‹ Manuel de génie sanitaire. II, La Maison salubreChapitre 61 sur 96 · Disposition de losses mobik-i · texte numérisé non relu

Disposition de losses mobik-i

'.>) Résumé eo partie d'après

rapport de M. HuMiblot.

FOSSES MOBILES

Ou a dit aussi que l'irrigation ne détruit pas tous les microbes contenus dans les eaux et qu'elle peut rassembler ainsi sur le sol les semences des maladies transmissibles par les déjections alvines (i).

L'usage que l'on fait depuis un temps immémorial, dans certains pays, des excréments humains pour la fécondation des terres semble contredire cette objection.

Les adversaires du système ont dit que le mélange des matières fécales aux eaux d'égout ordinaires altérerait profondément ces eaux et qu'il en résulterait de grands dangers pour la santé publique. Certains n'admettent qu'un système consistant à écouler les matières dans une canalisation élanche, interceptant toute communication avec l'air extérieur.

Les partisans du système intégral ont répondu que ces dangers ne sont pas à craindre dans les égnuts où la circulation est continue, grâce à une pente suffisante, à un abondant écoulement d'eau, et à une bonne ventilation permettant à l'oxygène de l'air de brûler rapidement les germes nocifs que peuvent renfermer les matières contenues dans les eaux d'ôgout.

Mais l'exemple des villes anglaises, pourvues du « tout à l'égout », où la mortalité par les maladies contagieuses est bien moins grande que dans les villes dépourvues de ce système, nous amène à conclure que l'envoi des matières excrémentitielles à l'égout est au contraire une mesure de salubrité éloignant des maisons ce» foyers permanents d'infection et de maladies qu'on appelle les fosses fixes ou autres systèmes analogues.

D'après M. Fauvel, en effet :

i° Aucun principe contagieux ne résiste a l'action plus ou moins prolongée de l'air atmosphérique, c'est-à-dire

(1) Pour l'utilisation agricole des eaux d'égouts, voir t. I, la Ville salubre,yx>. 121 et suivantes.

ÉVACUATION DES MATIÈRES

* l'oxygène. An conlraire ce, m»™ • .

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filtrantes (voir p P .54e t ; 2 8) C P , ^ S ° U tine »es Placés sous les tuvaux d echâte . '^^^-n tôle P-ren. les li qu i clc ; tles I f * mun ' s d * ^ous oui savent rester dans les réc n , mat ' éreS S0,ide * doivent par les ^

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Les tinettes filtrantes ont été autorisées à ft,,ï réte du 2 juillet 18G7 so„s In 4 Pana P ar ar-

ia maison desservie unab, 1 "^ ^ Prendre da -

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La tinp tte filtrante est exposée A ,1 ou bien elle déhorde et infecte t " , aeoa ^^ :

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en partie retenues parlai,, ^ maliùres *«»*«

peir les frais de fl^ort "^ * ^ P° Ur «"»" :

ECOULEMENT AUX EGOUTS

Dilueur Lavillangouet. — II provoque la dilution des solides en amenant dans la tinette les eaux pluviales et ménagères et en transformant la tinette elle-même en une sorte de grillage à barreaux écartés d'un centimètre environ. C'est le système du v tout à l'égout » à peine déguisé.

Fosse Mouras. — La fosse d'aisances est remplie de liquide dans lequel plongent le tuyau de chute et le tuyau de départ à l'égout. Les matières sont ainsi séparées de l'air et entrent en dissolution sous l'action môme des gaz qu'elles dégagent; au fur et à mesure que la fosse reçoit des matières nouvelles, il s'échappe un volume équivalent de liquide presque incolore et inodore qui s'écoule dans l'égout.

La fosse Mouras est employée à Genève et dans le midi de la France; c'est un assemblage de fosse fixe et d'appareil diviseur. Ce système n'est guère à recommander.

Procédé Amoadraz. — D'après la théorie de l'abbé Moigno, les fosses Mouras n'auraient jamais besoin d'être vidées; mais en pratique il n'en peut être ainsi. Pour les vidanges, M. Amoudruz dirige dans la fosse un jet d'eau sous pression qui divise, dilue et chasse violemment les matières dans l'égout.

En réalité, l'appareil se compose d'une caisse remplie d'eau où tombent les matières. Un trop-plein laisse écouler les matières à l'égout. Une grille en fer, à barreaux assez espacés, retient les matières solides qui se déposent. Deux tuyaux fixes sont disposés dans la fosse : l'un à sa surface, l'autre à sa partie inférieure. A des intervalles réguliers — chaque semaine par exemple — on produit une chasse d'eau puissante, qui brasse les matières déposées, les dilue et les envoie à l'égout. Le tuyau de chute plongeant constamment dans l'eau de la fosse, aucune odeur ne se répand.

ÉVACUATION DES MATIÈRES

Procédé Bonne/m. - Une cloison ménage dans le

Ces dermers tombent à part dans une tinette ois Seaveloppent Je matière pulvérulente qui en empêche II décomposition. J.es l.quides se rendent dans d^caiss

::: t T diSS0,Uli ° a dC SC,S ^sinfectaT* Passent le la dans 1 égout. Lestine.tes sont enlevées quand e sont plèbes et les matières qu'elles renferment peu «ntôtre employéessans transformation par l'agriculture.

