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causent de vives brûlures lorsqu'ils s’introduisent dans la peau, ce qui arrive au moindre contact. Toutes sont herbacées, vivaces ou annuelles, et on les trouve dans tous les climats, principalement dans les climats tempérés. Les deux espèces suivantes ont un certain intérêt :
U. cannabina L. — De l’Asie centrale. Plante vivace, haute de 2 mètres, presque dépourvue d’aiguillons, croissant spontanément dans de mauvais terrains, qui ne sauraient guère être mieux employés. Ses longues tiges contiennent une filasse qui peut être utilisée comme celle du chanvre pour faire de la toile, ou tout au moins être convertie en pâte à papier. Toute la plante, d’ailleurs, peut être donnée en fourrage aux bestiaux, qui la mangent volontiers quand, après avoir élé coupée, elle a été exposée pendant quelques heures au soleil.
U. dioica L. — La grande ortie. C’est l'espèce classique de nos pays, car elle est commune dans presque toute l’Europe, mais on croit qu’elle y à été introduite d'Asie à une époque fort ancienne, car on ne la trouve guère qu’autour des lieux habités par l’homme, qu’elle suit dans toutes les colonies où il va s'établir. Elle croît de préférence dans les haies, sur les décombres, le long des murs et généralement dans les lieux où s'accumulent les sels de potasse, dont elle est avide.
Malgré ses aiguillons, qui causent des brûlures douloureuses, elle n’est pas entièrement à dédaigner et elle rend quelques services. Dans beaucoup de pays la population pauvre se nourrit de ses feuilles cuites. On les utilise plus souventencore, hachées et mêlées au son, pour la nourriture des volailles, qu’elles entretiennenten santé et qu’elles excitent à pondre. Enfin on en récolte quelquefois les tiges pour en tirer de la filasse, dont on fait des cordages et même une toile grossière à l’usage des gens de la campagne.
Plusieurs autres espèces d’orties pourraient rendre des services analogues, mais il en est aussi de fort dangereuses et qu’on devrait chercher à détruire. Ce sont principalement des espèces de l'Inde, entre autres les LU. crenulata, stimulans, urentissima, ete., dont les piqûres causent une douleur si violente et de si longue durée qu’elle peut occasionner de graves désordres dans l’économie et amener le tétanos et même la mort. Trop d'exemples funestes le prouvent.
UVARIA odorata L. — Kananga des Malais. Arbre ou arbrisseau très élégant de la famille des Anonacées, célèbre dans l’Inde méridionale et les îles de la Malaisie pour le parfum de ses fleurs et l'huile aromatique qu’on retire de ses graines, et qui est un cosmétique également recherché des indigènes et des Européens. L’arbre est fréquemment cultivé aux alentours des villes, dans les jardins particuliers et les cours des habitations. On lui attribue aussi quelques propriétés médicinales, mais son principal intérêt réside dans les parfums que l’industrie pourrait en retirer. Il ne semble pas cependant que sa culture puisse être profitable en dehors de la zône équatoriale.
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VACCINIUM. —- Airelle. Genre de la famille des Éricacées, tribu des Vacciniées, comprenant un grand nombre d'espèces, dont quel ques-uncs en ont été distrailes sous d’autres noms génériques ( Thibaudia, Oxycoccos, À gapetes, Ceratostemma, etc.). Toutes ces es= pèces sont des arbrisseaux ou des arbustes, la plupart montagnards et quelques-uns des climats froids de la région boréale. Leurs fruits À sont des baies comestibles, qui donnent à ces arbrisseaux une certaine valeur économique. Dans le nombre nous nous bornerons à citer M ceux qui ont le plus d'intérêt à ce point de vue. 4
V. alatum DomsEey; Thibaudia alata Dunaz. — Des régions . froides des Andes du Pérou. Arbrisseau superbe par son feuillage persistant, ses grappes de fleurs roses et ses baies rouges, de la grosseur d’une cerise.
V. arctostaphylos L. — Des montagnes de l’Asie-Mineure. Ses feuilles desséchées servent à faire des infusions analogues au thé.
On les connaît dans le pays, et même en Europe, sous le nom de thé de Brousse.
