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Par

l'aéro-calorifère

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Un autre avantage est qu'on peut assurer mécaniquement la ventilation d'été; il sufiit de l'aire fonctionner le ventilateur sans allumer le calorifère. Un saturateur assure, du reste, le degré d'hygrométrie nécessaire à l'air.

Cet aéro-calorifère convient donc : au chauffage et à la ventilation des grands volumes d'air (théâtres, hôpitaux, grands édifices, ateliers, usines, etc.); aux grands séchoirs industriels (papiers, peaux, laines, tissus, produits chimiques, etc.).

Chauffage au gaz. — Foyers rayonnants. — Ces loyers se composent d'une plaque en terre réfractaire, garnie de touffes d'amiante portées à l'incandescence par une nappe de flamme verticale que fournissent deux rampes à flamme bleue, placées au bas de la plaque.

L'appareil est muni, derrière la plaque en terre, d'une botte de chaleur autour de laquelle s'échauffe l'air extérieur, pénétrant par les parties ajourées de la base du foyer, et s'échappant à une température élevée par la

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bouche d'air chaud ménagée à la partie supérieure. Ces foyers chauffent donc à la fois par rayonnement et par circulation d'air chaud ou récupération de chaleur, disposition qui permet d'obtenir facilement un rendement de jo pour ioo environ du calorique dégagé.

Les foyers rayonnants se construisent en fonte ordinaire, en fonte émaillée noire, en cuivre gravé ou à baguettes, etc.

Cheminées complètes. — Sur le principe des foyers rayonnants, on établit des cheminées polygonales à plusieurs faces, dont chacune reçoit un foyer rayonnant à amiante. Ces appareils permettent de chauffer de grandes salles, et certains d'entre eux — des cheminées à quatre faces — suffisent au chauffage de pièces cubant de 1.000 à 1.200 mètres.

Calorifères circulaires rayonnants. — Les calorifères circulaires rayonnants sont construits sur les mêmes principes que les foyers rayonnants, mais la plaque est remplacée par un cylindre en terre réfractaire qui envoie circulairement la chaleur dans toute la pièce à chauffer. Les flammes, la prise d'air froid et la distribution d'air chaud sont disposées comme dans les foyers rayonnants.

Locaux à chauffer. —T. Gallard (i) a publié les intéressantes indications qui suivent (2).

« Les conditions essentielles à remplir pour tout bon système de chauffage sont d'élever la température d'un espace donné à un degré déterminé, et de l'y maintenir avec le moins de dépense possible et sans que l'air de la

(1 ) Gallard, . Nouueau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pralu/ue, article chauffage.

ia) Le chauffage par le gaz a été laissé de coté par T. Gallard, mais aujourd'hui ce système tend à se généraliser à cause de ses qualités hygiéniques, lorsqu'il est bien installe (voir ci-avant).

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pièce échauffée subisse de modification quelconque, susceptible de la rendre insalubre. S'il ne s'agissait que d'élever la température, rien ne serait plus facile, mais ce qui vient compliquer le problème, c'est non seulement la nécessité de maintenir la température dans des limites assez restreintes, sans abaissement ni élévation notables, mais aussi l'obligation de respecter la pureté de l'air. Car, si bien des circonstances doivent concourir à modifier en plus ou en moins la température, soit que la chaleur se perde par rayonnement à travers les vitres, par sa transmission à travers les murailles, par suite de l'introduction d'une certaine quantité d'air froid, coïncidant avec la sortie d'une quantité correspondante d'air déjà échauffé ; soit qu'elle augmente, au contraire, de tout le calorique provenant de la respiration des personnes réunies dans l'espace à chauffer et de tout le calorique émis par les divers appareils d'éclairage. Certaines de ces circonstances, particulièrement celles que nous venons d'énumérer en dernier lieu, agissent autant et plus encore en vivifiant l'air des espaces clos qu'en modifiant la température. C'est ce qui fait que la question du chauffage ne peut pas être étudiée à fond, indépendamment de celle de la ventilation.

