DO POP AVR SET CURE SPORE, TIR PU RUE
la préparation des pâtés de foie gras, branche lucrative de com merce dans le Périgord, mais il est assez fréquent, surtout dans les pays qui ne produisent pas la vraie truffe (T°. cibarium), qu’elle soit remplacée dans la confection des pâtés par d’autres espèces de peu de valeur, ou qui même n’appartiennent pas au genre botanique des trufies. C’est ainsi qu’on y fait entrer la truffe d'été /T. æstioum) et le Chæromyces meandriformis, tubéracée sans valeur décorée du nom de f{rufje blanche. La fraude, d’ailleurs, est facile à reconnaître à l’aide du microscope, qui fait saisir au premier coup d'œil la différence des spores de ces deux espèces, car elles se conservent parfaitement dans les préparations culinaires. Celles de la fausse truffe sont très petites et sphériques; celles de la vraie truffe sont sept à huit fois plus grosses et de forme elliptique. En Angleterre la fraude est encore poussée plus loin : on y vend, comme pâtés du Périgord, des pâtés de foie d’oies et de dindons assaisonnés de Scleroderma vulqare, tubéracée insipide, coriace et indigeste.
ULEX. — Ajonc, jonc marin, tuye, landier, brusc. Genre de Légumineuses-Papilionacées, de l'Europe occidentale et du nord de l’Afrique, composé d’arbrisseaux épineux, à feuilles très réduites -ou presque nulles, affectionnant à peu près exclusivement les terres siliceuses ou argilo-siliceuses. Une des espèces du genre jouit d’une importance considérable dans lPagriculture de certains pays; c’est l’ajonc proprement dit, lUlexæ europæus des botanistes.
L’ajonc est commun en Bretagne, en Sologne et dans les landes de Bordeaux. Il s'élève à 2 ou 3 mètres, et comme :il est à la fois touffu et épineux, on en fait ordinairement des clôtures autour des champs; quoiqu’en vieillissant il se dégarnisse du bas.
Sa véritable utilité est de fournir aux animaux de la ferme un fourrage très nourrissant ; mais, à cause de ses épines, il ne peut leur être administré qu'après avoir subi une certaine préparation, qui consiste dans le broyage des rameaux, soit à l’aide de pilons ou de marteaux manœuvrés à la main, soit à l’aide de broyeurs mécaniques, qui l’écrasent de manière à en rendre les épines inoffensives. Les parties trop ligneuses et trop dures sont utilisées comme engrais ou comme combustible.
C’est surtout en hiver que l’ajonc rend des services qu’on peut dire inappréciables, et un long usage a prouvé qu’il est particulièrement favorable aux chevaux. Ce fourrage se consommant en vert, on le coupe au fur et à mesure des besoins, ce qui dispense du soin de le faner et de l’engranger. Sous cette forme il est beaucoup plus nutritif qu'aucun fourrage sec, ce qu’il doit à sa richesse en matières albuminoïdes et azotées. Il contient, d’après les analyses de Johnson, sur {00 parties, 21,23 de substances organiques, 1,37 de matières minérales et 77,40 d’eau. D’après M. de Vilmorin la proportion d’a- , zote serait de 0,62. Peu d’autres légumineuses en contiennent autant.
La présence des épines sur une plante fourragère de si haute valeur est un défaut qu’on a cherché depuis longtemps à corriger, en
se procurant des races peu ou point épineuses et plus feuillues, et on y a réussi dans une certaine mesure, par des semis et par la sé lection. Parmi ces races perfectionnées, il faut citer l’ajone pyramidal où queue de renard, dont les épines avortent ou restent rudimentaires; .le jan doux de Dinan, encore moins épineux que le précédent; enfin le petit ajonc où ajonc nain, qui n’a plus d’épines du tout, et peut être donné au bétail sans préparation. Son défaut est d’être moins productif, sur un espace donné, que l’ajone ordinaire. Il faut en outre remarquer que les graines de ces races d’ajones reproduisent toujours, plus ou moins, les races épineuses.
Le rendement de l’ajonc est de 15 à 20,000 kil. à l’hectare. On le fauche avant que ses tiges aient durci; mais, comme nous l’avons dit plus haut, seulement au fur et à mesure des besoins du bétail, et ordinairement en hiver. Ce fourrage, d’après M. G. Heuzé, qui fait autorité en agriculture, augmente l’embonpoint et l’énergie des chevaux, et leur rend le poil luisant. Les bêtes à cornes et les moutons en sont avides, et les vaches qui en reçoivent journellement donnent 1 un lait très butyreux et très agréable. Dans les landes du sud-ouest 2 de la France, l’ajonc fournit la plus grande partie de la litière du 4 bétail, ce qui en fait un engrais de première valeur, sans lequel d’ailleurs la culture du maïs, la principale céréale de ce pays, ne 4 donnerait que des récoltes insuffisantes. Les vieux ajoncs sont encore utiles d’une autre manière. C’est un bon combustible, tant pour la boulangerie que pour la cuisson de la chaux et des tuiles. Enfin les cendres des souches, brûlées sur le terrain même, sont considérées comme un excellent amendement.