V. bicolor Ferd. von MuLLer ; Thibaudia bicolor Ruiz et Paw. — Des localités froides des Andes du Pérou. C’est un grand arbrisseau, à feuilles persistantes, à baies rouges, de la grosseur d’une noiselte et comestibles, comme dans tout le sous-genre Thibaudia. Plusieurs autres espèces de ce groupe, des montagnes du Pérou, de l'Amérique centrale et du Mexique, méritent d’attirer l'attention des acclimateurs. L'une d'elles, le Th. mellifiora DC., dont les fleurs |
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sont richement nectarifères, serait précieux pour les éleveurs d'a beilles. C V. canadense Karm. — Airelle du Canada. De la moitié septen-
trionale des Etats-Unis et du Canada. C’est un petit arbrisseau des terres basses et marécageuses, dont les baies parfumées et sucrées sont délicieuses, aussi les récolte-t-on pour les envoyer sur les marchés de New-York, où elles se vendent à des prix fortélevés (de5 à 11 dollars le boisseau). On les consomme en nature, mais elles servent surtout à confectionner des confitures et des conserves; quelquefois aussi on les dessèche, comme on le fait ailleurs pour les prunes et les raisins, ce qui ne leur ôte rien de leur saveur aromatique et sucrée. L’arbrisseau vient dans tous les sols humides et à toutes les expositions. Exceptionnellement il s’élève à 3 ou 4 mètres. Le V. pensyloanicum, qui a beaucoup d’analogie avec lui, produit de même des baies comestibles. ê ; V. corymbosum L. — Des mêmes régions que le précédent, mais plus élevé et à feuilles caduques. Ses baies, d’un noir bleuâtre, aro= matiques, un peu grosses et d’un goût sucré, mürissent tardivement en automne. Fa V. erythrocarpum Micax.; Oxycoccos erectus PursH. — Des plus hautes montagnes de la Caroline et de la Virginie. C’est un ar- £ brisseau dressé, de ! à 2? mètres, à feuilles caduques, dont les baies rouges et transparentes sont, dit-on, délicieuses. DE: V. humifusum GRAHAM.— Des montagnes Rocheuses. Ses baies sont agréables à manger. Il en est de même de celles du V. leucanthum, arbrisseau des montagnes du Mexique. %
V. macrocarpum A1TON ; Oxycoccos maérocarpus PERSOON. — La grande airelle d'Amérique, où elle porte le nom de Large Cranberry. Arbuste à feuilles persistantes, à rameaux étalés, qui recherche les sables humides et les terrains tourbeux, froids et couverts de mousse, du Canada à la Virginie et à la Caroline. C’est de toutes les espèces du genre la plus importante et la plus généralement cultivée ; par elle on donne une valeur considérable à des sols marécageux qui ne sauraient être utilisés autrement. On y récolte d’énormes quantités de fruits, qui sont non seulement recherchés sur les marchés de l'Amérique, mais s’exportent en Europe, principalement en Angleterre, où on a plus d’une fois tenté de cultiver l’arbuste. Ses baies sucrées-acidules sont parfumées, d’une belle couleur rouge écarlate, comme celles de l’airelle d'Europe, mais beaucoup plus grosses.
V. meridionale SWARTZ. — Des plus hauts sommets de la Jamaïque, d’où 1l descend presque au niveau des plantations de café. C’est un arbre de 8 à 10 mètres, très beau de feuillage et de fleurs. Ses fruits ressemblent beaucoup à ceux du V. Vitis-1dæa de l'Europe, et semblent propres aux mêmes usages.
V. Mortinia BENTH. — Des montagnes de la Colombie. C’est un arbrisseau dont les baies ressemblent à celles du myrtil de l’Europe, mais sont plus acides ; cependant elles se vendentsur les marchés du pays.
V. myrlilloides Micax. — Du Canada, de l'ile de Terre-Neuve et du Labrador. C’estun petit sous-arbuste, à grosses baies d’un bleunoir, douces et comestibles, qui s’acclimaterait aisément dans les régions alpines de l’Europe.
V. Myrtillus L. — Le myrtil d'Europe. Sous-arbuste à feuilles caduques, dressé, répandu dans toutes les parties froides de l’Europe, de l’Asie centrale et même de l’Amérique du Nord, où il se plait dans les terres siliceuses plus ou moins humides, même sous le couvert des forêts. IL est très fertile, et ses baies, de la grosseur d'un grain de groseille rouge, d’un noir bleuâtre, sont sucrées-acidulées. Dans beaucoup de pays on les récolte pour en faire des confilures et des conserves, quelquefois pour les employer dans la teinturerie. La plante contient de l’acide quinique.
