‹ Manuel de l'acclimateur, ou, Choix de plantes recommandées pour l'agriculture, l'industrie et la médecine, et adaptées aux divers climate de l'Europe et des pays tropicauxChapitre 8 sur 62 · VI. — Plantes médicinales · texte numérisé non relu

VI. — Plantes médicinales

Le nombre des plantes employées en médecine est si grand que nous ne pouvons indiquer ici que les plus classiques. On trouvera le complément de cette liste dans le corps de l’ouvrage, et surtout dans les traités spéciaux de matière médicale, auxquels nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui s’intéresseraient particulièrement à ce sujet. Nous rappellerons que plusieurs de ces plantes sont vénéneuses.

On peut les répartir dans les quatre groupes suivants :

À.-—- Plantes utilisées par leurs parties herbacées ou par leurs Îleurs :

Achillæa, Aletris, Aloe, Althæa, Anthemis, Arctostaphylos, Aristolochia, Arnica, Artemisia, Atropa, Barosma ;

Cannabis, Cassia, Catha, Chelidonium, Chironia, Chrysanthemum, Cicuta, Cinchona, Cochlearia, Conium, Crocus ;

Datura, Digitalis, Duboisia, Erythroxylon, Eupatorium ;

Hagenia, Hedeoma, Hyoscyamus, Ilex, Justicia ;

Lactuca, Lavatera, Leyssera ;

Malva, Marrubium, Matricaria, Melianthus, Mentha, Menyanthes, Nepeta, Nicotiana, Osmitopsis ;

Papaver, Parthenium, Pilocarpus, Polygala, Prunus ;

Rafnia, Ricinus, Rosmarinus, Rula ;

Salvia, Sambueus, Santolina, Schkuria, Sebæa, Selinum, Solanum, Sophora, Spigelia, Spilanthes, Swertia ;

Tanacetum, Tarchonanthus, Teucrium, Thuya, Thymus, Tilia, Viola.

B. — Plantes utilisées par leur écorce :

Alstonia, Aspidosperma, Ginchona, Juglans, Pilocarpus, Salix.

C. — Plantes utilisées par leurs racines ou leurs tubercules :

Acorus, Actæa, Althæ&a, Anacyclus, Archangelica, Aristolochia, Arnica ;

Carex, Cephælis, Cimicifuga, Colchicum, Convolvulus ;

Euryangium, Gentiana, Glycirrhiza, Helleborus, Hydrastis;

Inula, Ipomæa, Krameria, Nardostachys ;

Periandra, Peucedanum, Pimpinella, Podophyllum, Polygala, Punica, Rafnia, Rheum ;

Sabbatia, Sanguinaria, Saponaria, Sassafras, Saussurea, Schænocaulon, Scorzonera, Smilax, Smyrnium, Symphytum;

Taraxaeum, Urginea, Valeriana, Veratrum, Xanthorrhiza.

D. — Plantes utilisées par leurs fruits ou leurs graines :

Cassia, Cucumis, Cuminum, Echalium ;

Fœniculum, Illicium, Mallotus, Punica;

Rhamnus, Rheum, Ricinus, Schœnocaulon, Smyrnium, Tamarindus, Trigonella.

E. — Plantes employées comme masticatoires ou à fumer, sialagogues, excitantes ou stupéfiantes :

Datura, Erythroxylon, Nicotiana, Papaver, Piper.

VII. — Arbres et arbrisseaux dont le bois est utilisé dans la charpente, les constructions navales, la menuiserie, l'ébénisterie, la tabletterie, le tournage, etc.

La culture et la propagation des arbres et arbrisseaux est une des branches les plus importantes de l'art de l’acclimateur ; c'en est aussi une des plus attrayantes, si nous considérons la multitude des services qu’ils nous rendent pour notre alimentation, la nourriture des animaux domestiques, l'entretien de nos industries, l’ornement et l'assainissement de nos villes et de nos campagnes ; mais ils nous sont plus nécessaires encore comme producteurs de bois et modificateurs des climats. Pendant des siècles, les grandes forêts ont été la sauvegarde des peuples contre les envahissements de l'étranger, et aujourd’hui encore elles leur servent de défense. Ce sont elles aussi qui nous fournissent les bois de construction et de chauffage, la matière de nos meubles et de mille instruments dont

