VERTICALE
Ils consistent en :
1° Résistance à l’abduction latérale des bras. La résistance est faite pendant l’élévation latérale seulement, les mains étant placées soit aux poignets, soit aux coudes selon la force du sujet.
2Ü Résistance à l’écartement latéral des bras. Le sujet est placé le dos contre une colonne, le montant d'une porte, les bras étendus horizontalement en avant; le professeur fait résistance à l’écartement latéral des bras seulement, celui-ci le plus loin possible en arrière, en plaçant les mains aux poignets ou aux coudes selon la résistance du sujet.
3° Résistance à l’extension du dos. L’enfant, les mains aux hanches, incline légèrement le tronc en avant, la tète droite; le professeur fait résistance à l'extension du tronc en plaçant ses mains sur la partie la plus saillante du dos.
4° Résistance à l’extension du corps en arrière avec prise des mains : ici il est nécessaire
GYMNASTIQUE CORRECTIVE
de donner un point d’appui à l’enfant en lui faisant prendre soit les barreaux d’une échelle inclinée ou verticale, une table, etc...; le professeur résiste connue ci-dessus.
Exercices avec résistance dans la station assise.
Ils consistent en :
1° Extension de la nuque : l’enfant est assis,
les pieds écartés d’environ 30 centimètres, les mains aux hanches, le corps légèrement incliné, la tête fléchie sur le sternum. Le professeur résiste à l’extension de la tête en plaçant ses mains sur celle-ci.
2° Extension du dos, les mains aux hanches; résistance : comme à l’exercice 3 de la précédente série; la position du sujet, empêchant l’augmentation de la courbure lombaire, donneà ce mouvement une réelle valeur (fig.62).
3° Même mouvement, mais les bras étendus verticalement.
TRAITEMENT DE LA CYPHOSE 85
4° Résistance à l’écartement latéral des bras : même observation qu’à l’exercice 2 de la précédente série.
Résistance dans la station couchée abdominale. — Extension du tronc. — Résistance a la pesanteur.
On peut procéder des différentes façons suivantes :
1° L’élève, couché sur une table, le tronc en
saillie en avant de celle-ci (base inférieure du sternum), les mains aux hanches, étend sa colonne vertébrale dans toute sa longueur et résiste à l’action de la pesanteur pendant un temps donné (fig. 63).
GYMNASTIQUE CORRECTIVE
2° Même position couchée, abdominale, les bras étendus verticalement.
3° Même position avec extension de la nuque et les mains aux hanches. L’enfant place ici les mains, les bras étendus, sur les épaules du professeur : celui-ci appuie légèrement sur la nuque et s’oppose au redressement de la partie supérieure du tronc.
4° Position abdominale avancée, résistance à la pesanteur, mains aux hanches. L’enfant déhorde la taille de tout le thorax; celui-ci n’ayant aucun appui, ne peut rester dans cette position que par un effort très énergique des dorsaux.
5° Même exercice avec abduction latérale des bras, de manière à placer les mains à la nuque.
6° Position 1 et résistance à l’écartement des bras, comme 2.
Station suspendue.
Les exercices consistent en :
1° Suspension passive à l’échelle horizontale, au trapèze, etc. Le corps est étendu dans toute sa longueur, les pieds réunis, la tête droite,
TRAITEMENT DE LA CYPHOSE
les reins légèrement cambrés, les mains placées à un écartement un peu supérieur à la ligne des épaules (fig. 64).
2° Suspension passive avec extension de la
nuque. Le professeur résiste à l’extension de la nuque en plaçant les mains en arrière de la
3° Suspension passive, extension du dos. La résistance a lieu en plaçant les mains en arrière du dos (convexité).
4° Suspension active, flexion des bras. Pour que ce mouvement ait toute son efficacité, il est nécessaire de veiller à la flexion des bras,
Fig. 0-1.
Fig. 65.
tête.
G YMNASTIQUE CORRECTIVE
celle-ci doit se faire dans le plan du corps, les l>ras ne dépassant pas une ligne horizontale partant des épaules, les avant-bras sont alors verticaux. Ainsi faite, cette flexion agit directement sur les muscles spinaux et a pour agent moteur le grand dorsal, qui, on le sait, lire le moignon des épaules en arrière. Au contraire, si la flexion se fait les bras fléchis en avant du corps, la prédominance d’action revient aux pectoraux qui attirent les épaules en avant et en bas ; ce mouvement exagérerait donc la déviation cyphotique (fig. 65).