V. ooalum PursH. —- Arbrisseau de ? à 3 mètres, commun dans les montagnes de la Californie et de la Colombie anglaise, aux altitudes de 1,000 à 2,000 mètres. Ses baies, de la grosseur d’une belle groseille, d’un bleu-noir, et réunies en grappes serrées, sont comesübles et de saveur agréable. Il y a tout lieu de croire que la culture pourrait faire de cet arbrisseau un arbre fruitier de valeur.
V. Oxycoccos L.; Oxycoccos palustris PERS. — Airelle d'Europe. Des terrains siliceux, imbibés d’eau et tourbeux, d’une grande partie de l’Europe, de l’Asie et de l'Amérique du Nord. C’est un sousarbuste, à rameaux étalés, dont les baies rouges font d'excellentes conserves et passent même pour antiscorbutiques. Cette intéressante petite plante pourrait être cultivée avec profit dans les terres détrempées des régions alpines.
. V. prœstans Runorpur. — Très pelit fruticule du Kamtchatka,
dont les fruits sont relativement gros et délicieux. Ce serait aussi” une plante à introduire dans les montagnes d’une grande altitude.
V. Vitis-idœa L. — Airelle des Alpes. Fruticule à tiges étalées, de toutes les hautes montagnes d'Europe et de l'Asie moyenne. De même que les précédents il recherche les sols sablonneux et siliceux. Ses petites baies rouges sont récoltées pour la confection de conserves et de confitures.
Nous n'avons fait qu'effieurer le genre des Vaccinium, où il serait facile de trouver bien d’autres espèces dignes d’attirer l’attention des amateurs. Beaucoup d’entre elles sont encore à peine connues, celles surtout de l'Asie méridionale, de l’archipel indien et de l'Amérique du Sud, où elles occupent les sommets des hautes montagnes. Nul doute que plusieurs ne donnent de bons fruits, qui pourraient être améliorés par une culture régulière, mais nous n'avons encore aucun renseignement sur ce point.
VAHEA florida Ferd. von MuLLER ; Landolphia fiorida BENTH. — Arbrisseau grimpant de la famille des Apocynées, de la côte occidentale d'Afrique, où il monte jusqu'aux altitudes de 700 à 800 mêtres. D’après le botaniste voyageur Welwitsch, cet arbrisseau produirait des fruits comestibles, mais il aurait plus d'intérêt comme producteur de caoutchouc, ainsi que les V. Heudelotii, de- Sénégambie, et V. owariensis, des montagnes de la région d’Angola, qui seront peut-être un jour exploités à ce point de vue dans l'Afrique occidentale. Ce ne sont pas là d’ailleurs les seules espèces du genre qui s’y trouvent. Les Vahea, en attendant que l’industne s’en empare, peuvent servir à l’ornementation des serres chaudes de l’Europe par leur abondante floraison. Le V. florida est surtout remarquable sous ce rapport. Les genres Zandolphia et Vahea se confondent en un seul.
VALERIANA. — Valériane. Genre type de la petite famille des Valérianées, également intéressante par les espèces médicinales et les espèces potagères qu’elle contient. D’autres sont des plantes d'ornement d’une certaine valeur.
V. edulis Nurrazz. — Du nord-ouest de l'Amérique septentrio= nale, de l’Orégon aux Montagnes Rocheuses, où son épaisse raeme fusiforme sert à la nourriture des populations indigènes. Guite, c’est un aliment sain et agréable. Quand nous nous rappelons que tous nos légumes sont sortis de plantes sauvages et qu’ils doivent à la culture les qualités qui les distinguent, nous pouvons beaucoup espérer de l'introduction de cette valériane dans nos jardins potagers.
V. officinalis L. — Herbe vivace des montagnes de l’Europe et de l'Asie moyenne, où elle recherche les lieux boisés et humides. C’est la seule espèce du genre qui ait une grande importance en médecine. Elle doit ses propriétés à l'acide valérianique, ainsi qu’à une huile essentielle, qu’elle contient dans sa racine et sa tige. Il est remarquable qu'aucune espèce de valérianées n'existe en Australie.
La valériane celtique (V. celtica L.), que les anciens connais-
saient sous le nom de Saliunca, était jadis employée en médecine.