Disons cependant, d'une manière générale, que, pour maintenir une pièce à une température convenable, tout en faisant qu'elle soit habitable, il est nécessaire d'assurer le renouvellement de l'air et que ce renouvellement doit se faire, au moins pendant les grands froids, avec de l'air qui ne provienne pas directement du dehors. Une foule de moyens, dont on ne sait pas assez faire usage en France etdans les climats tempérés, sont utilisés pour cela, avec un grand art, dans les contrées plus septentrionales: ce sont les doubles fenêtres, les doubles portes, les portières, les tapis, et par-dessus tout la précaution de chauffer, du haut en bas, les diverses parties d'une maison, de

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telle sorte que l'air puisse circuler de l'un à l'autre, sans que cette libre circulation soit jamais une cause de refroidissement.

Cela étant, le refroidissement ne peut plus se produire que par le rayonnement à travers les vitres, et par la déperditaon de la chaleur à travers les murailles. Mais si la fa.blequant.te de chaleur rayonnée à travers les vitraux est complètement perdue, il n'en est pas de même de celle qui traverse les murailles. Ces dernières ne laissent pas passer a chaleur sans en être influencées; elfes l'absorbent au contraire, et plus elles sont épaisses, plus elles la conservent longtemps ; ce qui maintient à un degré suffisamment eleve la température de la pièce, alors même que le chauffage y est complètement interrompu. C'est pourquoi dans l a plupart d hahhaûon ^ qq J^J >

tant, au moyen de ndeaux, le rayonnement à travers les vitres des croisées, interrompresans inconvénient le chauffage pendant la nuit. C'est pourquoi aussi les maisons isolées sont plus difficiles à chauffer que celles qui sont agglomérées, car la chaleur de l'une profite à l'autre d'un échange incessant, dont l'absence est sentie par quiconque se trouve logé au-dessus d'une porte cochère, soit au-dessus ou même au-dessous d'un appartement inhabité

Mais ce n'est pas tout que de conserver la chaleur existant dans une pièce, il faut l'y produire, et après avoir indique les combustibles et les appareils qui peuvent être employés pour cela, il nous reste à dire s'il en est qui doivent être choisis préférablement à d'autres.

S'il est vrai, comme l'a fort judicieusement dit Péclet

que chaque mode de chauffage a d

convénients, et qu'il n'en existe cas possibl

les avantages et des inaucun qui, dans tous les

es, soit supérieur à tous les autres, il n'en est pas mo.ns vrai aussi que,dans les limites où l'emploie l'hyg-.ene, la chaleur n'agit pas sur les corps vivants de la

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même manière suivant qu'elle est obscure ou lumineuse. Il ne s'agit donc pas seulement de compter, d'après un thermomètre, le nombre de degrés dont on élèvera la température d'un lieu habité, mais aussi de tenir compte de la source d'où sera émanée la chaleur produite, car les corps vivants ont, à cet égard, une sensibilité que ne présentent pas les plus perfectionnés de nos appareils de physique. C'est un point sur lequel T. Gallard a vivement insisté dans un travail qu'il a présenté, en i8C5, à l'Académie de médecine, et il s'est fondé sur cet argument pour conseiller, dans certains cas, l'emploi du feu découvert de la cheminée préférablementà tout autre mode de chauffage. Cette préférence est justifiée, non pas seulement parce que l'aspect du foyer est agréable ; et parce qu'il égayé et anime la pièce dans laquelle il pétille; mais parce qu'il y a autre chose, et cette autre chose est plutôt pressentie que nettement définie. Elle s'impose à tous; au physicien aussi bien qu'au physiologiste et à l'hygiéniste qui, dans les ddux agents, lumière et chaleur, voient non pas des forces distinctes, mais de simples modifications d'une même force.

Cela étant, il est essentiel de ne pas séparer le rayon calorifique du rayon lumineux, qui se trouvent si intimement réunis dans les émanations solaires. C'est pourquoi Gallard conseille, avant tout et par-dessus tout, comme le plus hygiénique et le plus salubre, le chauffage par les cheminées, qui présente cet avantage si précieux de nous distribuer le calorique sous sa forme lumineuse.