les nations civilisées ne peuvent plus se passer. À un autre point de vue, les forêts ne sont pas moins nécessaires: elles entretiennent la fertilité des terres cultivées en les mettant à l’abri des inondations et des sécheresses, elles tempèrent les excès climatériques, rendent les pluies plus fréquentes sur les montagnes, dont elles protègent les pentes contre le ravinement; elles s emmagasinent l’eau, et elles en régularisent le cours au profit des irrigations, de la ba tellerie et des usines, auxquelles elles fournissent une force motrice gratuite et mépuisable. Tous ces avantages disparaissent par la destruction des forêts, dont la conséquence inévitable est l’appauvrissement raduel de vastes étendues de pays et leur changement en déserts. Tel est le triste spectacle que nous offrent aujourd’ hui l'Orient, le nord de l'Afrique et plusieurs contrées de l’Europe méridionale, la Grèce, lItalie, le midi méditerranéen de la France et l'Espagne. Bien d’autres pays sont menacés de pareils désastres par des déboisements excessifs, qui témoignent ég galement de l imprév oyance et de l’égoïsme des générations actuelles. Il n’ ya qu'un moyen de prévenir ‘le mal et de le réparer, c’est de reboiser les montagnes et les terrains en pente, œuvre lente et difficile sans doute, mais qui n’est pas au-dessus du pouvoir des gouvernements, et à laquelle les particuliers doivent concourir dans la mesure de leurs forces.

La condition première des reboisements est de savoir choisir les arbres qui conviennent à tel climat et à telle nature de sol. Sous ce rapport, la nature a été prodigue, et on peut dire que nous n’avons que l'embarras du choix. Pour les climats du Nord et des hauts sommets, nous avons un répertoire presqueinépuisable dans les Conifères, les Amentacées, les Bétulinées, les peupliers, les saules, etc.; pour les climats tempérés ou chauds du Midi, ce sont les lauriers, les grandes Myrtacées d'Australie, les Casuarinas, les Conifères de Phémisphère austral. Nous y trouverons aussi des arbres propres aux terres marécageuses et d’autres qui conviendront aux régions désertiques et arides que dévore un soleil implacable. Les acquisitions ne seront pas moins nombreuses pour les pays intra tropicaux, où, à la culture d'arbres forestiers appropriés à ces climats, s’ajoutera celle d'arbres producteurs de fruits alimentaires, de gommes, de résines, de matières tinctoriales, de substances médicamenteuses et de diverses denrées commerciales. Le sujet est vaste, presque inépuisable, et suffisant pour occuper plusieurs générations d’acclimateurs.

Pour faciliter au lecteur le choix des arbres, nous les répartirons dans les groupes suivants :

À. — Arbres forestiers conifères à feuilles persistantes :

Abies, Araucaria, Callitris, Cephalotaxus, Cryptomeria, Cupressus ;

Dacrydium, Dammara, Fitz-Roya, Frenela, Juniperus ;

Larix, Libocedrus, Nageia, Phyllocladus, Picea, Pinus, Podocarpus ;

Saxe-Gothæa, Sciadopitys, Sequoia ;

Taxus, Thuya, Torreya.

22 USAGES DES PLANTES B. — Corifères à feuilles caduques :

Ginko, Glyptostrobus, Taxodium.

C. — Arbres forestiers de diverses familles, non conifères : t A feuilles persistantes :

Acacia, Adenostemon, Albizzia, Angophora, Argania ;

Castanopsis, Casuarina, Cedrela, Ceratonia, Cercocarpus, Chloroxylon, Corynocarpus ;

Dalbergia, Diospyros, Embothrium, Eucalyptus, Eucriphia;

Fagus, Flindersia, Gmelina, Gourliæa, Grevillea ;

Harpullia, Hymenæa ; Jacaranda, Knightia, Laurus, Laurelia ;

Maba, Magnolia, Marlea, Maytenus, Metrosideros, Myrtus;

Persea, Peumus, Psychotria, Quercus, Rhus, Royena ;

Santalum, Shorea, Swietenia, Syncarpia ;

Tectona, Tetranthera, Tristania.