Sa racine vivace est aromatique. Elle se trouve sur les Alpes et autres grandes chaînes de montagnes de l’Europe.
VALERIANELLA o/itoria Mosncu. — Mâche, doucette. Petite plante herbacée, annuelle, commune en Europe dans les terres cultivées, ou beaucoup de personnes vont la cueillir pour la manger en salade. Il est plus commode et plus avantageux de la cultiver sur une planche de jardin, d'autant plus qu’on l’a améliorée par ce moyen. Elle n’est pas d’ailleurs la seule espèce du genre qui ait passé à l’état de légume; c’est aussi le cas du V. coronata, ou mâche d'Italie, plante plus développée et tout aussi bonne que l'espèce ordinaire. Ces deux plantes se plaisent dans les terres fraîches et souvent remuées.
VANGUERIA infausta BURCHELL. — Arbrisseau de Cafrerie, de la famille des Rubiacées, dont les fruits, de la grosseur d’une nèfle, sont comestibles et d’une saveur agréable. Il serait à désirer que la culture essayât de l'améliorer, comme elle l’a fait avec succès pour tant d’autres plantes.
VANILLA.— Genre d'Orchidées sarmenteuses et grimpantes des Antilles et de l'Amérique centrale, dont une espèce est devenue célèbre par le parfum qu’elle fournit à l’industrie; c’est le vantllier proprement dit, le V. aromatica des botanistes, actuellement cultiré au Mexique, aux Antilles, à la Guyane, au Brésil et dans plusieurs autres pays intratropicaux, chauds et humides ou du moins peu sujets à de longues sécheresses, et dont la température moyenne n’est pas inférieure à 20 degrés centigrades et peut atteindre jusqu’à 26 ou 28 degrés pendant trois ou quatre mois de l’année.
Le vaniller se plaît surtout dans les terres légères, fraîches et riches en humus. Suivant les lieux et les saisons on lui donne des arrosages plus ou moins copieux, et on le fait grimper sur des tuteurs, auxquels il s’attache solidement par des racines adventives, sortes de crampons analogues à ceux du lierre. Ces tuteurs sont ordinairement des arbres ou de grands arbrisseaux, tels que l’avocatier, le manguier, les filaos (casuarinas), le bibassier et autres arbres qui ne changent pas d’écorce, afin d'éviter la chute des plantes auxquelles elle servirait de soutien.
Le vanillier, quoique produisant des graines, ne se multiplie industriellement que de boutures, tantôt plantées à demeure, tantôt et plus habituellement en pépinière, où elles restent deux ans avant d'être mises en place. Ces boutures sont de simples fragments de quelques décimêtres de longueur, portant de deux à quatre nœuds, avec autant d'yeux ou bourgeons bien conformés. On les plante obliquement, ne laissant hors de terre qu’un ou deux yeux, suivant la longueur du fragment. Lorsque les yeux commencent à se développer on les attache avec un lien à leur tuteur, en ayant soi de tourner les racines adventives du côté de ce dermier.
A l’âge de trois ou quatre ans les vanilliers, ayant atteint plusieurs mètres de longueur, commencent à fleurir. Leurs fleurs, en
æ ÿ ae: Rd pa d ce ) na # AE 4 ; 4 ? ï Fe -# 3 PA Fe 544 ÉNUMÉRATION DÉS PLANTES A4
grappes axillaires, sont de couleur jaune-verdâtre. Quoique ht phrodites elles ne peuvent guère être fécondées sans l’interve des insectes, et la plupart du temps elles resteraient stériles; il ra donc que l’homme intervienne pour en assurer la fertilité, ce qui se fait par une manœuvre assez facile pour qui en a l'habitude, et qui consiste à pousser l’étamine unique de la fleur vers le spnse ss 4 elle adhère immédiatement. La fécondation opérée, l’ovaire se dé= veloppe en une longue silique, ou gousse, dont la maturité s’annonce par un changement de couleur, qui devient alors jaunâtre ou d’un brun tirant sur le rouge. Tout à fait mûre la gousse s’ouvre en" deux valves, dont une plus large que l’autre, et elle met au jour les graines très menues qu’elle contient au milieu d’une pulpe noire qui. exhale, ainsi que les valves du fruit, une odeur suave d’acide ben: zoïque. Ces fruits sont la vanille du commerce. | TRES Il en existe plusieurs variétés d’inégale valeur. Elles diffèrent « grosseur et de longueur, suivant les lieux où les plantes ont été cul | üivées ; elles ne diffèrent pas moins