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CHAUFFAGE A LA VAPEUR

récupération, en le faisant d'abord circuler autour des parois du foyer.

La manœuvre se fait à des intervalles variant de 6 à 24 heures et par les porte e.

La combustion est continue, et la quantité de combustible pur, brûlée par mq. de l'étage de charge, est par heure de 2 kil. pour des intervalles de chargement de 24 heures, 4 kil. pour intervalles de 12 heures, 8 kil. pour intervalles de 8 heures.

La combustion a lieu avec un très faible tirage; elle est très complète et méthodique. Aussi peut-on utiliser pour ces foyer les plus mauvais combustibles, tels que les poussiers, les boues du lavage des houilles, le fraisil des forges, les suies de locomotives, les résidus de tous les foyers, même ne contenant que 25 p. 100 de combustible réel.

Chauffage à la vapeur. — On compte habituellement 1 mq. 7 desurface de chauffe pour chauffer et entretenir à i5»une salle de 70 me. de capacité ou un atelier de 100 me, qui n'a besoin d'être que modérément chauffé. Le diamètre des tuyaux de vapeur (en fonte ou en tôle galvanisée) est de. o m. 10 à o m. 12 ; leur longueur 2 à 5 m.

D'après le général Morin, il suffirait de 20 à 24 mq. de surface de chauffe, pour chauffer et entretenir à 12° une enceinte de 1000 me. pendant les jours les plus froids.

La meilleure méthode consiste à calculer la déperdition de chaleur du local à chauffer, d'après la plus grande différence de température à prévoir et d'après le métré des surfaces extérieures du bâtiment. Ayant ainsi le nombre de calories nécessaires par heure, on le doublera pour tenir compte des mises en train et des circonstances imprévues, et on en déduira le poids de vapeur à coneondenser. S'il y a en même temps ventilation, il faut ajouter la chaleur emportée par l'air sortant.

CHAUFFAGE ET VENTILATION

Le chauffage à vapeur peut s'effectuer de deux fanons différentes : soit à basse pression, soit à haute pression.

Chauffage à vapeur à basse pression. — Ce genre de chauffage est généralement employé pour les locaux dans lesquels la canalisation n'atteint pas un développement exagéré; dans ces conditions, la circulation delà vapeur n'exige qu'une pression modérée qui ne dépasse pas en général 1/4 à i/3 d'atmosphère. Souvent même, est-il possible de descendre considérablement en-dessous de ces chiffres et de fonctionner très facilement à des pressions de i/3o à i/i5 d'atmosphère; tel est le cas des appartements, hôtels particuliers, maisons de campagne ou encore des magasins et ateliers de superficie moyenne; un chauffage de ce genre peut même être dénommé chauffage à vapeur sans pression à cause de la pression insignifiante qui règne dans la canalisation.

Les chaudières fonctionnant à i/3 ou i/4 d'atmosphère exigent encore l'emploi d'appareils de sûreté et 'd'indicateurs dont il est difficile de confier la surveillance et le maniement au personnel des habitations.

Tel n'est pas le cas des chaudières pour chauffage sans pression, ainsi que nous le faisons voir dans la description du vaporigène Charles Bourdon, qui permet maintenant d'introduire le chauffage à vapeur, si précieux au point de vue hygiénique, dans les intérieurs les plus modestes ; par une disposition très simple, avec cet appareil on produit en quelque sorte la vapeur à l'air libre.

L'appareil se compose de deux parties bien distinctes : i° le générateur de vapeur; 2° le réservoir d'alimentation. Ces deux récipients sont toujours en communication l'un avec l'autre par leur partie inférieure, et par le tuvau de prise de vapeur lui-même. Ce tuyau vient se raccorder avec le réservoir d'alimentation à une hauteur déterminée

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