+t A feuilles caduques :

Acer, Æsculus, Aïlantus, Alnus, Betula, Butea ; Carpinus, Carya, Castanea, Catalpa, Celtis, Corylus, Diosyros;

Engelhardtia, Excœcaria, Fagus, Fraxinus ;

Gleditschia, Gymnocladus, Holoptelea, Juglans ;

Liriodendron, Magnolia, Melia, Ostrya;

Pirceunia, Planera, Platanus, Populus, Pterocarpus, Ptero- Car ya ;

Quercus, Robinia, Salix, Sophora ;

Tilia, Ulmus, Umbellularia, Xylia, Zelcova.

VIII. — Arbres et arbrisseaux d'ornement, ou entrant dans la composition des haies vives, des clôtures et des abris contre les vents.

Le nombre en est immense et nous ne pouvons qu’en effleurer la liste, car presque tous les arbres peuvent servir à quelqu'un des usages ci-dessus indiqués. Nous nous bornerons à citer les plus classiques et les plus communément employés.

A.— Arbres de grande taille, à planter en avenues, aux abords des villes, le long des routes, en groupes ou en individus isolés, pour l'effet pittoresque dans le paysage et dans les parcs :

+ A feuilles persistantes :

Abies, Angophora, Araucaria ; Ceratonia, Cinnamomum, Citrus, Cocos, Diplothemium ; Eucalyptus, Ficus, Grevillea, Jubæa ; Larix, Laurus, Livistona, Magnolia; Phœnix, Pinus, Pircunia, Quercus, Thespesia, etc,

++ A feuilles caduques :

Acer, Æsculus, Alnus, Betula;

Carpinus, Castanea, Corylus, Fraxinus, Juglans; Liriodendron, Magnolia, Ostrya, Ostryopsis; Planera, Platanus, Populus, Quercus, Robinia; Salix, Tilia, Ulmus, Zelcova,

B. — Arbres et arbrisseaux servant d'abris contre les vents ou contre le soleil.

Tous les arbres à feuillage persistant, dense et coriace, peuvent y être employés, suivant les climats, les lieux et la nature du sol. Les grands parcs, la plupart des jardins qui ne sont pas entourés de murs, les places publiques, les promenades et même les champs livrés à la grande culture dans les pays sujets à des vents violents et fréquents devraient être abrités par des lignes d'arbres serrés et d'autant plus grands que l’espace qu’ils auraient à protéger serait plus étendu. Ces sortes d’abris sont d’un fréquent usage dans le midi de l’Europe, où les cultures sont exposées à souffrir non seulement des secousses imprimées aux plantes par le vent, mais aussi du froid et de l’excès de la lumière solaire. Des lignes d’arbres peuvent aussi, dans bien des cas, arrêter les invasions des insectes nuisibles. La hauteur de ces barrières varie suivant l’espace à défendre et suivant les orientations.

+ Arbres servant à constituer des abris de 8 à 15 mètres de hauteur :

Abies, Cupressus, Laurus, Magnolia, Pinus, Quercus, Taxus.

++ Abrisseaux pour abris de ? à 4 mètres :

Acacia, Biota, Eugenia, Ilex, Juniperus, Melaleuca, Myrtus, Phyllirea, Pistacia, Rhamnus, Viburnum.

C. — Arbrisseaux et lianes arbustives propres à couvrir des murs, à être dirigés en berceaux et en tonnelles ou à faire grimper sur des arbres :

Akebia, Ampelopsis, Aristolochia;

Bauhinia, Bignonia, Bougainvillea, Buddleya ; Calamus, Cissus, Clematis, Dæmonorops ;

Hedera, Hexacentris, Holbolla, Lardizabala, Lonicera; Passifiora, Rhynchospermum, Rosa ;

Tacsonia, Tecoma, Vitis, Wistaria, etc.