par la qualité et la quantité d'a= rome, ce qui tient en grande partie à la manière dont la récollea été faite et à la préparation des gousses, manipulations qui ne peu vent être bien faites que par des personnes déjà exercées. Il en esl " de même du triage et de l’empaquetage. Les meilleures vanilles nous arrivent du Mexique; celles des Antilles et du Brésil ne vien-"" nent qu’en seconde ligne ; celles de Saint-Domingue sont les moins ‘estimées. Dans le commerce on distingue trois sortes principales de vanilles, qui sont : 1° la vanille légitime, ou vanille lec ; ? la vanille « bâtarde, où cimarona; et 3° le vanillon, qui est la sorte la plus in=s M férieure. Son odeur est forte, mais peu aromatique. Il est assez pros" bable qu’il provient d’une espèce différente de celle qui produit la vanille du Mexique. De même que beaucoup d’autres denrées le diverses sortes de vanille sont souvent falsifiées à l’aide d’acide b zoïque. & La valeur commerciale des vanilles varie suivant les années les qualités, et cela dans la forte proportion de 50 à 300 fr. le kilogramme. Les vanillons se vendent communément un liers moin cher que les bonnes vanilles. “40 La vanille proprement dite est cullivée depuis longtemps dans serres chaudes de l’Europe, en qualité de plante d'agrément, et gousses qu’elle y produit, après fécondation artificielle, sont tou! aussi parfumées que celles qui nous viennent des Antilles; au . quelques personnes ont-elles eu l’idée que la culture industrielle de | la plante pourrait être tentée avec assez de probabilité de ue dans des serres construites et aménagées tout exprès. Il serait di ficile de se prononcer sur ce point avant que l'expérience en ait été faite; mais si elle devait réussir ce serait surtout dans les locali où existent des eaux thermales, qu’on pourrait employer à cha économiquement les serres. La culture des ananas pourrait € leurs y être associée à celle de la vanille. 54
VERATRUM «album L. — Varaire.@lante des montagnes l Europe, de l’Asie centrale et du Japon, de la famille des Mélanthacé
vivace par sa racine. Les alcaloïdes (vératrine, jervine et sabadilline) qu'elle contient l'ont, depuis longtemps, fait admettre en médecine. C’est l’hellébore blanc des anciennes pharmacies.
Le V. viride Airox, du Canada et des Etats-Unis, très voisin de l'espèce d'Europe, sert aux mêmes usages médicinaux, Le V. Sabadilla Rerz, des Antilles, passe pour avoir plus d'énergie que ceux de pays plus septentrionaux. Toutes les plantes de ce genre sont d’ailleurs vénéneuses à quelque degré.
VICIA. — Vesce. Genre de plantes légumineuses, herbacées, annuelles ou vivaces, représenté dans les pays tempérés et tempéréschauds par une multitude d’espèces, dont quelques-unes sont devenues des plantes économiques de grande valeur. Presque toutes sont grimpantes à l’aide de vrilles, et à feuilles composées d’un plus ou moins grand nombre de folioles.
V. Cracca L. — Vesce mulüflore. Plante vivace par sa racine, répandue en Europe et en Asie. Quoique très fourrageuse et précoce elle ne semble pas avoir jamais été régulièrement cultivée, parce que ses tiges, hautes de 1"50 à 2 mètres, sont trop débiles pour se soutenir d’elles-mêmes, et qu’il leur faut des rames ou des appuis quelconques. C’est aussi l'obstacle qu’on rencontre avec beaucoup d’autres espèces de ce genre. Il n’y aurait qu'un moyen d’y obvier : ce serait de cultiver en mélange avec les vesces des plantes fourragères, à tiges fermes et dressées, qui leur serviraient de soutien, et qui seraient fauchées en même temps. Malheureusement on n’en a trouvé aucune, jusqu'ici, qui puisse rendre convenablement ce service. Il y aurait donc des recherches à faire sur ce point.
V. Eroilia Win; Eroum Ervoilia L. — Ers, ervilier. Espèce annuelle, peu élevée et se soutenant seule, fourrageuse et très fertile en graines. Elle est surtout cultivée dans le midi de l’Europe et en Afrique, où on l’emploie principalement à la nourriture des chevaux; mais il ne faut leur administrer ce fourrage qu'avec mesure, parce qu’il est très échauffant. Sa graine est donnée aux volailles, quoique l’usage excessif en soit dangereux.