Les cheminées doivent donc être préférées, mais cette préférence se limite aux locaux qui servent d'habitation prolongée, comme les chambres à coucher, par exemple, et les cabinets de travail. On peut y brûler indifféremment du bois ou de la houille et du coke ; mais le coke ne brûle bien que dans des appareils spéciaux, et la houille donne toujours une odeur désagréable, due à la présence d'une

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certaine quantité de vapeurs sulfurées; aussi, quoiqu'elle produise une plus grande quantité de chaleur, il est certain que le bois, soit seul, soit mélangé au coke, procure un chauffage plus agréable.

Le feu de cheminée est coûteux, car, même avec les systèmes les plus perfectionnés, il n'utilise qu'une très minime fraction de la chaleur produite; mais une partie de cette chaleur se répand dans les murs, et nous avons montré comment cette chaleur, perdue pour le producteur, peut profiter à ses voisins par un échang-e dont chacun a sa part. De plus, la cheminée est un excellent appareil de ventilation, et, à ce titre, elle ne peut être remplacée par aucun autre. Enfin, il est impossible que le chauffage au gaz, auquel la cheminée se prête si facilement, rende plus économique, s'il se répand, le mode de fonctionnement de cet appareil.

Faisant, comme on vient de voir, passer les considérations de salubrité avant celles d'économie, Gallard proscrit complètement pour les lieux habités (même pour les antichambres et les couloirs, où l'ouverture continuelle des portes les rendrait dangereux) les foyers à combustion directe, tels que les brazeros, les fourneaux, les calorifères sans tuyaux qui déversent dans l'atmosphère des gaz éminemment toxiques.

Toutefois, si, pour ces lieux de passage, il n'est pas nécessaire de. faire les dépenses d'un feu de cheminée, il con- . vient néanmoins de les chauffer, car ce sont eux qui sont appelés à fournir l'air nécessaire à la ventilation des pièces habitées. Aussi est-ce là que nous placerions les poêles et les calorifères, qui pourraient également trouver place dans les salles à manger, où l'on ne t'ait qu'un court séjour; mais comme dans ces dernières pièces, les lumières et les mets contribuent, ainsi que l'accumulation d'un certain nombre de personnes, à élever la température, il

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est essentiel que la chaleur puisse y Être modérée et ralentie à volonté en même temps que la ventilation y sera largement assurée.

Une maison d'habitation, pour être bien chauffée conformément aux lois de l'hygiène, devrait donc avoir un calorifère général, qui pourrait être alimenté, soit avec de la houille, soit même avec de la tourbe, et qui aurait de nombreuses conduites de chaleur débouchant dans les escaliers, les couloirs, les antichambres, de façon à donner à toutes ces pièces une température constante de 10 à n degrés. Des bouches de chaleur s'ouvriraient également dans la salle à manger, qui n'aurait pas besoin d'autre système de chauffage, et quelques autres, plus rares, se rendraient dans les salons de réception et dans les chambres à coucher, où il y aurait en môme temps des cheminées.

Ce système de chauffage est adopté dans un grand nombre d'hôtels particuliers et d'établissements d'administration. Gallard l'a conseillé pour les hôpitaux, en insistant sur la nécessité d'avoir des cheminées à feu nu dans les salles de malades.

Le poêle, que nous reléguons dans les antichambres et dans les salles à manger, est moins agréable que la cheminée, mais il est plus économique, et bien des familles pauvres le considèrent comme d'autant plus précieux qu'il peut être, disposé de façon à servir en même temps poulie chauffage et pour la préparation des aliments. Comme il est muni d'un tuyau qui déverse au dehors les produits de la combustion, il est certainement préférable aux fourneaux portatifs, trop généralement employés dans les pauvres demeures des ouvriers parisiens, où leur usage détermine si souvent des accidents dus au dégagement de l'oxyde de carbone. Le poêle, outre l'inconvénient de rendre l'air plus avide d'humidité, inconvénient auquel on

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