ULLUCUS {uberosus LOzANo ; Melloca tuberosa Linz. — Ulluco, melloco. Plante herbacée, grimpante, des Andes de la Nouvelle-Grenade et du Pérou, aux altitudes de 2 à 3,000 mètres, introduite en Europe dans la première moitié de ce siècle, pour ses. tubercules comestibles, qui devaient, disait-on, remplacer ceux de la pomme de terre, alors menacée dans son existence par le Peronospora. Cette espérance ne s’est point réalisée. La pomme de terre ; a survécu, et les tubercules de l’Ulluco ont été trouvés si mauvais | qu’il n’a pas été possible de les faire accepter. La plante est aujourd’hui complètement oubliée. Les botanistes la rapportent avec doute à la famille des Portulacées.
ULMUS. — Orme. Genre d'arbres et d’arbrisseaux de la famille des Ulmacées, comprenant une quinzaine d’espèces, la plupart des pays tempérés et tempérés-froids de l'hémisphère septentrional, généralement à feuilles caduques. Plusieurs ormes sont des arbres de k grande taille, dont le bois trouve de nombreux emplois dans l’indus- € trie. Les espèces les plus intéressantes à ce dernier point de vue sont les suivantes: |
U. americana L. — Orme blanc des Américains. Arbre d'une trentaine de mètres, répandu sur une grande étendue de pays, du Canada à la Géorgie, et recherchant le voisinage des rivières. C’est un bel arbre forestier, dont le tronc atteint quelquefois à 5 ou 6 mè-
tres de circonférence. Son bois, quoique léger, est résistant et propre à tous les genres de constructions, mais recherché surtout pour le charronnage, les corps de pompes, les conduites d’eau, etc. L'arbre lui-même est souvent planté en alignements sur les routes, les avenues et les boulevardsdes villes. L’U. floridana Gnarmax, des Etats- Unis méridionaux, paraît n’en être qu’une variété.
U. campestris L. — L’orme commun. De l’Europe et de l'Asie tempérée jusqu’au Japon. Tout le monde connaît cet arbre, si fréquemment planté le long des routes. Il peut vivre des siècles, et, s'il est en bonne terre fraîche et profonde, il atteint à plus de 30 mètres de hauteur. Son bois est nerveux, dur, à grain fin, d’une très longue durée s’il est tenu au sec ou constamment plongé dans l’eau. C’est certainement un des meilleurs bois de l’Europe, et il se vend à des prix élevés lorsqu'il est sain et de dimensions à servir dans la charpente. Touteïois on l’emploie plus habituellement dans le charronnage et dans la construction des ponts, des supports de ma chines, etc.
L’orme a produit un grand nombre de variétés, quelquefois si différentes de ce qu’on est convenu de regarder comme le type spécifique, qu’on les a érigées en espèces. Il en est deux qu’il faut citer: l'orme du Nord, trouvé à Lille par un pépiniériste, variété vigoureuse, à écorce lisse, poussant très droit, et supérieur à la variété commune comme arbre d’alignement et même comme arbre forestier. Cette intéressante variété commence à se répandre aux environs de Paris. L'autre variété est l’orme tortillard, dont le tronc noueux, à fibres entrelacées, est particulièrement recherché pour faire les moyeux des roues.
L’orme a deux ennemis retoutables qui causent souvent sa mort. L'un est une grosse chenille, le Cossus ligniperda, qui vit dans le tronc de l’arbre, en y creusant des galeries; l’autre est un petit coléoptère,le Scolytus destructor, qui s’insinue en troupes nombreuses entre le bois et l'écorce, vivant du tissu nouvellement formé. Il en résulte la mortification de l’écorce, qui se détache et laisse le bois à nu. Des miliers d’ormes ont péri de celte manière sur les boulevards et les avenues de Paris.
On peut préserver les arbres des dégâts des cossus en les visitant souvent et en tuant les nichées de jeunes chenilles logées sous l’écorce avant qu’elles n’aient pénétré plus profondément. Comme elles sont situées à peu de distance du pied de l’arbre, il est assez facile de reconnaître leur présence aux détritus qui s'accumulent autour du point d'entrée des larves, ou qui tombent à terre. Ce qui n’est pas moins utile, c’est de faire la chasse aux papillons, une sorte de grosse phalène grise, qui voltige autour des ormes, le matin avant le lever du soleil ou le soir après son coucher, pendant les mois de juin et de juillet. Souvent aussi on trouve les femelles engourdies sur le tronc des arbres.
Pour détruire les scolytes, il suffit de raboter l'écorce des arbres en hiver et au printemps pour mettre à nu les pontes des femelles ou les larves déjà écloses, qui ne tardent pas à périr par leur exposition à l’air,
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