V. Faba L. — La fève et la fèverolle. Plante légumineuse annuelle, qu'on croit originaire d'Orient et qui est.cultivée depuis les temps les plus reculés. Elle est mentionnée dans plusieurs passages de la Bible et, d’après les annales de la Chine, elle aurait été connue dans ce pays près de 3,000 ans avant l’ère chrétienne.
Avant l'introduction en Europe de la pomme de terre, du maïs et du haricot, la fève avait presque l’importance d’une céréale, et aujourd’hui encore elle tient une place considérable en agriculture et en culture potagère. La faveur dont elle jouit est d’ailleurs justifiée par les qualités alimentaires de sa graine et par la bonté de son fourrage donné en vert. Ses fanes ou tiges feuillées constituent aussi un engrais à enfouir, soit immédiatement, soit après avoir servi de litière aux animaux. Dans plusieurs pays méditerranéens on la sème autour du pied des oliviers, pour l’enfouir au moment de sa floraison.
… La culture de la fève occupe annuellement, en France, environ
vée jusqu’en Écosse, où elle réussit tout aussi bien qu’en Egypte. Il en est sorti un grand nombre de variétés, dont les principales sont la fève à &rosses graines aplaties, ou fève proprement dite, qui
est surtout potagère, et la fèverolle, à tiges ordinairement plus éle= 108 vées et à graines quatre ou cinq fois plus petites et plus arrondies, et qui est plus particulière à la grande culture. Cette dernière se M divise encore en fèverolles d'hiver et fèverolles de printemps. Toutes ces variétés d’ailleurs réussissent également dans les terres profondes et un peu fraîches, surtout si ces terres sont argilo-calcaires, comme celles d'anciens marais desséchés. On y voit les fèverolles … s’y élever à 1"50 et quelquefois jusqu’à 2 mètres, mais alors leur produit en graines est un peu moindre que sur des plantes plus basses. Dans tous les cas les qualités nutritives de ces fèves etfèverolles sont à peu près équivalentes, car elles contiennent de 78 à 80 pour 100 de leur poids de parties assimilables. EE: Si peu difficiles qu’elles soient sur la nature du terrain, les fèves viennent mal sur les sols graveleux, sableux et granitiques sujets à M se dessécher. Quoique peu épuisantes, l'expérience a fait reconnaître que leur produit est toujours plus élevé dans les terres amendées où # quelque peu fumées, et bien ameublies par la charrue. Suivant les lieux et les climats l’époque des semis varie. En France c’est bha- 1 bituellement en septembre qu’on sème les fèves d'hiver ; en février, mars ou avril, celles de printemps. Le semis se fait à la volée ou en lignes, quelquefois en poquets si l’espace de terrain est peu étendu. Au total, la quantité de semence à employer varie de 2 à 3 hectoli= tres par hectare. La récolte se fait en juin ou commencement de juillet pour les fèves d'hiver; en août, septembre ou octobre po celles qui ont été semées au printemps. : , 41880 Le produit varie suivant la qualité du terrain. Dans les terres de qualité moyenne on compte sur 25 à 30 hectolitres de graines par hectare, mais dans les très bonnes terres, surtout après fumure, le produit peut s'élever à 40 hectolitres ou même plus. La quantité de paille ou fanes varie davantage; elle peut être, suivant les cas, infé= rieure à 4,000 kilogrammes par hectare, ou atteindre à 6,000 ou 7,000 kilogrammes. TS ÉRYTES Les fèves, comme tout le monde le sait, servent à la nourriture des hommes et des animaux. Les grosses fèves se mangent crues ou cuites avant leur maturité complète, lorsqu'elles sont encore tendres. Sèches et durcies, on les réduit en farine qui se-consomme en … potages, ou qu’on fait entrer dans la composition du pain, Jane proportion de 3 à 8 pour 100. Les fèverolles, concassées et ramol= … lies dans l’eau, sont employées avantageusement à la nourriture des | chevaux, associées à des fourrages moins échauffants ; réduites en … farine, elles engraissent rapidement les porcs et les bêtes bovines, et accroissent notablement la sécrétion du lait chez les vaches. D