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Quant à la paille, c’est un assez bon fourrage, qu’on distribue aux bêtes après l'avoir haché, et qui en outre fait une bonne litière.
V. narbonensis L. — Fève de Narbonne. Plante indigène du midi de l’Europe, semblable à la fève ordinaire par son feuillage, mais moins élevée. Elle en diffère surtout par la couleur rouge-carmin de ses fleurs, par ses gousses beaucoup plus petites et par ses graines rondes, noires et à peine de la grosseur d’un pois. Elle est cultivée çà et là dans les terres siliceuses du Roussillon et de la Catalogne, trop infertiles et trop sèches pour la fève commune. Nous ne citons cette espèce que parce qu’on a voulu y voir la forme primitive et sauvage de la fève, ce qui est certainement une erreur.
V. satioa L. — La vesce proprement dite. Plante indigène de presque toute l’Europe et d’une grande partie de l'Asie, généralement cultivée comme fourrage annuel à faire consommer en vert ou à faucher. On en récolte aussi les graines pour la nourriture des
pigeons et de la volaille. C’est un excellent fourrage, mais qu’il faut
donner avec mesure aux animaux, et surtout ne pas leur offrir humide de rosée, parce qu’alors il est tout aussi dangereux que le trèfle dans les mêmes conditions. On évite tout accident en laissant la plante coupée se faner au soleil pendant quelques heures. On distingue deux variétés principales de cette espèce de vesce, celle de. printemps, qui se sème en mars, avril ou mai, suivant les lieux et. les années, et celle d'hiver, qu’on sème en automne. Toutes deux aiment les terres fraiches, et on est dans l’habitude de semer avec elles une petite quantité d'avoine ou de seigle, dont les tiges servent de soutiens aux vesces.
V. sepium L. — Des mêmes régions que la précédente, très fourrageuse dans les pays à climat humide, même sur les terres pauvres. Cultivée, elle peut fournir une carrière d’une quinzaine d’années sur le même champ, avec deux ou trais coupes par an. Plus encore que l'espèce précédente, elle doit être soutenue par des plantes à tiges fermes et dressées.