D. — Arbrisseaux épineux ou inermes, propres à composer des haies vives et des clôtures. °

La composition des haies vives varie suivant les circonstances de lieux et de climats. Il y a des haies qui n’ont d'autre but que d'arrêter les incursions des maraudeurs et des bestiaux, et qui sont principalement formées d’arbrisseaux épineux ; on y emploie même des arbres qui s’élèveraient trop si on ne les rabattait pour les

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maintenir à une hauteur convenable. Toutes les haies, celles en Roeuer qui entourent des jardins d'agrément, doivent être réguarisées par le ciselage. On y entremêle souvent des plantes grimpantes, qui servent à la fois à les épaissir et à les embellir par leur feuillage et leurs fleurs. Dans les pays chauds ou tempérés-chauds, comme le midi de l'Europe, on emploie souvent, pour faire des clôtures, l'Agave d'Amérique et diverses espèces d’Opontias très épi neux, qui, sans être des arbrisseaux dans le sens propre du mot, n'en forment pas moins des défenses très efficaces autour des champs et ont l'avantage de résister à toutes les sécheresses. Autant qu’on le peut, il faut composer les haies d’arbrisseaux qui, ne drageonnant pas du pied, n’envahissent pas le terrain destiné à d’autres plantes. Les plus habituellement employés sont tirés des genres suivants :

Aberia, Acacia, Alixia, Atriplex, Azima ;

Baccharis, Bambusa, Buxus;

Cæsalpinia, Capparis, Carissa, Ceanothus, Colletia, Cratægus, Cupressus ;

Elæagnus, Flacourtia, Gleditschia, Guilandina, Hymenanthera, Juniperus, Justicia ;

Lawsonia, Ligustrum, Lycium, Maclura, Mimosa ;

Paliurus, Parkinsonia, Peireskia, Pisonia, Pistacia, Pittosporum, Plectronia, Prosopis, Prunus, Punica, Pyrus;

Rhamnus, Rhus, Rosa, Rubus, Ruscus;

Salix, Scutia, Streblus, Thuya, Zizyphus.

E. — Plantes pour les terrains imprégnés de sel, le voisinage de la mer et des lagunes.

Ce sont des arbres, des arbrisseaux et des plantes herbacées, qui, à divers degrés, s’accommodent d’une certaine dose de matières salines dans des sols qu'on ne pourrait guère utiliser autrement. Toutes ces plantes contribuent à assainir ces sortes de terrains, et quelques-unes donnent un fourrage excellent, également propre à converür en foin et à faire consommer en vert.

Agrostis, Alopecurus, Albizzia, Atriplex, Beta, Casuarina, Cynodon, Chenopodium ;

Kochia, Leptospermum, Melaleuca, Mesembrianthemum, Myoporum ;

Paspalum, Phormium, Poa, Rhagodia, Salicornia, Tamarix, ZOysia.

F. — Plantes pour fixer les sables au voisinage de la mer et sur les bords des rivières.

Beaucoup de plantes y sont propres; ce sont des arbres, des arbrisseaux et de simples herbes vivaces, à rhizomes traçants. C’est au cultivateur à choisir dans le nombre ce qui lui paraîtra le mieux

Po à la localité, au sol et au climat.

"Citons parmi les arbres et arbrisseaux les genres :

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Acacia, Aïlanthus, Cæsalpinia, Casuarina, Cytisus ; Melaleuca. Myrica, Populus, Prunus, Robinia, Sabal, Sahix, Tamarix, Thrinax, Ulex.

Parmi les plantes herbacées :

Arundo, Asparagus, Calamagrostis, Carex, Cynodon, Dactylis, Elymus, Imperata, Medicago Mesembrianthemum, Phragmites, Phormium, Psamma, Spartina, Stipa, Triticum, Urginea.

G. — Plantes pittoresques, propres à donner au paysage un aspect tropical.

Elles sont fort recherchées aujourd’hui, et depuis le milieu du siècle il en a été introduit un grand nombre en Europe. Même dans les pays du Nord, où elles ne peuvent être élevées que sous les abris vitrés des serres, on les emploie, pendant quelques mois d’été, à orner les jardins de pleine terre, les pelouses gazonnées, les terrasses et les alentours des habitations. Dans les parties chaudes du midi de l’Europe et autres de climats analogues, la plupart vivent toute l’année à l’air libre et y prennent un beau développement. Ces plantes, généralement de grande taille, sont empruntées à tous les ordres de la végétation.

Ainsi on y trouve des Fougères arborescentes tirées des genres :

Alsophila, Balantium, Cibotium, Cyathea, Dicksonia, Hemitelia, Todea.

