verneuil donneront un débit moyen de .28.000 mètres cubes par 24 heures, réduits par les

u était utile, dans ce rapport clos travanv H» )„ r ■ ■

des logements insalubres" de c er ces TTta , r ^"T hvciénisfes nn„, t • ■ ts el ' opinion des

d2r i Cn ( [r ;r orl,r T bien Ia *"»*«*» «*

que loutls les mï ? qUaran ' e a " S dé J à ' eIIe demandai! îwi ■ r s f " ssent P° urv «es d'eau salubre

Conclusion. La loi du ,3 avril ,85o qui a créé a Com

Mclun (du Nord], député do l'Assemblée nationale législative de

Subro" E?: otj 01 rClalif ' 1,aSSaiDiSSem «» des°lo,emen l'exnosTo , . ad ° pte .f Ur un ^PPort de M. do Riancoy, dont expose et les considérants permettent de se rendre cômnle

ÏÏ2E ;r tlc ï qu ' étaicnt a cettc é p°^ e îa ptsS

par ie des logements d'ouvriers dans les grands cercles manu facturiers g ,els que Mulhouse, Amiens, leims, 1^,^

eues" Wl£ a P™ duit . certa!n enient de bons effets dans les quelques ville, ou elle a ete appliquée, mais dès le principe la Com

s"z: c ;:tn°a en ' eDts I lDsalubresde parise ° a «£™s.

suH sance et n a cesse depuis d'en réclamer la révision en vue dob(cn,r pl us de rapidité dans l'exécution des prescription -et des moyens plus énergiques de coercition v sEL aes p ro

tin t'] w e r Ca,C • ran ', S - E11C a dcmaDdé ' ^ «»»« "lodiL. ■ons, 1 aggravation des pénalités en cas de non-exécution des

"IL T P ° Ur ********* de <« irc exécute" c2 travaux d office dans tous les cas urgents où ils ne pourraient pas être obtenus de la part du propriétaire. P 01 "™^

Le projet de révision élaboré par la Commission, le rapport des délègues delà Commission au congrès d'hygiène tenu à Par s en i88 9 nous dispensent d'entrer à cet égard dans des détails

Les Membres de la Sous-Commission :

Allard, président, Cartier, Lhottk, Bol-hon, du Mesm. Moutier, Per„ INj Arnold, Schacre, rapporteur.

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