Écoulement par une canalisation spéciale et fermée de toutes les matières de vidange - Les ad Z-

ï mlst" T V T Ut " °" W^P™ débarrassa la maison et la v,l e des matières fécales, leur évacuation par une canalisation spéciale et fermée depuis le cabine" da.sancesjusquauxusineséloignéesde la ville où les matières seront traitées et transformées en entais

Système du colonel Waring. -Ce système; appliqué à -Memph,s et dans d'autres villes des États-Unis, consiste dans une Se „e de tu vaux de o m. ,o de diamètre ' qui reçoivent a la fois les produits des cabinets d'aisances, les eaux ménagères et pluviales des maisons et les versent dans les égouts puis dans les grands cours d'eau. Des réservoirs interpori.de distance en distance projettent au moyen de siphons intermittents des volumes d'eau suffisants pour former des chasses et entretenir la propreté des tuyaux. Néanmoins.Ia canalisation est reliée à chaque maison avec un tuyau d'évent qui s'élève au-dessus du toit et porte le plus haut possible les odeurs dégagées

Ce système, qui n'est qu'un « tout à l'égout /mitigé fonctionne bien; il ne se prête pas.en raison de la dilution extrême des matières, à leur transformation en entrais- . ne comporte donc, connue moyen d'épuration au sortir* île la ville, que 1 irrigation.

ECOULEMENT AUX EGOUTS

Le système Waring a été essayé dans les écoles de la rue des Quatre-Fils,de la rue des Hospitalières-Sainl-Gervais, et au marché des Blancs-Manteaux, à Paris.

L'administration a fait installer, à l'Hôtel-de-ville de Paris, une canalisation de tuyaux en grès de 22 à 3o centimètres de diamètre, qui reçoivent les déjections des cabinets d'aisances, les eaux pluviales et de lavage, et les conduisent jusqu'à l'égout collecteur voisin.

Systèmes pneumatiques. — Le système qui satisfait pleinement aux desiderata des hygiénistes est celui dans lequel le transport des matières s'effectuerait au moyen du vide et par une canalisation métallique, hermétiquement close depuis la maison jusqu'à l'usine où elles seraient traitées.

Le svstème pneumatique a été employé sous le nom de système barométrique à l'extraction des matières et à leur translation de la fosse à la tonne placée dans la rue. Il a été essayé à Turin et à Amsterdam en i8G5.

Système du capitaine Liernar(i). — Cesystôme, appliqué à Amsterdam, réunit les maisons en groupes distincts, desservis chacun par une conduite spéciale à laquelle, d'une part, viennent se relier les tuyaux de chute prolongés, et qui aboutit, d'autre part, à un réservoir où l'on a fait le vide. Ouand on veut opérer la vidang-c d'un groupe, ou ouvre le robinet qui ferme la commuuication entre la conduite et le réservoir de vide, et on le laisse ouvert tout le temps nécessaire pour que le produit des divers cabinets se rende dans le réservoir. Toutefois, il est indispensable que le tuyau de chute, qui a reçu le moins de matières, ne soit pas entièrement vidé, sans quoi il s'effectuerait, par ce tuyau, une communication directe avec

(1) Voir t. \,la Ville salubrj, p. 2Û2, im exposé critique du système Liernur.

ÉVACUATION DES MATIÈRES

1 «f «teneur et, par suite, les effels de l'aspiration cesse- ■en,; on es, donc ainsi obligé de laisser chaque fo t v^an g o , ce qu . ^^ fa . re remon J on 1

a ses odeurs dans les cabinets. Le vide est opéré dans L réservons so.t au moyen de locomobiles, qui emma~a nent dans des tonnes les matières aspiré. 'et quTb ûle n es ffaz mfects, soit au moyen d'une conduite qui abouti en dehors de la vdle à une machine pneumatique.

On s est efforcé tout d'abord, à Amsterdam, d'obtenir des macères nches en azote et on a proscrit l'eau des câ-

rénr î " "7 maIheUreu ™<. dit M. Humblot, le reproche que devra encourir tout système d'évacuation de «dange, ou l'on se préoccupera davantage des bénéfice delopéraUon que des résultats hygiénique à obtenir

Spteme Berher. - Le système J.-B. Berlier se compose de tuyaux métalliques de I0 à ,5 centimètres de diamètre n ayant aucune communication avec l'air extérieur Les matures s'écoulent dans ces conduites,tant par l'a ion de la pesanteur qu'à l'aide du vide opéré par une m h ne

Les vidants de plusieurs maisons ne sont plus rendues sohda.res. Chaque tuyau de chute aboutit, L contra," à un récepteur général, lequel communiqu à la canaW non générale par l'intermédiaire d'une so'upape, manquement par un flotteur. Un panier, placé à l'orifice la oTd U ui Î ChUte ' airê * eleS ^ *" Pou-ient obstru

Afin d, ,■ anS T eplGT réCOulement d <* matières. Afin de facd.ter cette fonction, on lui imprime, sans ouvrir enveloppe dans laquelle il est renfermé, un mouvement de tall qu , on pcut renouve]er & j mouve

men ^ » est nécessaire, et qui ne laisse, dans le plZ

se a rr^ "^ Ct UD P6U V0]U ™- La vidange se fait a.ns, par mterm.ttences très rapprochées, et les

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