De grandes Aroïdées :

Amorphophallus, Colocasia, Diffenbachia, Philodendron. Les Graminées plus où moins arborescentes, désignées sous le nom général de Bambous, dont les principaux genres sont : Arundinaria, Bambusa, Dendrocalamus, Gigantochloa, Guadua, Phyllostachys, Schizostachyum, etc.

Des Musacées, remarquables par l'ampleur de leur feuillage ou la beauté de leurs inflorescences :

Heliconia, Musa, Ravenala, Strelitzia.

De grandes Liliacées arborescentes des genres : Aloë, Cordyline, Dracæna, Yucca.

Les gigantesques Amaryllidées anomales des genres: Agave, Beschorneria, Doryanthes, Furcræa.

Mais ce sont surtout les Palmiers qui contribuent à donner au paysage ce qu’on est convenu d'appeler l’aspect tropical. Tous ceux de grande ou de moyenne taille y contribuent; les uns, et c’est le plus grand nombre, dans les pays chauds tout à fait exempts de gelées : les autres, en nombre décroissant à mesure que les latitudes s'élèvent. Sous nos climats tempérés-chauds du midi de l'Europe

et du nord de l'Afrique, les Palmiers capables de vivre à l'air libre sont encore assez nombreux; on les tire principalement des genres :

Areca, Brahea, Ceroxylon, Chamærops, Cocos, Diplothemium, Jubæa, Kentia, Phœnix, Sabal, Seaforthia, Trachycarpus.

Enfin, quelques arbres dicotylédonés peuvent encore, dans une certaine mesure, modifier les aspects du paysage en lui imprimant un cachet particulier d’exoticité; ce sont quelques Cycadées :

Cycas, Dion, Encephalartos, Zamia.

Et des Conifères, tels que les Araucaria, Dammara, Podocarpus, etc., de l’hémisphère austral. Plusieurs grandes Myrtacées d'Australie, les Angophora, divers Eucalyptus, Melaleuca, Metrosideros, etc., peuvent également y contribuer. Le lecteur suppléera aux détails que nous ne pouvons donner ici, en consultant le corps de l’ouvrage.

H. — Plantes de parterre, arbrisseaux et arbustes fleurissants.

Cette branche de l’horticulture est tellement vaste, qu’elle comprend à elle seule plusieurs spécialités, dont chacune a fait écrire des centaines de volumes. C’est ainsi que certains amateurs ne collectionnent que des roses, d’autres des camellias, des rhododendrons, des plantes grasses, des plantes bulbeuses ; d’autres encore se passionnent pour les œillets, les pensées, les Orchidées, les plantes de plate-bande, etc. Il en est enfin qui ne s’attachent qu'aux arbrisseaux et sous-arbrisseaux, et dont les collections, plus ou moins variées, constituent ce que l’on appelle des arbusteries. On réserve le nom d’arboretums aux collections d'arbres proprement dits, établies le plus souvent pour l’étude. Le lecteur comprend que sur un sujet si étendu et si complexe, c’est aux traités spéciaux de ces diverses branches de l’horticulture qu’il doit recourir.

I. — Arbres et autres plantes servant à orner les cimetières.

De toute antiquité les lieux où reposent les dépouilles de l’homme ont été l’objet du respect et souvent même d’une sorte de culte, qui se manifeste extérieurement par la plantation d’arbres dans les cimetières et de quelques plantes d'ornement autour des tombes. Il était naturel que les arbres toujours verts, les Conifèrès en particulier, à la fois symboles d’immortalité et de deuil, fussent choisis de pere à ceux dont la verdure change ou est interrompue par ‘alternance des saisons; on y plante cependant aussi d’autres arbres dont les branches retombantes sont l’image de la tritesse. Suivant les lieux et les habitudes, ces arbres sont empruntés aux genres:

Abies, Cupressus, Dammara, Taxus, Taxodium, Thuya, Podocarpus, Salix, Tamarix.

Les plantes destinées à orner les tombes doivent être vivaces et

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DUMONT USAGES DES PLANTES : on

Car ables de résister aux inclémences des saisons, tout en correspondant au sentiment des familles affligées. Ce sont principalement des :

Helichrysum (immortelles), Viola, Asphodelus, Lycopo- À dium, Mesembrianthemum, Solanum, etc.

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